Près de la moitié des décès en France sont précédés d’une décision médicale susceptible de hâter la mort

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Près de la moitié des décès survenus en décembre 2009 ont été précédés d'une décision médicale ayant pu hâter la mort, selon une enquête publiée lundi par l'Institut national d'études démographiques (Ined).

Près de la moitié des décès en France sont précédés d'une décision médicale susceptible de hâter la mortCinq ans après l'adoption de la loi Leonetti sur la fin de vie, les médecins interrogés ont reconnu que pour 47,7% des décès, ils avaient pris une décision en sachant qu'elle était susceptible d'abréger la vie du patient.

Dans 28,1% des cas, elle consistait à intensifier le traitement de la douleur avec utilisation de morphiniques ou d'accroître une sédation avec des benzodiazépines, dans 14,6% à ne pas instaurer un traitement visant à prolonger la vie et dans 4,2% à l'arrêter.

Le cancer est la maladie qui bénéficie le plus des traitements intensifiés de la douleur (52%) devant les maladies de l'appareil respiratoire (24%) et les maladies cardiovasculaires (21%).

Les décisions, relève l'Ined, "s"appuient dans leur grande majorité sur les dispositions de la loi Leonetti" qui permet sous certaines conditions de limiter ou d'arrêter un traitement ou de donner des médicaments pour soulager les souffrances "pouvant avoir pour effet secondaire non recherché de réduire la durée de vie du patient".

Mais la loi n'est toutefois pas encore complètement respectée en ce qui concerne la discussion des décisions de fin de vie entre patients et équipes soignantes : 10% des arrêts de traitement et des intensifications du traitement de la douleur n'ont ainsi pas été discutés avec le patient, bien que celui-ci ait été jugé apte.


Et même dans 2 des 38 administrations d'une substance létale, le médecin déclare avoir pris la décision seul.

La loi Leonetti donne la possibilité à chacun de rédiger des directives anticipées pour sa fin de vie en cas d'incapacité de participer à la décision, mais seulement 2,5% des patients concernés l'avaient fait.

Selon les médecins interrogés, 16% des personnes décédées ont exprimé à un moment ou à un autre le souhait d'accélérer leur mort, mais les demandes explicites d' restent extrêmement rares en France : elles concernent 1,8% des décès, soit 44 personnes sur un échantillon d'environ 2.200 personnes ayant fait l'objet d'une décision médicale en fin de vie.

L'enquête sur la fin de vie en France a porté sur un échantillon de 14.999 décès de personnes âges de 18 ans et plus représentatif des 47.872 décès survenus en France en décembre 2009.

L'enquête a consisté à interroger pour chaque décès le médecin ayant rempli le certificat de décès.

Rédaction ActuSoins, avec AFP


Pour aller plus loin :

Enquête INED : Les décisions médicales en fin de vie en France

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Réactions

74 réponses pour “Près de la moitié des décès en France sont précédés d’une décision médicale susceptible de hâter la mort”

  1. Coralie dit :

    certain hôpitaux évite de nourrir le patient il le laisse mourir sans rien faire je trouve cela scandaleux on est la pour sauver les gens et non les tuer!!!

  2. Florence dit :

    Ces debats grand public ne servent qu’à affoler la population, à la mettre à mal ainsi que les soignants… ils ont juste le mérite de soulever le fait que la france n’a pas su gerer ce pb.

  3. Gerard dit :

    Chaque cas est particulier, et il faut vraiment avoir toutes les données et la connaissance du dossier patient pour savoir ou comprendre. eT puis il ya les patients en soins paliatifs, et les patients en fin de vie imminente…deux situations differentes.g

  4. Marguet dit :

    dans certaines vieilles cliniques..on n ouvre plus la porte, ou on branche une seringue électrique de morphine ultra dilluée, vitesse 1cc/h…. dur !….

  5. Esther dit :

    allez donc faire un tour en réanimation. dans ce service (où j’ai travaillé) on pratique 3 genre de niveau de soin: 1°) l’engagement max : on fait tout pour sauver la personne. 2°) La limitation thérapeutique: on limite le patient sur certain soins (ca peut etre l’hémodiafiltration, l’intubation, ect… et 3°) l’abstention thérapeutique: dans ce cas la on remet le corps du patient dans un état proche de la réalité: FiO2 a 25%, plus d’antibio, pas de dialyse, ect… Tout ca est decidé de manière collégiale, en fonction de l’était du patient, son pronostique vital, son contexte social ect… et parfois je vous garantit que c’est necessaire car ca évite l’acharnement thérapeutique

  6. Esther dit :

    allez donc faire un tour en réanimation. dans ce service (où j’ai travaillé) on pratique 3 genre de niveau de soin: 1°) l’engagement max : on fait tout pour sauver la personne. 2°) La limitation thérapeutique: on limite le patient sur certain soins (ca peut etre l’hémodiafiltration, l’intubation, ect… et 3°) l’abstention thérapeutique: dans ce cas la on remet le corps du patient dans un état proche de la réalité: FiO2 a 25%, plus d’antibio, pas de dialyse, ect… Tout ca est decidé de manière collégiale, en fonction de l’était du patient, son pronostique vital, son contexte social ect… et parfois je vous garantit que c’est necessaire car ca évite l’acharnement thérapeutique

  7. la fee calome dit :

    Toutes ces réactions plus ou moins documentées et parfois farfelues montrent combien le sujet est difficile et encore tabou. Oui il faut en parler et faire en sorte que face à l’arrêt des soins on ne fasse pas n’importe quoi, n’importe comment et avec n’importe qui ! La mort et l’euthanasie passive sont des sujets qui sont peu ou pas abordés pendant les formations paramédicales et bien trop souvent ce sont ces mêmes paramédicaux qui se retrouvent en première ligne.

  8. Katharina dit :

    c’est bien vu, tout est question de point de vue… Tant qu’on garde le patient au centre de nos réflexions, je peux entendre toutes les questions et argumentations. Mais quand on essaie de mettre de prétendus arguments au service d’un militantisme quelconque, ça me fait monter la moutarde au nez…

  9. Katharina dit :

    c’est bien vu, tout est question de point de vue… Tant qu’on garde le patient au centre de nos réflexions, je peux entendre toutes les questions et argumentations. Mais quand on essaie de mettre de prétendus arguments au service d’un militantisme quelconque, ça me fait monter la moutarde au nez…

  10. Anonyme dit :

    ça me fait penser à ce que l’on me dit en stage. Il n’y a pas une bonne méthode mais une bonne argumentation.
    arrêter la nutrition/hydrat pour diminuer les vomissements, le volume urinaire, les oedemes, et même permettre la sécrétion d’opioïdes cérébraux-> ok
    arrêter la nutrition pour accélérer la mort -> barbare…(et visiblement inutile)
    Et pourtant on parle du même geste.

  11. Anonyme dit :

    En fait Katharina, mon questionnement était plus sur la souffrance que pouvait apporter une dénutrition ou une déshydratation au delà du simple ait qu’il n’ait ni faim ni soif. Du coup j’ai trouvé des docs intéressants sur le si la nécessité ou pas d’hydrater et/ou nourrir en fin de vie. J’en mets un joint ici et sinon google -> alimentation en fin de vie. il y a un pdf du CHU de Toulouse intéressant.
    (merci je prends de l’avance pour le S5)

    http://www.fmoq.org/Lists/FMOQDocumentLibrary/fr/Le%20M%C3%A9decin%20du%20Qu%C3%A9bec/Archives/2000%20-%202009/081-086DreFarley1106.pdf

  12. Margaux dit :

    documentaire sur l’euthanasie en France sur la 5 ce soir au passage !

  13. Katharina dit :

    @Actusoins : merci de recadrer le débat ! Je ne conteste pas l’article sur l’enquête qui a été menée, il est très bien documenté et probablement nécessaire pour avoir des chiffres sur lesquels s’appuyer. Ce qui me dérange, c’est la polémique que ce sujet soulève, avec son lot d’approximations et d’avis non fondés de toute sorte. Mais peut-être que cette polémique contribue malgré tout à la discussion nécessaire autour de la fin de vie en France. Et j’attends avec impatience le rapport de la mission parlementaire menée par Didier Sicard !

  14. Claire dit :

    les services des soins palliatifs sont là pour aider mais il est vrai que bien « mourir » n’existe pas malheureusement, surtout en france; on est loin des hollandais ou des suisses à ce sujet… il nous est arrivé de tout arrêter les ttt ou alimentation à la demande du patient ou de la famille, n’assurer que les soins de conforts ettt anti douleur jusqu’à la fin..

  15. Béatrice dit :

    tout à fait ce sujet concerne tous les soignants dans tous les services et èchanger sur nos pratiques ou qu’on soit est très uyile.

  16. Anonyme dit :

    …Et nous, on aime quand ça discute entre professionnels !

  17. Anonyme dit :

    Après, la problématique semble changer lorsqu’on se trouve dans un environnement très médicalisé avec un patient intubé-ventilé, qui a déjà une alimentation entérale ou parentérale, et une unité plus classique. L’auteur de ces lignes, qui a un profil Urgences / réa / bloc / SMUR est ravi d’avoir l’avis de celles et ceux qui travaillent dans des services de soins généraux ou en soins palliatifs 🙂

  18. Anonyme dit :

    Katharina Desfossez C’est justement tout le débat, et derrière tous ces témoignages de nos lecteurs, il y a(a priori…) la volonté de bien être du patient en fin de vie. Simplement, s’il y a consensus autour du maintien des soins d’hygiène, la question de la nutrition est souvent utilisée pas les partisans très militants de l’euthanasie active pour affirmer que la privation de nourriture fait partie des « techniques » hospitalières pour hâter un décès, faute de pouvoir utiliser des produits létaux. C’était tout le sens du débat !

  19. Katharina dit :

    Ce qui est derrière tout ça, c’est souvent notre propre peur de mourir, ou plus exactement, de notre propre fin de vie, que nous ne pouvons pas prévoir. Rappelons nous que le « bien mourir » n’existe pas; notre travail de soignants est d’accompagner le mieux possible le mourant et sa famille, malgré la souffrance.

  20. Katharina dit :

    Assez d’accord avec Clairelise, il est assez étonnant de lire tout ceci sur un forum de soignants. Attention à ne pas surfer sur la vague de certains journaux qui prônent l’euthanasie comme solution miracle à toutes les fins de vie. Il faut réfléchir, se renseigner auprès des soignants compétents en la matière. Et aussi ne pas tomber dans la « parano » des voix qui disent qu’on abrège les vies à l’hôpital.

  21. Katharina dit :

    on l’a pourtant largement expliqué : la nutrition par sonde nasogastrique est inconfortable, voire douloureuse, n’apporte aucun plaisir gustatif ni sensoriel. La sensation de soif disparaît en fin de vie, par contre les soins de bouche pour hydrater l’intérieur de la bouche apportent un vrai confort au patient en fin de vie. Il faut arrêter de raisonner comme des gens bien-portants qui avons faim et soif tous les jours. Et ce n’est pas abandonner ou « ne rien faire » que d’apporter ces soins de confort au patient en fin de vie, ce sont même des soins qui demandent plus de temps et de présence que de brancher une perfusion !!!

  22. Anonyme dit :

    Je comprends ce qu’apporte la sédation dans la fin de vie pour la gestion de la douleur mais je ne comprends pas ce qu’apporte l’arrêt de la nutrition voire l’hydratation dans le bien être en fin de vie ? ( et je ne demande qu’à comprendre)

  23. Clairelise dit :

    Ce sujet me choque!!! Avant de lancer ce type de pavé dans la marre il est utile de connaître un minimum le sujet….le problème de la légalisation de l euthanasie mérite d être traiter de manière sérieuse… L alimentation parentale est parfois arrêter en soin palliatif mais pas ds un but d accélérer le décès ou de laisser mourir de faim! Je suis outrée de lire ça ! Bientôt on remettra aussi en cause la sédation palliative?l utilisation de morphine ds les fins de vie??? Revoyez vos cours chez confrères…il fut un temps ou on nous apprenait la physiologie…en soins palliatifs c le confort qui prime…pas l acharnement ni l abandon…les personnes qui dont ds ce champ d action n y sont pas par hasard et ne pratique pas au rendement .. Il y à de limites à la vulgarisation…comment faire admettre les soins palliatifs à la société si les soignants osent déjà tenir ce genre de propos!!!

  24. line1472 dit :

    non, jamais vu ce genre de pratique. La décision de l’arrêt de l’alimentation et/ou de l’administration d’un traitement dont on sait pertinemment qu’il va accélérer la survenue de la mort mais que celui-ci apportera plus de soulagement au patient, intervient après une discussion sur les bénéfices et la qualité de vie du patient et dans ce cas on est complètement dans le cadre de la loi de 2005.

  25. Béatrice dit :

    oui aussi pour priviligier l’alimentation plaisir le plus longtemps possible : quelques petites cuillères d’1 dessert rèclamè, un peu de chocolat qui fond dans la bouche mème dans mon unitè ultra technique à la base c’est possible dans l’expression fin de vie il y a le mot vie ne l’oublions jamais

  26. Chris dit :

    je pense qu’en france le politique est lâche et surtout ça les arrange bien tout ça !!!!!
    chez nous pas question mais allez mourrir ailleurs ça d’accord
    je pense que nous devons rester maitre de nos décision, on a le droit d’arreter de souffrir et de mourrir si on le veut
    mon pays la belgique l’a compris, je pense que la france a un train de retard et là dedans et idem pour les mères porteuses……………..

  27. Béatrice dit :

    je travaille en rèenimation : les dècisions de limitations thèrapeutiques sont collègiales avec information et adhèsion si possible des proches, consignèes et on maintient systèmatiquement l’hydratation.

  28. Carine dit :

    pour travailler ds un service où on traite beaucoup de cancérologie et dc faisons beaucoup de soins palliatifs, la nutrition n’a à mon sens pas d’interaction avec le décés . Je suis en digestif, nous avons parfois des patients à jeûn pdt 1 sem avec juste une perf de glucosé ( traitement de pancréatite par ex ) et qui ne font pas malaise sur malaise . en ce qui concerne la fin de vie, il arrive un moment où antibiothérapie et nutrition parentérale, ne servent à rien ni sur un plan thérapeutique, ni sur un plan de confort, alors pourquoi continuer ; j’ai vu bcp trop de patients tenir des jours ds la souffrance . 16 ans de métier et TOUT ce que je sais aujourd’hui, c’est ce que je ne veux pas pour mes parents, et ce j’aimerais pour eux, ms chaque cas est différent et on ne peut pas faire de généralité , c’est bien ce qui fait tout le débat de l’euthanasie .

  29. Elisabeth dit :

    pratique courante et necessaire l’ homme doit pouvoir partir ds la paix et non ds la souffrance

  30. Therese dit :

    faut pas se voiler la face quand même! on ne dit pas tout! il n’y a pas un cas pareil aux autres ,il faut voir le bénéfice risque de tous les actions faites au malade! si le nourrir entraine des désagréments pourquoi continuer.

  31. Séverine dit :

    avec ou sans concentement en equipe, n’y famille…..

  32. Séverine dit :

    que rajouter de plus que ce qui a deja ete ecris…..l’augmentation des morphinique et benzo, arret de la nutrition et hydratation, arret de toutes autres therapeutique…..ce sont des choses que l’on voi tres regulierement que se soit en service de medecine ou j’ai travailler pendant 3 ans, unité de surveillance raprocher ou en EHPAD, ou je suis actuellement….

  33. Monique dit :

    Un questionnement que nous n’avons pas en Belgique car la fin de vie Y est légalisée (euthanasie, palliatif, acharnement thérapeutique, dons d’organes,…) Parce qu’une euthanasie est un dernier soin donné à un malade, il doit être prodigué au sein d’une équipe…unie et solidaire avec respect et dignité tout en respectant un protocole, une démarche soignante…

  34. Audrey dit :

    la nutrition est stoppée quand elle génère plus d’inconfort que de confort (diarrhée, oedème, fausses routes) même chose pour l’hydratation …. effectivement la politique de prise en charge globale des fin de vie a évoluée et on n’aliment plus « de force » au détriment du confort pour préserver la vue de l’extérieur (famille ou soignant d’ailleurs) qui sont soulagés de voir une nutrition en place

  35. Christine dit :

    la fin de vie est de toute façon une histoire humaine finalement très personnelle… qui dépend de la pathologie aussi…. mais aussi du corps médical et de sa perception propre… qui n’est pas forcément celle du patient ni de la famille… voilà donc une bonne raison me semble t il pour écrire ses « dernières volontés de fin de vie  » !

  36. Katharina dit :

    la plupart des patients en fin de vie (en soins palliatifs ou ailleurs) n’éprouvent plus la faim, ni la soif; c’est même attesté par des études sérieuses.C’est une idée de « bien portants » que de penser qu’il est indispensable de les nourrir ! Les forcer avec une gastrostomie, une sonde nasogastrique ou une VVC est contraire à la conception des soins palliatifs qui visent le confort et le respect des désirs du patient. Les alimenter de force revient à une « obstination déraisonnable » telle qu’elle est décrite par la loi Léonetti. Je ne comprends pas bien pourquoi cette façon humble et humaine d’accompagner la fin de vie soulève autant de polémique alors qu’il est bien plus choquant d’envisager une euthanasie active qui, certes, garantit une mort rapide, mais quelle violence ! La fin de vie est encore la vie, elle a un sens et mérite d’être respectée. Enfin, c’est mon avis…

  37. Yolande dit :

    IDE en USP nous avons recours à des LAT (y compris nutrition et hydratation). Le patient et sa famille sont informés et la décision est prise en équipe. Nous privilégions le confort du patient par une diminution (voir l’arrêt) des symptômes pénibles que peuvent être les nausées/vomissements, les oedèmes, les encombrements, une diurèse importante etc… tout en maintenant une alimentation « plaisir » tant qu’elle est encore possible et en favorisant au maximum les soins de bouche. Il décèdera ni de faim ni de soif mais de l’évolution défavorable, à plus ou moins court terme, de sa maladie. Faisons que ces derniers instants de vie soient le plus « agréable » possible ! Quant aux morphiniques et aux BDZ, ce sont des traitements qui, utilisés correctement, sont de précieux alliés pour la PEC de la douleur et de l’anxiété souvent présentes au cours de la maladie grave. En AUCUN cas nous retardons ni accélérons le processus de mort.

  38. Loyz dit :

    Des idées, je bosse en HAD. Une VVC, ça veut dire hospitalisation, bloc, AG ou ALR… bcp de contraintes pour des patients en fin de vie. Alors qu’il existe des patch d’emla et des KT sous-cut qui peuvent tenir de 5 à 7 jours.
    Christine, oui ce sont des choses que j’ai vu aussi. Etant les yeux du médecin au domicile, il est de notre ressort de faire remonter ces infos au médecin pour adapter la PEC.

  39. Vanessa dit :

    malheureusement sur des patients comateux pour qui il n’y avait plus d’issue

  40. Christine dit :

    Oui en pneumo…

  41. Angel dit :

    ce que je constate du haut de ma petite experience c’est que bien souvent en service autre que onco ou SPal, les medecins de savent pas gérer une fin de vie comme on l’entend : dans la dignité, le confort du malade, le respect de ses souhaits …

  42. Anonyme dit :

    oui mais pour ceux qui n’en ont pas ?

  43. Christine dit :

    pour répondre à Des Idées d’IDE les patients (surtout les cancéreux) ont déjà des chambres implantables…

  44. Christine dit :

    IDE depuis maintenant 32 ans, je crois avoir tout vu…. de l’injection de K+ en service de réa neurochir, à l’hypnovel, au cocktails lytiques… j’ai connu aussi l’acharnement thérapeutique… actuellement, IDEL mon expérience à domicile me montre que le soin palliatif dépend toujours de l’appréciation individuel du médecin… et dernièrement, accompagnement d’un patient conscient en fin de vie (kc poumon) dans le cadre d’une HAD… alimentation parentérale sur PAC, sorti de l’hôpital avec prescription de 1500 Olimel /jr et Scopolamine Slmdrol etc… Consigne HAD : pas de bilan sanguin, pas de surv des constantes, « puisque c’est une fin de vie….’ au bout de 72 h décision de l’HAD de diminuer de moitié l’apport parentéral avec intention de l’arrêter fin de semaine…. MAIS avec un patient qui disais « J’AI FAIM » !!!!

  45. Adrien dit :

    Souvent le patient demande l’arrêt de tout traitement IV, n’oublions pas que c’est lui qui a la dernier mot. D’après mon expérience, j’ai vu que l’Hypnovel, la Morphine ou encore la Kétamine n’ont pas provoqué le décès de la personne. Bien adaptés, ce genre de ttt ne provoque pas le décès mais apaise la personne et cela peut durer longtemps!
    Quand a l’alimentation, je trouve cela normal de l’arrêter en fin de vie ; mais dans ce cas il faut continuer une hydratation, ne serait-ce en sous cutané sur la nuit.

  46. Anonyme dit :

    Je ne suis que ESI donc je pose des questions mais entre une vvc et repiquer régulièrement en sous cut pour les pousse seringues ou injections de morphiniques, est ce qu’il ne vaut pas mieux une VVC ?

  47. Véronique dit :

    Lorsque l’on est obligé de recourir à une alimentation entérale ou parentérale, je pense que oui l’alimentation devient un traitement et ne suis pas choquée par un arrêt de l’alimentation!! Quel en est l’intérêt lorsque le patient est en phase palliative terminale et symptomatique?? Bien souvent les effets sont plus délétères que positifs!!! Et une pose de VVC dans un contexte de fin de vie me parait abairant!! De plus cet arrêt d’alimentation est bien souvent une décision prise avec des médecins spécialisés en soins palliatifs donc qui sont en régle avec la loi léonetti et dont la dignité dans la fin de vie et bien souvent leur cheval de bataille!!

  48. Elodie dit :

    L’arrêt de l’alimentation n’entraîne en aucun cas l’accélération du décès. Le sujet que vous exposez va susciter bien des polémiques ! Ces décisions font toujours l’objet d’une réflexion en équipe, en tenant en compte (quand cela est possible) de l’avis du patient et de sa famille (d’où l’importance du recueil des directives anticipées ).Nous évaluons toujours le bénéfice/risque pour le patient et évitons toutes obstinations déraisonnables. Maintenant si ces décisions sont prises à la « va vite » dans certains endroits, d’autres questions méritent d’être soulevées ! Notamment : pourquoi arriver à de telles pratiques ?

  49. Fabien dit :

    Quand j’étais étudiant en retour de stage une amie a vécu une situation où la famille et le corp médical avait décidé d’arrêter de l’alimentation… Epreuve qui a duré 6 jour avant que la personne décéde… Voilà, je n’y était pas mais ce qu’elle a vécu a était une terrible épreuve car c’est une mort lente, trèe lente…

  50. Melissa dit :

    Je suis en 3ieme année, a l’école en se moment on évoque les soins palliatifs et le médecin qui nous a fait cours nous a dit que la nourriture parentérale et l’hydratation IV etait arretée pour eviter au patient d’etre « rempli ». Le but etant de lui eviter des OMI ou un OAP.

  51. Emilie dit :

    On ne perfuse pas en soins palliatifs  » des idées d’ide » c’est le principe même d’arrêter les soins invasifs quand on sait que cela n’y changera plus rien , il faut bien faire la différence entre de la réa , des soins intensifs et des soins palliatifs qui n’ont absolument rien a voir. Les projets de soins sont complètements différents

  52. Anonyme dit :

    Céline, et la nutrition parentérale ?

  53. Emilie dit :

    En soins palliatif le patient s’alimente s’il en éprouve le désire et effectivement quand un certains stade arrive on arrête de forcer l’alimentation. Et ce n’est de toute manière pas l’alimentation qui change la donne car j’ai vu des patient tenir encore des semaines avec une simple hydratation sous cutanée . En revanche j’ai souvent eu l’impression qu’on précipitait la mort avec la morphine et l’hypnovel même si c’est quasiment indispensable a un bon accompagnement de la fin de vie …

  54. Aleks dit :

    En soins intensifs, jamais encore vu la modification des doses de nutrition qu’elle soit entérale ou parentérale. Par contre l’augmentation des vitesses de seringues électriques de morphiniques et autres « sédations », ça, oui j’ai déjà vu…

  55. Sébastien dit :

    Jamais vue l’arrêt de la nutrition pour ce genre de raisons. Ca me semble bien farfelu ! Un arrêt des thérapeutiques oui biensur mais de là à laisser quelqu’un partir de dénutrition… En revanche une prise en charge de la douleur efficace avec association morphinique et midazolam… Il ne faut pas confondre l’accompagnement et la précipitation.

  56. Céline dit :

    S’il est plus douloureux et désagréable et difficile pour une personne en fin de vie de manger que de rester à jeun, je ne vois pas pourquoi on les forcerai à manger. Et la mise en place de sonde naso gastrique ou de gastrostomie provoque des douleurs. Ce que j’ai compris du palliatif c’est le confort avant tout ! Ou en tous cas , réduction maximale de l’inconfort.

  57. Anonyme dit :

    Audrey Luscher On est tous sous traitement à vie, alors… Nous nous le prenons dans 2 heures 🙂 Conception étrange, non ?

  58. Jeremy dit :

    J’ai déja vu chez des patients intubé ventilé, associé a une augmentation de la morphine, l’arret de l’alimentation de facon courante. Le contexte est surement un peu different mais ca m’a parut malgrès tout plutot bizarre de faire ça surtout quand cela dure avant le décès?

  59. Ma dit :

    Déjà vu oui malheureusement…

  60. Cathy dit :

    Chez nous on conserve systématiquement l’hydratation

  61. Ludivine dit :

    Moi j’ai eu le cas dans mon service. Un patient en soins palliatifs avec arrêt de l’alimentation par la gastronomie (+ arrêt de la dialyse), mis sous Morphine la journée et Hypnovel la nuit!

  62. Audrey dit :

    A l’école durant les cours concernant la fin de vie on nous a dit que l’arrêt de la nutrition et de l’hydratation était « normal » car ce sont des traitements …

  63. Anonyme dit :

    Réponse reçue en message privé d’une lectrice qui souhaite rester anonyme : « moi je travaille dans une maison de retraite. Souvent on augmente les morphinique, et on arrête toute alimentation et hydratation. Seul, le soins du corps est préservé. C’est une décision d’équipe et souvent prise avec les familles, mais pas toujours. Avant quand j’étais a l’hôpital, moi non plus je n’avais jamais vu cela. Mais je crois que le fait d être dans un établissement dit ‘isolé’ permet cela , je ne sais pas . »

  64. Cathy dit :

    La patiente en question avait 98 ans, avc massif, et cette décision a été prise par l’unité moile de soins palliatifs

  65. Sophie dit :

    C’est plutôt l’inverse que j’ai vu dans mon service où il y avait maintien de la nutrition en fin de vie. Et ne pas s’alimenter ne provoque pas une accélération de survenue du décès. Par contre l’hydratation me semble le plus important.

  66. Vince dit :

    et le parentéral c’est pour les cochons d’inde? une vvc et basta…chacun a le droit de mourir dignement et sans souffrance…je n’ai jamais vu d’arrêt de nutrition avec cet objectif…enfin si certain prescripteur font ce genre de chose , ils peuvent peut être repasser leur C.A.P. Médecine …ou faire carême a vie…

  67. Anne-Laure dit :

    Comme Élisabeth j’ai pu voir des décès accélérés par augmentation de morphiniques…. Je trouve que l’arrêt de l’alimentation paraît barbares ( sauf contexte particulier)

  68. Anonyme dit :

    arrêt de la nutrition ? est ce légal ? Non parce que si on part du principe qu’on le ait parce que la loi Léonetti n’est pas complète pourquoi partir en dehors de la loi ? jamais vu et ça me parait barbare. ( comme vu précédemment sur les grands prémas sur le même principe d’arrêt de nutrition)

  69. Cathy dit :

    J’ai vu un cas dans lequel on a arrêté la nutrition, mais c’était car elle faisait des pneumopathies d’inhalation à répétition.

  70. Ju dit :

    Personnellement provoquer le décès par arrêt de la nutrition et dc laisser le patient mourir de faim me pose pb. Ms après cela dépend du contexte général de prise en charge

  71. Elisabeth dit :

    j’ai pu voir des décès accélérés par augmentation des anti douleurs et sédatifs…mais pas par arrêt de la nutrition

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