Recherche en sciences infirmières : quand les infirmières deviennent des têtes chercheuses

Elles sont encore trop peu nombreuses à se lancer dans la recherche en sciences infirmières, et pourtant, le phénomène prend de l'ampleur. Doctorantes ou meneuses de protocoles en sciences infirmières, elles mettent leur temps au service de l'amélioration des pratiques. 

Pascale Beloni, cadre supérieur de santé. Mission transversale en recherche paramédicale et coordination générale des soins.

Pascale Beloni, cadre supérieur de santé. Mission transversale en recherche paramédicale et coordination générale des soins. © DR.

La recherche, grande oubliée des infirmières ? La donne semble en train de changer, surtout depuis la réforme LMD (licence-master-doctorat)  de 2009,  qui universitarise le parcours infirmier et place la recherche au coeur du système de formation. Même si "la recherche est beaucoup plus développée dans les pays anglo-saxons, estime Marie-Laure Bourhis, qui mène un protocole de recherche au sein du groupe hospitalier Albert-Chenevier Henri-Mondor, cela a quand même beaucoup bougé en 30 ans. Avant, il n'y avait pas de programmes pour nous. Celles qui se lançaient dans la recherche étaient vraiment considérées comme faisant partie d'une élite." 

Mais de là à savoir combien sont les infirmières titulaires d'un doctorat ou doctorantes… Nous n'en sommes pas là. "Aujourd'hui, il n'existe aucun système de comptabilisation des doctorats délivrés par les universités, aucune base qui permette de savoir qui est doctorante ou non, mais il y en a certainement plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines", selon Ljilijana Jovic, de l'Association de Recherche en Soins Infirmiers (Arsi),  créée en 1983. 

Recherche en sciences infirmières : un nombre d'infirmières doctorantes en hausse

D'après une enquête menée par l'association pour mieux connaître les profils des chercheuses, des traits communs apparaissent. "Ce sont des soignants qui ont envie d'apprendre, d'approfondir leurs connaissances et de les mettre au service de leurs milieux professionnels. Dès lors que les infirmières ont obtenu le grade licence, il s'est opéré un phénomène qui s'est amplifié après 2009", constate-t-elle. "Récemment, les personnes en formation universitaire étaient perçues comme pas très pragmatiques, trop intellectuelles. Mais aujourd'hui, cela change. La recherche s'est beaucoup développée et le nombre de masters ou doctorats est en hausse." La recherche infirmière se développe donc même s'il manque "encore des laboratoires de recherche et des filières universitaires complètes en sciences infirmières", ajoute Ljiljana Jovic. 

Les infirmières doivent donc s'inscrire dans des filières connexes, en sociologie, sciences de l'éducation, philosophie, éthique, santé publique éthique... Ou opter pour des études en Suisse, Belgique ou Canada afin d'obtenir un diplôme en sciences infirmières, puisqu'en France, cette filière en sciences infirmières n’existe pas.   


Ljiljana Jovic reste optimiste, et constate que "davantage d'institutions et d'établissements soutiennent les doctorants. Beaucoup de CHU ont mis en place des postes d'infirmières pour développer la recherche en soins infirmiers ". C'est précisément le cas au CHU de Limoges.  

Pascale Beloni, cadre supérieur de santé Mission transversale  en recherche paramédicale et coordination générale des soins, est à l'origine du premier diplôme universitaire (D.U.) en sciences infirmières, en partenariat avec l'université de Limoges et l'Institut universitaire de formation et de recherche de Lausanne. Après le succès rencontré, elle vise la création d'un master en sciences infirmières pour 2018, ce qui serait un pas supplémentaire vers la recherche.  

Recherche en sciences infirmières : des infirmières motivées  

Anne-Marie Mottaz, infirmière puéricultrice, en cours de doctorat sur la prise en charge des grands prématurés, et formatrice

Anne-Marie Mottaz, infirmière puéricultrice, en cours de doctorat sur la prise en charge des grands prématurés, et formatrice. © DR.

Pascale Beloni est très satisfaite de l'expérience et de la douzaine de participants à ce D.U. Elle parle d'un "vrai engouement, d'un besoin en lien avec les autres établissements de recherche." A ses yeux, « les motivations des infirmières sont diverses. Elles veulent être initiées à la méthodologie de recherche, ont déjà analysé leurs pratiques professionnelles et veulent finaliser en demandant une aide pour déposer un protocole de recherche. En gros, des professionnelles qui savent de façon intuitive que leur méthode fonctionne et qui doivent le prouver afin d'aller plus loin pour améliorer la prise en charge du patient", analyse celle qui accompagne, oriente et aide les infirmières dans leur recherche. 

Aux yeux de Ljiljana Jovic, "la recherche exige beaucoup de persévérance, ce n'est pas facile. Mais l'avantage, quand on est dans une période d'innovation, c'est qu'il y a sans doute plus d'espaces de libertés que quand tout est codé, cadré". 

Car des qualités, il en faut pour se lancer dans un doctorat. Comme le confirme Anne-Marie Mottaz, "tout le monde n'est pas fait pour la recherche." Heureusement, face aux difficultés, les avantages, à titre personnel comme professionnel, sont légion. "J'ai travaillé comme cadre de santé en secteur de soins et j'ai du coordonner un projet d'évaluation des pratiques professionnelles. En faisant cette recherche avec une approche conceptuelle, j'ai perçu des choses qui sont de l'ordre des "à côtés" de la recherche qu'on ne voit presque plus en ayant le nez dans le guidon. Le recueil de données, la richesse des entretiens avec les familles ont été des moments très forts", se souvient-elle.  


Aussi, quand elle présente son master et que le jury lui conseille de poursuivre en thèse, l'infirmière puéricultrice se lance dans cette aventure qu’elle devrait boucler dans deux ans. Ce travail lui a d'ores et déjà permis de mieux comprendre, de mieux enseigner les pratiques et de mieux les formaliser. "On se transmet beaucoup les choses à l'oral qui ne sont pas conceptualisées", estime cette future thésarde qui exerce également dans des centres de formation. 

Recherche en sciences infirmières : améliorer la prise en charge du patient 

A titre personnel, "lire, rencontrer des gens, tout cela est très enrichissant, cela donne une ouverture d'esprit et une nouvelle manière d'aborder les pratiques. Il s'agit d'aller questionner les évidences." Par ailleurs, ce travail est souvent la résultante de implication de toute une équipe. "Cela a fait bouger les choses. Au CHU de Limoges, dans les équipes de certains secteurs, cela a impulsé les soignants, plus attentifs à la qualité des soins. Et faire de la recherche, ce n'est pas qu'aller tester. L'équipe réfléchit, lit et met en place des méthodes. Cela fédère des équipes, crée une effervescence", analyse Pascale Béloni. 

Son de cloche un peu plus nuancé du côté de Marie-Laure Bourhis, même si elle reconnaît un travail d'équipe. "Je suis responsable d'un sujet de protocole de recherche en soins infirmiers, en neurologie. Nous avions une cohorte de patients souffrant de la maladie de Hunthington, maladie rare. Pendant des années, nous avons travaillé avec eux et constaté que, souvent, ces malades sont accompagnés d'un membre de la famille, d’aidants qui ont un rôle important. Avec mes collègues, nous avons chercher à détecter le moment où l'aidant tombe en souffrance pour lui proposer une aide au bon moment", explique-t-elle. 

Après avoir réalisé qu'une littérature abondante existe sur la pénibilité de la prise en charge des malades d'Alzheimer, elle constate qu'il n'y a rien sur la maladie d'Huntington. "Nous avons donc suivi la même démarche que celle de l'échelle de Zarit (qui évalue la pénibilité de la prise en charges des patients Alzheimer, Ndlr), mais sur la maladie d'Huntington. Dans la recherche, on utilise un outil validé puis on voit si c'est adaptable", explique-t-elle. 

Le processus a été long. "Nous avons déposé le dossier en 2010 pour obtenir un PHRI (Programme hospitalier de recherche infirmière et paramédicale) et nous avons eu un petit financement  de 63000 euros" qui a permis de lancer les choses dans le service, en collaboration avec "les infirmiers et les médecins du service. Ce travail est collégial, même si je suis celle qui mène le projet."  

Une fois l'étude amorcée, voire terminée, "les doctorantes vont écrire dans des journaux. C'est une bouffée d'oxygène dans leur quotidien, dans un contexte contraignant. Cela signifie valorisation, reconnaissance", s'enthousiasme Pascale Béloni. Pour Marie-Laure Bourhis, cela veut aussi dire publier, début 2017, elle l'espère, dans une revue, internationale. Pour elle, c'est sûr, ce sera la "consécration" de plus de six ans de travail. 


Recherche en sciences infirmières : des freins structurels 

Ljilijana Jovic, représentante de l'Association de Recherche en Soins Infirmiers (Arsi)

Ljilijana Jovic, représentante de l'Association de Recherche en Soins Infirmiers (Arsi). © DR.

Les infirmières qui sont motivées le sont vraiment. Pour les autres, la recherche n'est pas encore entrée dans les moeurs, comme l'estime Marie-Laure Bourhis. Une fois le financement du protocole de recherche obtenu, "cela a été plus compliqué de motiver l'équipe. Il faut faire bouger le curseur, explique-t-elle. Les médecins eux, ont besoin d'être publiés, pour booster leur carrière, pour évoluer. Mais ce n'est pas une priorité pour les infirmières. J'essaie de leur faire comprendre que, lors d'un entretien, avoir un article signé de son nom est un vrai plus pour passer un concours, postuler." 

Autre souci : "une étude ne se fait pas en quelques semaines, mais en années. Et le turn-over peut être un frein. Si le chef de projet qui a monté l'étude, change d'établissement ou de vie, le projet s'étiole. Il faut retourner au charbon, avec du personnel qui se demande pourquoi rentrer en plein milieu d'une étude", constate-t-elle. Ljiljana Jovic ajoute : "la finalité du travail de thèse n'est pas une mise en pratique immédiate, à visée compréhensive. Elle nécessite d'autres travaux, pas forcément à visée opérationnelle immédiate." 

Sans oublier le temps nécessaire pour mener au bout ce travail. "Avec les nouvelles réglementations, le doctorat dure trois ans, avec la possibilité de demander une année complémentaire. C'est une nécessité. On y consacre du temps personnel, sur les week-ends, les vacances. L'investissement est énorme", constate la représentante de l'Arsi. 

Anne-Marie Mottaz, infirmière puéricultrice en cours de doctorat sur la prise en charge des enfants très prématurés, le reconnaît : "c'est difficile, je travaille sur mon temps personnel. Et en travaillant à temps plein, c'est quasi mission impossible. On met sa vie sociale un peu entre parenthèses. Heureusement mes enfants sont grands. Déjà le master, c’était beaucoup de travail, mais la thèse, encore plus!" 

Pour se sentir moins seule, elle est ravie d'avoir rejoint les rangs de l'Arsi. "Cette initiative permet de faire partie d'un réseau, c'est une idée géniale qui donne l'opportunité d'échanger, même si j'ai du mal à assister aux réunions par manque de temps." Car la solitude est l'un des désavantages. "Dans mon labo, avec ma collègue sage-femme, on  a le même directeur de thèse, on se soutient. La thèse est une période où l'on se questionne beaucoup, l'état émotionnel est assez insécurisant. On avance, on recule", reconnaît cette doctorante. 


Delphine Bauer

Actusoins magazine pour infirmier infirmièreCet article est initialement paru dans le n°22 (Sept / Oct / Nov 2016) d' ActuSoins Magazine. Pour recevoir ActuSoins chez vous, c'est ICI.

 

Pour aller plus loin : 
MASTER Professionnel “Sciences cliniques infirmières”
Master Sciences cliniques infirmières : Spécialité Infirmier(ère) de pratiques avancées en GERONTOLOGIE
Master Sciences cliniques infirmières : Spécialité Infirmier(ère) de pratiques avancées en CANCEROLOGIE
Master Sciences cliniques infirmières : Spécialité Infirmier(ère) coordonnateur(trice) de PARCOURS COMPLEXES DE SOINS

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Réactions

114 réponses pour “Recherche en sciences infirmières : quand les infirmières deviennent des têtes chercheuses”

  1. Nicolas_Sanchez dit :

    Bonjour,
    Certains commentaires font peur à voir.
    Nous sommes en plein dans le paradoxe de la profession d’infirmier français qui, depuis des décennies, hurle pour que son expertise soit reconnue, mais qui en même temps ne fait rien pour lui donner de la visibilité.
    (Manque de traçabilité dans les dossiers / Peu de publication dans les revues / Peu de travaux de recherches scientifiques / etc / …).
    Malheureusement, quand il y a des initiatives intéressantes, une partie de la profession les dénigres, une autre les regardes sans conviction et d’autres restent indifférents.
    Au final il ne reste que trop peu de personnes qui tentent de donner une visibilité nationale (Syndicale / Associative / Ordinale) à ces expertises.
    Bref, il reste beaucoup de travail pour que notre profession se sorte de la place (de simple exécutant) que l’on a bien voulu lui attribuer. (Il y a trop longtemps)
    Cordialement

  2. Coline Parth dit :

    Mickael Barbe lis les commentaires c’est hallucinant …

  3. Et la ‘Science Infirmière’ de venir au boulot pour bosser, et faire avancer le ‘schmilblick’, elle existe ? Car elle mériterait d’être développée celle-ci…

  4. Votre truc c’est bien gentil mais finalement ça représente combien d’IDE en France ? Combien veulent passer un master/doctorat ? Y a t’il eu des enquêtes de faites ? Parce que améliorer sa pratique c’est essentiel, vouloir faire plus d’études je ne suis pas sûr que ça concerne tant que ça d’IDE !!

  5. Paul Boyer dit :

    un doctorat en soins infirmiers… faut m’expliquer jusqu’à quel point on peut creuser notre rôle propre ?

    • Nicolas_Sanchez dit :

      Bonjour,
      Comment développer notre rôle propre ?
      Les exemples sont légion.
      Prenons la 1ère compétence des infirmiers français : évaluer la situation clinique d’un patient.
      Avons-nous tous appris à faire un entretien clinique avec un patient de manière méthodique ? (Rôle propre)
      Avons-nous appris à examiner un abdomen de manière méthodique chez un patient qui revient en postopératoire d’une intervention digestive ? (Surveillance clinique = Rôle propre)
      Avons-nous appris à examiner des poumons de manière méthodique chez un patient qui bénéficie d’une aérosolthérapie ? (Surveillance clinique de l’administration d’un traitement médicamenteux = Rôle propre)
      Avons-nous appris, à surveiller et à traiter les plaies d’escarres avec les différents dispositifs médicaux qui nous sont assez accessibles à la prescription ? (Rôle propre)
      Avons-nous appris à réaliser de manière méthodique des actions de prévention et d’éducation thérapeutique ? (Rôle propre)
      La profession d’infirmier partout dans le monde s’est développée en travaillant sur son rôle propre et autonome.
      Le rôle propre de l’infirmier, est l’essence de notre profession.
      Le rôle propre et autonome de l’infirmier ne se résume pas à faire des soins d’hygiène et de confort.
      L’avenir de la profession d’infirmiers ne se trouve pas dans le rôle prescrit par nos collaborateurs médecins.
      L’infirmier est un praticien en santé à part entière qui collabore avec d’autres praticiens en santé. Il n’est plus l’instrument du médecin.
      Le rôle propre de l’infirmier en France est riche. Il faut l’investir et le développer comme dans de très nombreux pays, et la manière est la plus efficace est la construction d’une vraie filière de sciences infirmières.
      Cordialement

  6. Coucou Estelle, on en parlait déjà quand on a fait notre formation… Les choses se font très très lentement en France

  7. Ssia BD dit :

    En France nous sommes très en retard comparé au Canada ou la suisse…..

  8. mais en France est ce qu’il existe quelque chose de bien??

  9. Marc Dupèbe dit :

    Les sciences infirmières existent-elles vraiment ? J’ai toujours pensé que notre formation avait plus à faire avec les techniques qu’avec les sciences. Nous aurions dû intégrer un cursus type DUT-DE puis Ingéniérie-DE (soins, management ou pédagogie) plutôt que la Faculté et son LMD qui ne prend pas sens pour moi. Mais il y avait les accords de Bologne…

  10. Tout cela est bien beau sur le papier car on ne va pas embaucher plus d’IDE pour mettre en pratique ce qui aura été concocté.la SECU ferme des lits et le personnel doit faire plus .
    A l’hôpital de Fourviere à Lyon un service ferme pour malades Alzeimer avait été créé avec des protocoles spécialisés et bien il a été fermé faute de moyens .
    Donc tout cela c’est du blabla . Les vraies infirmières sont auprès des malades et pas sur la recherche de comment prendre soin
    De plus pour les études il faut du temps et de l’argent (budget formation par l’établissement où l’état..)

  11. Gladys BC dit :

    De toutes façons en France on nous empêche tellement de choses Même d’exercer une autre activité quand on es infirmiere libérale donc d’abord on doit solder 2 années de cotisations diverses puis enfin on peut faire autre chose Et redémarrer à zéro . Alors que des charges on en paie à gogo alors je vois pas pourquoi on ne pourrait pas faire autre chose à côté comme bcp d’autres le font déjà en dehors de notre profession . Vive la liberté

  12. Rien n’évoluera dans notre pratique…on devrait prendre exemple sur le Canada mais on se suffit de notre pauvre pratique…on est content de jouer les petits médecins en étant leurs larbins

  13. Hervé Mauris dit :

    Peter Chus…. on vole bien bas

  14. Philippe regarde la photo!!!

  15. Commençons par augmenter les salaires

  16. Vilija Rose dit :

    En Lituanie cela existe déjà……

  17. C’est vrai… Et bien dommage. On en a à revendre de la motivation, des connaissances et des savoirs à partager.

  18. Se lancer .Le potentiel existe déjà dans vos pratiques…

  19. Laura Sourisseau Olivier on se fait un doctorat ?

  20. Mathieu Guyon dit :

    En même temps, on est des infirmiers, pas des médecins. Faut bien assouvir le besoin de reconnaissance de certains infirmiers en recherche de narcissisme. Il faut recycler tous les psychopathes et autres pervers narcissiques qui n’ont pas pu faire l’école des cadres… La profession de fissure et s’éparpille depuis 2009… Diviser la profession pour mieux régner.

    • Et un infirmier aigri, un !

    • Mathieu Guyon dit :

      Aigri non, réaliste, vous devriez aller sur le terrain…

    • Le terrain peut rendre aigri. L’expérience personnelle ne vaut pas l’analyse globale de la situation.

    • Mathieu Guyon dit :

      Vous parlez tel un technocrate

    • Voilà un bel exemple d’absence de remise en questions, d’absence de questionnement !!! Quel ennui même de publier une réponse à cet état de fait !! Parole d’une infirmière formatrice belge en France ….

    • Qui continue de travailler sur le terrain …

    • Mathieu Guyon dit :

      Ça j’avais compris que vous étiez planquée dans un bureau… Et que comme beaucoup de cadres vous avez eu ce poste grâce à vos grandes compétences ???

    • Vous ne mesurez pas le terme « sur le terrain … « Je crois qu’aux yeux de tous vous venez de prouver vos limites, en tant qu’enseignante je dirai que vous avez une large marge de progression, en tant que collègue je me dirai : « De quand date sa dernière formation ? »

    • Et je ne suis pas cadre ….??

    • Mathieu Guyon dit :

      Les formations ça coûte cher, c’est réservé aux suce boules. Retourner vers du rêve à vos ouailles ébahies, ce n’est pas au vieux singe qu’on apprend à faire la grimace. Cadre ou formateur, c’est la même mascarade.

    • Peter Chus dit :

      voilà un vrai commentaire de caniveau ! …quel rapport avec les médecins ? Quel mal y a-t’il à vouloir faire avancer notre pratique et faire émanciper la profession ? Mathieu, on vois bien que vous avez des comptes à régler vis à à vis de la hiérarchie en général, mais ce n’est ni le propos, ni le lieu.

    • Hervé Mauris dit :

      Les représentations.. je serais curieux de connaître votre vision d’un cadre, de ce qu’il fait au quotidien, et de parler de ses compétences, le débat risquerait d’être un peu sommaire..
      Bref sans aucun intérêt…
      Pour votre gouverne le diplôme de cadre n’est pas fourni dans des paquets de lessive
      Hormis ce point, votre discours s’apparente à de critique pour de la critique sans aucune plus value pour la profession infirmière!
      Et concernant les formations ça coûte cher blablabla
      Quand on se donne les moyens on réussit, des prises en charge existent pour tous, salariés ou libéraux, et qui plus est une obligation triennale…
      on perçoit votre degré de motivation à faire évoluer les pratiques…

    • Moi, je suis assez d’accord. En quoi pouvoir dire  »je suis docteure infirmière » va changer le quotidien ?
      Et pour l’aspect fissure d la profession aussi ,parce sur a part à l’hosto ou de n clinique, ça concernera pas les ide scolaires, les ide hygiénistes, ni les ide chez les prestataires, ni les ide du travail…

    • Je ne comprends pas votre positionnement nous avons tous à y gagner à faire reconnaître notre travail… La suffisance est la meilleure​ amie de la médiocrité

    • Céline Thiebaut pourquoi pensez vous que ceux qui veulent cette spécialité le fassent pour se vanter d’avoir un doctorat ?

    • whaou! le bas de plafond! Effectivement, avec cette mentalité il vaut mieux en rester à faire son petit tou-tour de médicaments et coller des petit autocollants de syndic dans les ascenseurs…. ?

    • Une formation à la bientraitance qu’on appliquera pas vu le sous effectif chronique… Hypocrisie française.

    • Lélène Augustin je ne pense qu’avoir un doctorat va améliorer la reconnaissance
      et pour répondre à votre question : ben parce que à la façon dont c’est présenté, à la façon dont certains ont répondu ici, je comprends que c’est la st graal.
      Pardon mais avec un doctorat, cela n’empêchera pas de se faire enfumer ( l’exemple : certains CDS, pourtant qui ont fait des études, qui ne connaissent même pas les bases du code du travail, les bases de la responsabilité por, ou comment faire un planning correct)
      et avec un DE on peu aussi avoir la chance de trouver un bon boulot avec de bons collègues.
      j’ai l’impression que ce sera comme les DU : du temps pour rien.

      Pourquoi ne pas se battre plutot pour que le DE, communs à tous les exercices, ait sa vrai reconnaissance ?

    • ouahh!! en fait tout ça c est comme la politique!! diviser pour mieux regner… partout pareil

    • Christophe Boudrot FAUT-IL ABSOLUMENT ÊTRE FORMÉ À LA BIENTRAITANCE POUR L’ÊTRE ?

  21. Sophie Kwa dit :

    Ce jargon « interroger sa pratique » est une plaie. Ces mots vides de sens permettent le plus souvent de légitimer n’importe quoi.

  22. C est bien jolie un doctorat en sciences infirmières mais concrètement ça sert à quoi?
    A part à écrire des grandes théorie.
    Est ce que nos actes seront mieux côté avec ce diplôme ? Je ne pense pas.

    • Mathieu Guyon dit :

      Ça permet de dire « moi je… »

    • À étudier quelles pratiques et actes para médicaux permettent d’améliorer la guérison des patients ?

    • Ça sert à créer des savoirs infirmiers, à reconnaître l’expertise des infirmières. Et à valoriser le rôle propre. Et grâce à cela les infirmières seront autonomes et reconnus, et par conséquent le statut valorisé. Et les actes seront d’avantage côté comme vous dites.

    • Complètement d’accord avec !!

    • Lorraine Johanne je parie que s etes a l’ONI vs aussi!!!

    • Lorraine Johanne deja faites nous reconnaitre le salaire en BAC +3 aprés on verra !!!

    • Hélas je n’ai pas ce pouvoir ?

    • Après je ne vais pas m’aventurer dans ce que je connais pas. Mais c’est quoi un salaire bac+3 ? Je pense que oui on devrait avoir une prime de pénibilité, et être mieux valoriser pour nos responsabilités.

    • Mathieu Guyon dit :

      Lorraine c’est là qu’on voit que vous parlez sans savoir. La pénibilité on l’a et notre cher président veut la supprimer.

    • Lorraine Johanne vs ne savez pas que notre diplome est payé sur une base de BAC +2 a lors que nous faisons 3 ans d’etudes ns devrions etre payés niveau licence hors ce n’est pas le cas !! ça fait des années que le syndicat et les assos se battent pour ça vu l’ augmentation de la charge de travail et les responsabilités !! la revalorisation des salaires IDE ne s’est pas fait depuis les années 70/80!c’est une honte !! voila ou elles devraient reflechir « ces super infirmieres » avant tte chose soyons payés a notre juste valeur et aprés on pourra parler!!

    • eh oui la penibilité on l’a depuis l’année derniere j’ai reçu une feuille etant de nuit 1point pour 1 trimestre travaillé et il en faut 10 pr gagner 1 an de retraite mais vs avez la foi et l »impetuosité de votre jeunesse j’imagine quand vs serez usée par ce travail les nuits etc ;;; vous changerez pzut etre d’avis et pourtant mon travail je l’aime !!

    • Je ne prétends pas tout savoir. Mais c’est mon avis concernant la recherche en soins infirmiers. Je comprends votre colère mais ne la dirigez pas sur moi. Je vous dis juste que la recherche est nécessaire, et qu’elle contribue à rendre notre profession forte.
      J’ai bien conscience de la réalité du terrain,et de sa dureté.
      Ce n’est pas les chercheurs qu’il faut viser. Vous vous trompez de cible.

    • Et les ide qui n’ont plus de patients deviendront quoi ?

    • Lorraine Johanne je suis d’accord avec vous et excusez moi si vs vs etes sentie agressée j’ai été un peu violente c’est possible mais renseignez vs avt de parler de ces choses la ns on est ds la profession depuis des lustres et on en a marre qu’on » ns ponde’ des textes avec des grands mots mais sur le terrain rien ne change et au bt de 30 ans de DE et de nuit on est epuisé et tjrs des salaires de misére donc oui vous pouvez aussi me mettre ds la catégorie des ‘aigries burn out et 2 TS car TROP c’est TROP deja une revalorisation serait la bienvenue !! et parlez en aux filles qui travaillent ds les EPAHD certains c’est la cour des miracles !

    • Les doctorants font uniquement des recherches et ne pondent pas les lois.
      Je ne mets personne dans des catégories. Et au contraire je déplore le mal être que je vois de plus en plus autour de moi. Je comprends votre difficulté qui est aussi la mienne. Vous aimez votre métier, mais on est d’avantage entendu quand on se bat à armes égales. Les choses évoluent lentement certes.

    • pour valoriser le RP il faut un doctorat ?
      c’est sur que vu la situation, ajoutons des couches aux études, à l’administratif, catégorisons la profession…
      ET se battre que le DE soit reconnu … »en tant que tel » (dédicace), non ?

  23. C’est vraiment un foutage de gueule et même si tu obtient un doctorat en science infirmière quelles sont les perspectives d’emploi et pour devenir quoi?

  24. si c’est pr nous faire des protocoles ou on ne lave plus le malade parce que c’est son souhait comme j’entends des jeunes IDE le dirent en maison de retraite MAIS OU VA T ON,???? ou je suis vraiment larguée ou je ne reconnais plus la peofession j’espére que ces personnes mettront un peu d’ordre ds ttes ces nouvelles directives restons les pieds sur terre les besoins de virginia ils existent quand méme non???

    • Les professions évoluent. Les concepts et théories d’hier ne sont pas des dogmes et méritent d’être ré interrogés. C’est ce qui fait évoluer les prises en charge. Ne plus s’interroger sur sa pratique, appliquer machinalement des protocoles c’est rentrer dans une routine aux effets parfois dévastateurs. Le patient est au coeur de nos préoccupations, avec un environnement sanitaire à prendre en compte. Il faut reinterroger les pratiques c’est primordial.

    • je ne suis pas convaincue pr vs un patient doit rester ds sa crasse et le reste puisque ce sont des patents agés et le rique d’infection et d’escarre ?? vs ne vs lavez pas vs ts les jours ce sont ds regles de base de l’hygiene!!

    • Reine Lus dit :

      Lorraine Johanne Laisser moi rire même si ce que vous dites n’est pas faux ….

    • ?? il y a ne pas forcer un patient à avoir une toilette et laisser sont patients dans la crasse…

    • Reine Lus dit :

      Belinda Benheman Les personnes âgées sont comme les enfants si vous ne les inciter pas à se laver ils ne se lavent jamais… Pas besoin d’avoir fait sciences Po pour savoir cela …

    • La dignité et le respect du patient !! Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Mais il est important de réfléchir, se questionner. Nous n’allons pas nous appuyer sur des vieilles théories !!! Sinon comment voulez vous faire reconnaître la profession d’infirmière, être force de proposition. Je remercie ces têtes pensantes qui sont trop insuffisantes en France. Elles nous représentent et donnent de la force à notre statut !!!!

    • si vs habitiez ds le sud de la france et que vs ne lavez pas vos patients par experience ça devient vite insoutenable et pr lui et pr les autres il devient un veritable danger pr lui méme au vu du risque d’infection et d’escarres et de deshydratation quand il fait 35° ds les chambres le clim est interdite ds les chambres des PA juste les couloirs

    • Mehdi Amir dit :

      Frederique Creutz les soins d’hygiene ne sont pas une option. On les applique tjrs pour le bien etre du patient ou vous avez vu qu’on ne lavait plus les malades? Même dans les soins palliatifs ils sont lavés c’est simplement ajustés pour eviter au maximum les desagrements liés à la douleur.

    • Reine Lus les personnes âgées ne sont pas comme des enfants…
      Votre réflexion n’est pas très éthique…
      Encore une fois il y a la toilette à la convenance du patient et la toilette forcée en fonction de VOS valeurs…

    • David Nowak dit :

      C’est quoi le concept? Prendre un exemple (un patient dans la « crasse » qui veut pas se laver) qu’a AUCUN RAPPORT avec la recherche infirmière, pour… pourquoi d’ailleurs? Ça sent l’infirmière propre, comme ça sent l’infirmière aigrie… ?

    • Pour moi le respect de la personne commence par le respect de ses coutumes ou mode de vie.
      Je connais beaucoup de personnes âgées qui ne se lavent qu’ une fois par semaine chez eux.
      Alors pourquoi les obliger à se laver tous les jours une fois qu’ elles se retrouvent en institution. Surtout si elles sont autonomes.
      Arrêter d infantiliser les personnes âgées.

    • En fait Initialement je répondais au fait que la recherche en soins infirmiers était nécessaire pour avancer, évoluer. Pas pour l’exemple sur l’hygiène que vous citez. Bien sûr qu’il est difficilement tolérable de laisser quelqu’un souillé. Reste à questionner le patient et de comprendre pourquoi il réagit comme cela. Ce n’est pas d’appliquer quelque chose sans y mettre du sens. Toujours s’interroger sur le pourquoi !

    • David Nowak on sent que la patte québécoise s’est posée sur toi !!! ?

    • David Nowak dit :

      Hahaha ? bah nan mais elle apporte rien la madame là, avec son dénigrement gratuit aussi! ?

    • Mehdi Amir je suis d’accord avec vous si vs lisiez un peu les reflexions des nouvelles infirmieres qui trouvent que laver u patient s’iln’est pas d’accord c’est de la maltraitance c’est la ou je ne comprends plus rien!! je suis cmme vs pr moi ça fait partie des soins de base de l’hygiene eh bien maintenant il en est tt autrement pour moi c’est encore de la masturbation intellectuelle rien ne vaut nos vieilles bases d’hygiene que ns avons appris et qui me semble les plus adaptées

    • Lorraine Johanne on est globalement D’accord avec toi 🙂 les réponses ne te sont pas destinées ?

    • David Nowak dit :

      Je « plussoie », Lorraine ?

    • David Nowak, c’est correct ! ?

    • On parle de modèle tri-focal actuellement !

    • Oui, d’accord avec vous, parfois on se demande si l’intérêt du changement est vraiment pour le patient : si c’est remettre en question nos pratiques, pour faire moins de toilettes et pour avoir + de temps pour tchatter pdt les heures de travail… Avant de se lancer dans des travaux scientifiques, faudrait voir en premier à ce que le b a ba soit effectif.

  25. Tata Corée dit :

    Héhé elle a été ma formatrice !!

  26. Nous avons beaucoup de retard et devons progresser dans ce domaine…La santé mentale et la psychiatrie peuvent être des champs privilégiés d’ expérimentations. ..Centre Hospitalier de la Chartreuse

  27. Julien Polizzi c’est pour toi ça!

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