Association française des infirmiers de chirurgie vasculaire : « Notre congrès permet des partages à l’international »

L’Association française des infirmiers de chirurgie vasculaire (AFICV) a pour principale vocation de contribuer à la formation des infirmiers exerçant dans ce domaine. Le point avec sa présidente, Valérie Henry, cadre Ibode au sein du service de chirurgie vasculaire de l’Hôpital Européen George Pompidou (Paris).

Chaque mois, ActuSoins présente une organisation infirmière (voir encadré).

Valérie Henry, présidente de l'AFICV. © DR

Dans quel contexte l’AFICV a-t-elle été fondée ?

Elle a été créée en février 1991 par une cadre de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, avec ses équipes exerçant en chirurgie vasculaire. A l’origine, il s’agissait uniquement d’organiser des rencontres, des échanges. Puis, petit à petit, ces échanges se sont transformés en l’organisation d’un congrès annuel, sur proposition des chirurgiens de la Société de chirurgie vasculaire et endovasculaire de langue française (SCVE).

Outre l’organisation du congrès, l’association a pour but de faire progresser la profession, de favoriser la formation continue et de permettre des échanges et la recherche au sein d’une même spécialité.

Trois catégories de membres composent l’AFICV, en sachant que tous doivent être titulaires du diplôme d’Etat d’infirmier. Tout d’abord des membres titulaires français c’est-à-dire des IDE travaillant exclusivement en chirurgie vasculaire. Nous avons aussi des membres associés français : les IDE travaillant dans le cadre de la chirurgie vasculaire (laboratoires d’explorations vasculaires, angiologie, consultation, rééducation vasculaire). Enfin, des membres correspondants français et étrangers à savoir des IDE ne travaillant pas en chirurgie vasculaire dont l’activité et les travaux peuvent concourir au progrès de l’association.

Pouvez-vous nous en dire plus sur le Congrès ?

Son organisation représente l’activité principale de l’AFICV. Même si les deux organisations sont distinctes, nous nous réunissons aux mêmes dates et dans le même lieu que les chirurgiens de la SCVE.

Nous nous réunissons au sein de l’association fin décembre pour la préparation du congrès. L’objectif est de regarder les abstracts qui nous sont envoyés afin de sélectionner ceux qui pourront être présentés dans le cadre du congrès. Nos formations sont validantes, nous nous devons donc de nous assurer de la qualité des interventions. La démarche est d’ailleurs identique pour toutes les informations/formations que nous diffusons sur notre site Internet.

Nous avons bien conscience que ce type de travail requiert un temps personnel de la part des soignants, nous ne cherchons donc pas à orienter les sujets des abstracts en imposant une thématique à notre Congrès. De même que nous n’avons pas de thématiques communes forcément recherchées avec le Congrès de la SCVE.

Quels sont alors vos liens avec les chirurgiens ?

Le jour du Congrès, les chirurgiens et leur équipe, viennent au sein de notre Congrès afin de présenter des sujets. Ils peuvent également répondre à des questions, apporter leur savoir et leurs connaissances, aux infirmières participantes. De même que nous, en tant qu’infirmiers, nous pouvons aller écouter les communications de leur congrès.

Ce partage de pratiques se fait avec des équipes venant de l’ensemble de la France et de l’international, ce qui est très enrichissant, car en fonction des territoires, les techniques et les façons de procéder diffèrent. Notre congrès permet une ouverture. Néanmoins, si auparavant nous avions environ 250 participants, désormais, nous ne rassemblons que 150 personnes en raison des changements sur le financement de la formation professionnelle. Néanmoins, nous sommes parvenus à maintenir notre congrès, ce qui est notre priorité.

Propos recueillis par Laure Martin

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