La vaccination de plus en plus confrontée aux hésitations des populations

Selon l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), les pays qui tentent de combler les lacunes en matière de vaccination sont de plus en plus souvent confrontés à des personnes qui retardent ou refusent des vaccinations pour elles-mêmes ou pour leurs enfants.

injectionDans un numéro spécial de la revue Vaccine, publié le 18 Août dernier pour lequel l'OMS a été sollicité, des experts ont étudié dans quelle mesure l'hésitation face à la vaccination limite la couverture vaccinale et ont envisagé des stratégies pour y remédier.

Selon l'OMS, un enfant sur cinq dans le monde ne reçoit pas systématiquement les vaccins vitaux et, chaque année, 1,5 million d’enfants meurent de maladies que les vaccins existants permettraient d’éviter.

"L'hésitation face à la vaccination est le fait de retarder ou de refuser une vaccination sûre malgré sa disponibilité. Il s’agit d’un problème complexe, qui dépend des circonstances, ainsi que du moment, du lieu et des vaccins en question. Plusieurs facteurs entrent en jeu, dont la désinformation, la complaisance, la commodité et la confiance" explique l'OMS.

Les auteurs de l’éditorial de la revue font observer que, «comme l’a montré tragiquement la récente crise provoquée par la maladie à virus Ebola, il est essentiel de collaborer avec les communautés et de persuader les individus de changer d’habitudes et de comportements pour remporter des succès en santé publique. Il en va de même pour l’hésitation face à la vaccination

Les recommandations proposées par l’OMS visent à mieux faire comprendre le phénomène d’hésitation face à la vaccination, ses déterminants et les problèmes qu’il pose. Elles suggèrent aussi aux organisations des moyens de mieux faire accepter les vaccins, de partager des pratiques efficaces et de mettre au point de nouveaux outils pour évaluer cette hésitation et y remédier.

"L’hésitation face à la vaccination est parfois liée à l’innocuité des vaccins mais ce n’est qu’un facteur parmi beaucoup d’autres, comme les croyances négatives basées sur des idées fausses (consistant à prétendre, par exemple, que la vaccination des femmes entraîne la stérilité), la désinformation, la méfiance envers les professionnels de la santé ou le système de santé, le rôle de leaders influents, le coût ou encore les obstacles géographiques" explique l'OMS.

Un problème complexe qui se pose à l'échelle mondiale

Les auteurs précisent qu’il n’y a pas de «recette miracle» ou de stratégie efficace dans tous les cas d’hésitation face à la vaccination. "L’ampleur et les caractéristiques du problème varient et doivent être déterminées dans chaque cas afin de mettre au point des stratégies adaptées pour mieux faire accepter la vaccination. Une communication efficace est essentielle pour dissiper les craintes, répondre aux préoccupations et favoriser l’acceptation de la vaccination".

L’hésitation face à la vaccination ne serait pas un problème propre aux pays à revenu élevé, mais un problème complexe qui se pose à l’échelle mondiale, qui évolue rapidement et qui prend des formes très variables.

Il ressort d’entrevues avec des responsables de la vaccination dans les Régions de l’OMS que, dans certains cas, des minorités ethniques particulières, en milieu rural, et des communautés isolées étaient concernées, mais que des personnes aisées habitant en milieu urbain s’inquiétaient aussi de l’innocuité des vaccins. À certains endroits, ces préoccupations sont exprimées par des sous-groupes d’objecteurs religieux ou philosophiques.

"Certains déterminants de l’hésitation face à la vaccination peuvent être à la fois des obstacles et des facteurs favorisants". Ainsi, les experts notent que les personnes d’un niveau d’instruction plus élevé ne vont pas forcément accepter les vaccins.

En fait, plusieurs études montrent qu’un niveau d’instruction plus élevé peut même être un obstacle à l’acceptation des vaccins dans certains contextes alors que d’autres études montrent que l’instruction favorise l’acceptation des vaccins dans différentes régions. La crainte des aiguilles peut aussi être un facteur de refus de la vaccination, et l’OMS va publier, en septembre 2015, une note de synthèse sur l’atténuation de la douleur.

Rédaction ActuSoins

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Réactions

5 réponses pour “La vaccination de plus en plus confrontée aux hésitations des populations”

  1. la faute à qui aussi ?? régulièrement les journalistes nous ppondent des articles sur la vaccination et ses risques

  2. avec l’arrivée des milliards des gens dans nos frontières avec bcp des maladies et mm pas mis en quarantenaire on verra arriver des maladies qui avaient été éradiqués, depuis quelques années en France commencent apparaître la tuberculoses apporté par les migrants de l’Afrique du Nord et l’Afrique Noir

  3. Lé Na dit :

    Pff..Et une fois malade,il y aura encore de l’hésitation ?

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