Fin de partie pour l’Ordre infirmier ?

le projet de loi relatif à la politique de santé, qui devrait être présenté officiellement le 17 juin proposerait l’abrogation pure et simple de l’Ordre national des infirmiers (ONI), selon un document de travail dévoilé par nos confrères de l'Espace Social Européen. Le projet de loi devrait ensuite être présenté au parlement début 2015.

logoCDOI-150x150Selon ce document de travail daté du 15 avril non daté, dans le chapitre sur l'exercice de la profession, le verdict est clair : "suppression de l'ordre national des infirmiers". 

Contacté, l'ONI "refuse de commenter" ce document "qui n'est pour l'instant qu'une fuite". Cependant, par la voix de son service de presse, l'Ordre indique que "supprimer une institution telle que l'Ordre ne se fait pas en un article de loi. Il faut organiser des transferts de compétence. C'est complexe".

le document de travail précise juste sur ce point que "l'habilitation devra préciser si des mesures de remplacement doivent être prises".

Relations orageuses entre Marisol Touraine et l'ONI Ordre National des Infirmiers

Il ne s'agit cependant guère d'un coup de tonnerre dans un ciel bleu. Rappelons qu'à l'occasion de la séance de questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale le 13 mai dernier, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, avait déclaré : "la situation que vivent aujourd'hui les infirmiers au regard de l'Ordre infirmier n'est évidemment pas satisfaisante". 

Précisant qu'une "écrasante majorité" d'infirmiers était opposée depuis le départ à cet Ordre, la ministre a poursuivi : "Je le dis très sincèrement et très fermement, l'Ordre des infirmiers est un Ordre contesté, un Ordre sans légitimité, et donc un Ordre dont l'avenir est clairement menacé".

Les relations ne sont certes pas améliorées depuis la lettre ouverte à la ministre de la Santé, envoyée par Didier Borniche, président d l'ONI, le 16 mai dernier. Ce dernier s'offusquait : « Vous avez profité du regrettable incident survenu dans le Haut-Rhin (la convocation à la gendarmerie d'infirmières non inscrites au tableau, NDLR) - relevant du seul ministère de la Justice et dans lequel l'Ordre n'a aucune responsabilité - pour une fois encore stigmatiser l'ONI et appeler à sa suppression".

Il tient, dans ce courrier,Marisol Touraine pour "responsable" du fait que « tous les infirmiers diplômés ne soient pas inscrits au tableau de l'Ordre », ce qui selon lui « permet à des faux infirmiers de profiter de cette faille et d'exercer illégalement". 

Didier Borniche s'indignait également "du refus obstiné de dialogue" de la ministre. "Il  y a maintenant plus d’un an que les élus de l'Ordre (...) demandent à être reçus par vous-même ou vos collaborateurs. Nos demandes sont restées sans réponse", ajoutait-t-il. Didier Borniche espère désormais être reçu au ministère avant le 17 juin.

Le deuxième tour des élections départementales de l'ordre infirmier compromises ?

Suite au premier des élections départementales qui n'avaient pas permis à chaque département de disposer d'un nombre suffisant d'élus pour fonctionner, l'Ordre avait indiqué qu'un second tour serait organisé à l'automne. Ce rattrapage serait-il compromis, ainsi que les élections régionales prévues pour 2015 ?

"Plus de la moitié des conseils départementaux de l’ordre infirmier sont empêchés de fonctionner normalement, par manque d’élus en nombre suffisant. Cette situation très embarrassante pour l’ordre infirmier le conduit à faire nommer par les ARS des conseillers des départements voisins, eux même en nombre insuffisant dans leur département d’origine", indique Hugues Dechilly, président du syndicat Resilience.

Ce dernier compte attaquer devant le Tribunal administratif l'organisation de ce second tour. Mais il se pourrait bien que Hugues Dechilly n'ait bientôt plus besoin de se pourvoir devant le tribunal administratif, si l'hypothèse de la suppression de l'Ordre se confirme.

Il restera alors à régler la dette qu'a accumulé cette institution. laquelle se monterait à environ 7,5 millions d'euros, selon les estimations de Resilience.

Cyrienne Clerc

Le service de presse du ministère de la Santé a réfuté, auprès de nos collègues d'espaceinfirmier.fr,  la validité du document arguant, notamment, que "des centaines de textes circulent lors de la préparation d’un projet de loi". Il précise, en outre, « que le texte n’a pas encore été soumis à l’arbitrage [du gouvernement] » et, enfin, « que l’abrogation de l’Ordre n’est pas à l’ordre du jour et qu’une telle disposition n’aurait pas sa place dans la future loi de santé". "Dont acte. Bien qu’aucun communiqué officiel n’ait été publié…", commentent nos collègues.

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Réactions

51 réponses pour “Fin de partie pour l’Ordre infirmier ?”

  1. vfortinCHV dit :

    ONI soit qui mal y panse

  2. Motarde de DIJON dit :

    A tous ceux qui croient… L’Ordre est mon chemin… (Jean XXIII virgule cinq)

    Comment l’Ordre des Infirmiers peut-il fédérer toutes les infirmières, quand chacune tire à hue et à dia en faisant valoir sa différence et la spécificité de son exercice ?

    N’est-il pas vrai que l’Ordre National des Infirmiers a la prétention de réunir ‘’fraternellement’’ toutes les infirmières de France ?

    Les infirmières puéricultrices
    Les IADE
    Les IBODE
    Les infirmières de l’éducation nationale
    Les infirmières de la médecine du travail
    Les infirmières en psychiatrie
    Les infirmières en entreprises
    Les infirmières sapeureuses-pompières
    Les infirmières de plateforme pétrolière
    Les infirmières de laboratoire d’analyses biologiques
    Les infirmières d’ONG
    Les infirmières d’OG
    Les infirmières libérales
    Les infirmières Cadres de Santé
    Les infirmières Cadres supérieurs de Santé
    Les infirmières Directrice des soins
    Les infirmières de la Légion d’Honneur
    Les infirmières Ministres de la Santé (Après l’IFSI, l’ENA et Polype-Technique)

    Comment réunir en une seule entité les infirmières spécialistes du pied, du foie, du pancréas, de la vésicule, du poumon, de la vessie, du cœur, du rein, du cerveau, de l’estomac, de la rate, des ovaires, de l’épiderme, du ministère etc… dont toutes les attentes divergent…??? La liste n’est pas exhaustive…

    Chaque infirmière revendique syndicalement la particularité de son exercice. IN CRAPPERS THE ORDER…

    Démonstration :

    Le 22 mai 2014 les infirmières de l’Education Nationale ont fait grève à l’appel de l’intersyndicale FO-SNIES, FSU et SNIES-UNSA.

    Le 05 juin 2014 grève (prévue et probablement très suivie à moins que) des Infirmières-Anesthésistes à l’appel du SNIA.

    Le plus étonnant est que les IADE, qui se considèrent comme l’élite de la profession, annoncent ouvertement qu’elles ne veulent plus être classées dans la sous-catégorie A attribuée à l’ensemble de la filière infirmière… !!!

    Lire ci-dessous

    ”En parallèle, la profession I.A.D.E. attend toujours une véritable reconnaissance de ses compétences par une grille salariale de niveau BAC+5, et non la sous-catégorie A attribuée à l’ensemble de la filière infirmière”,

    http://www.actusoins.com/22312/iade.html

    Les IDE basiques, non spécialisés, sauront désormais qu’ils sont une sous-catégorie et ça leur fera plaisir.

    Mais bon sang, que fait l’Ordre, si vertueux, pour mettre fin à cette discrimination ?

  3. Il faut y mettre fin. Car pour certains IDE, ils arrivent à y échapper, mais d’autres ont obligation de faire la preuve de leur inscription pour avoir un contrat de travail valide. Merci au CISME !!! Quand on voit le déficit cumulé (plusieurs millions) alors qu’ils n’ont encore rien fait, merci de nous laisser cet argent pour payer une partie de notre assurance professionnelle, qui sera plus utile.

  4. domy73 dit :

    Encore un petit effort et on sera enfin débarrassé de ce truc qui ne sert à rien. En Savoie, on n’en entend plus parler déjà depuis plusieurs années, mais méfions nous tout de même des eaux qui dorment.

  5. Motarde de DIJON dit :

    Pardon. Retirez ”la plupart des infirmiers se rallient”.

  6. Motarde de DIJON dit :

    Monsieur Patrick LIVERNET, alias Vesunna, Vice-Président du CDOI 24 (Dordogne) s’engage dans un plaidoyer en faveur de l’Ordre des Infirmiers. C’est son droit et sa parole est tout à fait respectable.

    Nous sommes ici pour échanger nos points de vue et non pas pour nous invectiver.

    Notre cher confrère est pétri de convictions. Convaincu qu’un Ordre des Infirmiers serait l’unique porte-voix de milliers de consœurs et confrères exerçant la même profession. Une sorte de corporation fraternelle. Notre cher confrère omet cependant d’évoquer l’inscription obligatoire à cette guilde, ce qui interdit la liberté de choix. Or, la liberté est un bien précieux qui vaut bien plus que 30 ou 75 euros.

    Hormis quelques-uns, ce n’est pas par un choix librement consenti, ce n’est pas non plus par conviction que la plupart des infirmières et infirmiers se rallient à l’Ordre des Infirmiers.

    L’Ordre des Infirmiers nous dit-on est le garant de l’indépendance de la profession. Soit, mais de quelle indépendance parlons-nous ?

    Indépendance par rapport aux médecins ? Billevesées…
    Indépendance par rapport à l’exécutif, au législateur, aux organismes de tutelles ? Utopie…

    S’il faut faire une démonstration de la dépendance des professionnels de santé à l’égard des véritables décideurs, regardons du côté des Sages-femmes qui pourtant disposent d’un Ordre depuis le 24 septembre 1945 !

    http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/hopital/les-sages-femmes-denoncent-l-immobilisme-du-ministere-et-appellent-une-nouvelle-gr?ku=6w9z7BE9-vz7x-5E6D-A99a-x7v8aExD7w6v

    De nombreuses organisations représentatives des sages-femmes dénoncent « l’immobilisme » du ministère de la Santé, alors que se termine la période de concertation ouverte par Marisol Touraine à la suite du fort mouvement de grève de la profession.

  7. cedr1c dit :

    Surtout quand certains comme l’ami Vesunna trempent dans l’ordre et le syndicalisme (urps), histoire d’être gagnant à tout les coups.

  8. eusebe dit :

    Alors il y aurait les excellences ordinales, travaillant d’arrache-pied pour l’intérêt supérieur de la profession, mais ne possédant pas le sou, dommage…

    Et il aurait les groupuscules syndicaux, blindés de thunes données par l’état, ne représentant personne ou presque, et se délectant, eux, de l’intérêt inférieur de la profession.

    C’est trop injuste…

  9. Une vraie blague cet ordre : il est là, il est plus là puis finalement il revient , une lente agonie débutée à la naissance dans l’indifférence générale et visiblement toujours pas reconnu par ses parents.

  10. Monica Mona dit :

    Tres bien…marre de payer pour rien..enfin j attend encore pour m inscrire…dans les cliniques presq on nous harcelle alors q il savent pas que l ordre va être supprimé. Mdr

  11. cedr1c dit :

    Aussi, Patrick, si la moitié des cdoi n’a pas le quorum pour fonctionner, si l’ordre passe d’un score minable aux premières élections à deux fois moins de votants sous Borniche, c’est bien parce que les infirmiers sont unis contre lui.
    Alors tu peux accuser les journalistes ou les syndicats, c’est juste une fois de plus s’éloigner de la réalité du terrain.

  12. cedr1c dit :

    Quand ce petit Patrick Livernet qui se cache derrière son pseudo vesunna utilise twitter pour vomir sur les syndicats, repris par Bernadette Fabregas du site pro ordre infirmiers.com, il ne pleure pas sur la proximité de certains journalistes.

    Patrick, il te faudra trouver une place ailleurs puisque cet ordre sent le sapin, mais avant tente juste de comprendre que seule une structure syndicale peut agir sur les demandes des infirmiers, et que ton ordre vichyste ne sert juste qu’à dénoncer d’honnêtes infirmiers et à casser du syndicat.
    C’est un frein pour la profession et dans ce sens, tu es un peu notre boulet.

  13. vesunna dit :

    Quel bal des faux-culs!
    Des syndicats de salariés au nombre d’adhérents infinitésimal, dont la représentativité est purement institutionnelle, au coût de 8 milliards d’euros par an pour le contribuable! Lesquels mettent depuis 6 ans la pression sur un gouvernement désormais aux abois, pour ne pas perdre leurs inacceptables privilèges, mais qui se foutent royalement des IDE. Un gouvernement au dogmatisme socialiste d’un autre siècle, paralysé par une incompétence inouïe, et qui a perdu tout soutien du pays!
    Ne parlons pas de cette minorité crépusculaire qui hante les forums ni du groupuscule donquichottien de résilience. Encore moi du journalisme d’opportunité financière.
    Et ce sont ces minorités qui passent leur temps à hurler contre l’Ordre, en s’attaquant en particulier à sa soi-disant non légitimité! C’est vrai qu’il serait bon de siffler la fin de la partie.
    A tous, laissez les IDE tranquilles, elles veulent assumer seules comme des adultes tout ce qui les concerne et ne dépendre que des seuls concernés par leur métier c’est à dire elle-mêmes.
    Merci.

  14. syndicat RESILIENCE dit :

    à
    Madame la Ministre de la Santé
    copie à
    Madame la Ministre de la Justice.

    Objet : grave désordre infirmier.

    Strasbourg, le 28 mai 2014.

    Madame la Ministre,

    comme suite à notre lettre du 21 mai dernier, voir copie jointe.
    Comme suite aux informations diffusées, hier, par voie de presse et relatives au contenu du projet de Loi Santé 2015, notamment sur l’avenir de l’ordre infirmier.
    Comme suite à la publication du Décret no 2014-545 du 26 mai 2014 relatif aux procédures de contrôle de l’insuffisance professionnelle et aux règles de suspension temporaire des médecins, des chirurgiens-dentistes, des sages-femmes, des pharmaciens, des infirmiers, des masseurs kinésithérapeutes et des pédicures-podologues.
    Nous vous prions de bien vouloir prendre connaissance des informations suivantes :
    nous allons, dans les jours à venir, déposer des recours auprès des tribunaux administratifs compétents suite à la décision publiée sur son site internet par l’ordre infirmier de procéder à des élections complémentaires au niveau départemental, et par la même, au report des élections régionales : http://election-infirmier.cdoi.fr/
    telle qu’inscrite dans le projet de Loi Santé 2015, dont les informations ont été publiées par la presse infirmière hier
    (http://www.espaceinfirmier.fr/actualites/au-jour-le-jour/articles-d-actualite/140527-requiem-pour-l-ordre-infirmier.html), la suppression de l’ordre national des infirmiers n’est que la seule issue acceptable à cette mascarade ordinale infirmière, nous attendons donc la confirmation de ces dispositions lors de la présentation du Projet de Loi, annoncée dans les jours prochains,
    la publication du décret cité ci-dessus, au Journal Officiel de ce matin, n’est pas pour rassurer les adhérents aux ordres. En effet, tel que rédigé, on comprend certes que « le décret améliore la procédure d’expertise en cas d’infirmité et d’état pathologique lors de l’inscription à l’ordre et en cours d’exercice. Mais on peut lire, aussi : « Pour les infirmiers, le rapport est établi par trois infirmiers qualifiés, le cas échéant de la même spécialité que celle de l’infirmier concerné, désignés comme experts, le premier par l’intéressé, le deuxième par le conseil régional ou interrégional et le troisième par les deux premiers experts. Ce dernier est choisi parmi les infirmiers enseignants, le cas échéant, de la même spécialité que l’infirmier concerné.» Compte tenu de l’obligation légale d’adhérer à l’ordre – toujours en vigueur à ce jour– il y a de fortes présomptions que les experts infirmiers en question soient contraints d’être adhérents et à jour de cotisation annuelle pour pouvoir participer à cette expertise, à défaut de se voir, eux même poursuivis pour exercice illégal … même si ce décret ne prend effet – pour les infirmiers – qu’au premier janvier 2015. Enfin, la lecture de : « Les experts facturent leurs honoraires conformément à la cotation des actes définie par arrêté du ministre chargé de la santé. Les frais et honoraires sont à la charge du conseil. » Les finances réputées indigentes de l’ordre infirmier ne lui permettront pas d’honorer les factures en questions.
    De plus, nous avons connaissance, pour certains depuis peu, des dysfonctionnements graves, en régions, des chambres régionales disciplinaires, plusieurs procédures, initiées par les intéressés, sont en cours pour non-respect des dispositions légales en la matière.

    De tout ceci, nous sommes prêts à nous entretenir avec vous et nous vous adressons, madame la Ministre, nos salutations respectueuses et plus que jamais déterminées.

    Hugues Dechilly,
    infirmier diplômé d’Etat en exercice illégal,
    secrétaire général de RESILIENCE.

    RESILIENCE –20 rue de Molsheim – 67000 Strasbourg.

  15. onialapoubelle dit :

    Lu sur FNI :

    Madame Marisol TOURAINE
    Ministre des Affaires Sociales
    et de la Santé
    14, avenue Duquesne
    75350 PARIS 07 SP

    Madame la Ministre,

    J’ai appris par la presse que le futur projet de loi relatif à la politique de santé intègre une disposition visant à
    supprimer l’Ordre national des infirmiers.
    Votre service de presse a affirmé aux médias le 27 mai dernier que « l’abrogation de l’Ordre n’est pas à l’ordre
    du jour et qu’une telle disposition n’aurait pas sa place dans la future loi de santé ».
    Qu’il s’agisse de rumeur ou de démenti, il parait impensable que les professionnels infirmiers libéraux que je
    représente ne soient pas directement et clairement informés des intentions qui sont les vôtres.
    En effet, vous n’avez pas souhaité rendre public le rapport du groupe de travail interne au groupe socialiste,
    républicain et citoyen (SRC) de l’Assemblée nationale, consacré à l’ordre infirmier et présidé par la députée
    Annie Le Houérou.
    En revanche, vous avez déclaré à plusieurs reprises et notamment le 13 mai devant l’Assemblée, que ces
    parlementaires « travaillent à l’évolution de la loi et vont proposer de façon très rapide désormais des
    dispositions ». Vous avez également précisé que compte tenu du fait que « 85% des infirmiers travaillent en
    établissement. La mise en place d’un Ordre avec adhésion obligatoire ne correspond donc pas à la situation que
    vivent les infirmiers et cette situation évoluera ».
    J’en déduis que soit l’inscription et la cotisation à l’Ordre deviennent facultatives pour tous, soit elles ne le
    deviennent que pour les salariés.
    Nous saluons votre volonté de préserver la paix sociale au sein de l’hôpital qui doit continuer d’accompagner sa
    réforme.
    De la même façon, les infirmiers libéraux, à qui il revient de participer pour rendre concrète la stratégie
    nationale de santé, aspirent à un traitement équitable et attendent des éclaircissements sur la question de l’ordre.
    Selon les données de la Fédération Nationale des Infirmiers, première organisation représentative de la
    profession, les collèges libéraux de 37 conseils départementaux de l’Ordre n’ont pas atteint leur quorum de
    permanents, faute de candidatures.
    Par ailleurs, les multiples témoignages que nous recueillons attestent de véritables menaces et harcèlements dont
    sont victimes les infirmiers libéraux dès lors qu’il s’agit d’adhérer ou tout simplement de prouver leur adhésion.
    Notre service juridique observe de nombreux cas où les instances ordinales prennent des décisions contraires au
    droit.
    Fédération Nationale des Infirmiers
    Dans un communiqué, la présidente du Sniil, seconde organisation représentative des infirmiers libéraux et
    récemment élue du conseil départemental de l’Ordre infirmier de Loire-Atlantique, convenait elle-même « des
    actions parfois trop répressives et pas assez incitatives de l’Ordre envers les infirmières et infirmiers ». Notre
    consoeur à votre annonce a tenu « à faire part de son refus d’une structure ordinale limitée aux seuls libéraux.
    Rappelant que si tel était le cas, (le Sniil) n’hésiterait pas à appeler ses adhérents et sympathisants au boycott de la
    cotisation ordinale ».
    A l’heure où se déroulent les négociations interprofessionnelles sur la coordination des équipes de proximité, je
    considère qu’il est particulièrement important d’avancer dans la transparence afin d’apaiser les tensions.
    Les infirmiers prendront comme une marque de respect une initiative de votre part pour informer leurs
    représentants sur les perspectives de l’Ordre qui les concernent au premier chef.

    Je vous remercie d’avance du souci de transparence que vous vous voudrez bien témoigner aux infirmiers
    libéraux, et dans l’attente de votre retour, je vous prie d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de ma
    meilleure considération.

    Philippe TISSERAND
    Président fédéral

  16. cedr1c dit :

    Se plaindre de quoi? On arrête un truc inutile, couteux et ne s’est manifesté que pour conduire des collègues honnêtes dans des gendarmeries.

  17. Kyon Saeba dit :

    Vous viendriez pas tous vous plaindre après!!!!!

  18. J ai tjs deux ans de cotisations de retard …le papier ne coute pas cher mafia organise ….tant mieux

  19. onialapoubelle dit :

    http://syndico.exprimetoi.net/t10043-27-mai-2014-ordre-infirmier-moribond-mais-pas-encore-mort

    27 mai 2014 : ordre infirmier moribond (mais pas encore mort !)

    comme suite aux articles, de la presse infirmière, publiés ce mardi 27 mai 2014, faisant allusion au contenu du projet de la Loi Santé 2015 et concernant « la suppression de l’ordre national des infirmiers »,

    RESILIENCE – syndicat infirmier contre l’ordre – appelle à la plus grande vigilance quand à un emballement médiatique visant à vendre la peau de l’ours ordinal avant de l’avoir (complètement et définitivement) dézingué,

    RESILIENCE – syndicat infirmier contre l’ordre – rappelle que quelque soit l’avenir immédiat ou à plus long terme de l’ordre, les plaintes déposées pour certaines depuis plus de deux ans auprès des tribunaux, et, les autres procédures engagées devant la CNIL et autres administrations seront menées à terme,

    RESILIENCE – syndicat infirmier contre l’ordre – annonce que le processus engagé par l’ordre pour organiser un second tour électoral et complémentaire des cdoi en octobre 2014 va faire l’objet de plusieurs dépôts de plaintes devant le Tribunal Administratif,

    http://www.syndico.epxrimetoi.net le site @ de RESILIENCE

    RESILIENCE – 20 rue de Molsheim – 67000 Strasbourg.

  20. eusebe dit :

    Il y a de grandes chances que les élites ordinales gesticulent encore fortement pour “l’intérêt supérieur de la profession”.
    On ne peut qu’être reconnaissant au président du cdoi 68 qui a (un peu) précipité les choses par son action “d’information” auprès du procureur de la république.
    Et que dire des courriers du président de l’oni demandant la gestion de la démographie en fustigeant l’ARS, puis en désignant la ministre responsable de son échec ? Du beau travail !
    Et nous ne manifesterons aucune tristesse ou compassion aux nouveaux élus du 3 avril qui voulaient perpétuer les actions de la dynastie ordinale.
    Gardons-nous toutefois de nous réjouir trop hâtivement, rappelons-nous de ce qui s’est passé l’été 2011 (l’affaire du fax de l’Élysée, la démission de Vasseur et le sauvetage initié par Borniche).
    Cependant, l’espoir d’une profession débarrassée de cet ordre grandit, mais attendons que tout soit acté.

  21. bravo mme la ministre ceci serait une très bonne décision et les planqués de l’ordre reviendront bosser sur le terrain

  22. La meilleure chose que l’on m’annonce aujourd’hui, le racket va cesser. De toute façon c’était mort d’avance, ce qui fait peur c’est les sous qui manquent !!!!!

  23. cedr1c dit :

    Il est possible que les élus ordinaux tentent le tout pour le tout afin de récupérer un peu d’argent.
    Comme lors de leur première fin, certains élus peuvent régler leurs comptes en lachant des scandales aux médias, en s’écrivant des lettres assassines (la belle de Le Boeuf qualifiant Amouroux de nul), etc.
    Pour les infirmiers, rien à craindre d’un ordre mourrant.

  24. ridfa69 dit :

    et il se passe quoi jusu’a 2015?
    l’oni va nous emmerder jusqu au bout?

  25. Il existe encore ? On a annoncé son décès combien de fois déjà ? En tout cas il est en sois palliatifs depuis sa naissance accidentelle !

  26. c’est bien dommage de réagir comme ça

  27. Hamid La dit :

    Youyouyou grand big il a Hugues dechilly qui a mené cette résistance et bravo à tous les résistant i love u … Hasta la victoria siempre

  28. AAAAAHHHHHH Enfin une BONNE NOUVELLE !!!!!!!

  29. Monica Mona dit :

    Personne n est d accord avec ce ordre..

  30. Monica Mona dit :

    Et moi qui voulait m inscrire..enfin je veut pas …ils m obligent…arrêtés avec ce ordre et ne nous faite pas tourner en rond…merci…envoyez un fax aux cliniques q elles soient informés et q on nous soûle plus avec ce ordre…merci

  31. Motarde de DIJON dit :

    Quelques trop rares personnes avaient pourtant mis en garde le président du conseil national de l’ordre en lui indiquant que l’affrontement avec les infirmiers réfractaires et le passage en force seraient suicidaires.

    J’ai encore en mémoire une lettre ouverte au ton comminatoire de Madame Dominique LEBOEUF adressée à Madame Roselyne BACHELOT, Ministre de la Santé de l’époque. A présent, Monsieur BORNICHE récidive avec Madame TOURAINE. Décidément, l’ordre des infirmiers ne pourrait pas mieux faire s’il cherchait à se faire détester par les infirmiers et les autorités de tutelle.

    Monsieur BORNICHE tient Madame TOURAINE pour responsable du fait que tous les infirmiers diplômés ne soient pas inscrits au tableau de l’Ordre. Il ajoute que cela permet à de faux infirmiers de profiter de cette faille pour exercer illégalement.

    Selon la logique de Monsieur le président du CNOI, il faudrait donc imposer aux 590 000 infirmiers diplômés en exercice une inscription obligatoire parce qu’un ou deux infirmiers exerceraient avec de faux diplômes ?

    Et puis rappelons tout de même que Monsieur BORNICHE considère que 450 000 infirmiers réfractaires à l’ordre mais disposant d’un vrai diplôme d’Etat d’infirmier exercent illégalement eux aussi, tout simplement parce qu’ils ne sont pas inscrits à l’ordre.

    Le projet de loi relatif à la politique de santé qui sera présenté le 17 juin 2014 comportera un article visant à la suppression pure et simple de l’ordre ou a son éventuel remplacement par une autre instance.

    Cela étant, le projet de loi présenté par le gouvernement ne scellera pas définitivement le sort de l’ordre le 17 juin car il faudra ensuite de nombreux débats à l’Assemblée Nationale et au Sénat avant que la loi ne soit adoptée, amendée ou rejetée.

    Après toutes les promesses ministérielles non tenues, depuis Roselyne BACHELOT à Marisol TOURAINE rien n’est fait et tout peut encore évoluer… Il convient de rester circonspect.

  32. ah pourquoi y avait un ordre des infirmiers? mdr!!!

  33. Enfin ! La fin d un truc qui sert a rien !!!!

  34. de toute façon pour exercer il faut un tampon de la ddass et un numéro d’adeli!

  35. Il est vraiment temps que ça s’arrête!

  36. Jean Fleure dit :

    Partage sur Plaidoyer pour la défense de la psychiatrie. merci

  37. Ouhlà ! Où on apprend que sans l’ ONI, il y aura plein de faux infirmiers qui vont exercer (?), nous, on a constaté que jusqu’à présent l’ONI s’évertuait à empêcher les vrais infirmiers diplômés d’exercer à coups de chantage à la cotisation… (du moins, ceux qui trouvent du travail!).

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