SOFERIBO : « Nous étudions les situations de terrain vécues par les Ibode »

Officiellement indépendante depuis 2019, la Société française d’évaluation et de recherche infirmière en bloc opératoire (Soferibo) est dédiée à la recherche. Le point avec Dany Gaudelet, sa présidente, également cadre de pôle au Centre hospitalier Intercommunal Nord-Ardennes.

Chaque mois, ActuSoins présente une organisation infirmière (voir encadré).

Dany Gaudelet présidente de la Soferibo

Dany Gaudelet présidente de la Soferibo. © DR.

Comment a été créée la Soferibo ?

A l’origine, la Soferibo était la commission scientifique de l’Union nationale des associations d’infirmier(ère)s de bloc opératoire diplômé(e)s d’Etat (Unaibode).

Mais lorsqu’il a été question, en 2019, de créer le Conseil national professionnel (CNP) des Ibode, nous avons dû nous constituer en entité indépendante. Nos deux entités travaillent bien entendu toujours main dans la main pour faire évoluer la profession.

Quelles sont vos missions ?

Nous avons toujours nos missions de conseil scientifique. Nous exerçons donc les activités d’une société savante. Nous écrivons, évaluons, validons, diffusons des travaux de recherche. Si auparavant ils étaient publiés sous l’identité de l’Unaibode, désormais, ils le sont sous le nom de la Soferibo.


Nous avons d’ailleurs déjà produit de nombreuses publications avec l’Unaibode, sur l’encadrement des étudiants en soins infirmiers au bloc opératoire, le comptage des textiles, l’erreur de côté, la recomposition des dispositifs médicaux restérilisables ou encore les pratiques et compétences de l’infirmier de bloc opératoire. Nous travaillons sous forme de groupes de travail.

Aujourd’hui, sur quelles thématiques portent vos travaux ?

La profession et le ministère de la Santé travaillent à ce jour sur la réingénierie du métier d’Ibode. Dans le cadre de cette formation, un lien avec l’université va se mettre en place, et un module sera dédié à la recherche. La Soferibo a donc toute sa place pour accompagner l’Unaibode ainsi que l’Association des Enseignants des écoles d’infirmiers de bloc opératoire (AEEIBO) à la réflexion concernant la mise en place de cet axe recherche.

Notre conseil scientifique s’est d’ailleurs rapproché de ces deux entités pour leur demander de quelle manière nous pouvons les soutenir et ce qu’ils souhaitent que nous évaluions au sein de la profession pour permettre son évolution.

Nous travaillons à ce jour sur le rôle de l’aide-soignant au bloc :  travail en collaboration avec l’Académie des sciences infirmières (ASI), le Groupe d’études, de recherche et d’action pour la formation d’aides-soignants (GERACFAS) et le Conseil national professionnel des infirmiers anesthésistes (CNP IA).

L’objectif principal est l’édition d’un ouvrage afin de clarifier les rôles et missions des aides-soignants au bloc opératoire. Nous travaillons également sur les critères d’instrumentation des ibode au bloc. L’objectif est de déterminer et d’élaborer un référentiel de critères de qualité pour la fonction d’instrumentiste.

Tous nos axes de réflexion devront être mis en lien avec le nouveau référentiel de compétences à venir à la suite de la réingénierie de la formation des ibode.


En outre, nous nous intéressons aux situations de terrain vécues par les Ibode, notamment à la communication au sein des blocs, aux techniques innovantes et à la plus-value de l’ibode. Nous menons d’ailleurs une enquête « Impulse » pour que la profession nous dise exactement les thématiques sur lesquelles elle souhaite que nous menions un travail de recherche.

Quelle est la finalité de vos travaux ?

Notre objectif est de publier tous nos travaux et nos recherches. Nous pouvons d’ailleurs, dans ce cadre, émettre des recommandations. Nous travaillons avec la Haute Autorité de santé (HAS) et les institutions pour faire évoluer la profession. Notre champ d’actions est large.

Si elles le souhaitent, les ibode peuvent nous contacter pour connaître nos axes de travail sur certaines thématiques, pour participer à des groupes de travail. Elles peuvent aussi nous solliciter pour obtenir des données dont elles ont besoin.

Enfin, nous organisons chaque année le Prix Soferibo, qui s’adresse aux élèves Ibode. Il porte sur leur travail de fin d’étude. Un jury composé de membres de la Soferibo évalue les meilleurs travaux des candidats, qui peuvent alors effectuer une présentation lors des Journées nationales d’étude et de perfectionnement de l’Unaibode et rédiger un article qui pourra être diffusé dans les revues professionnelles. Tout ce travail d’écriture est supervisé par des membres de la Soferibo.

C ’est une manière de communiquer et de faire connaître les travaux menés par la profession.

Propos recueillis par Laure Martin


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