Fragilisés par la crise, les étudiants en santé se mobilisent demain

La création d'un "chèque santé mentale" et la possibilité d'un retour au présentiel "à 20%" dans les universités  ne seront pas suffisants pour atténuer le malaise actuel des étudiants en France. Parmi ces derniers, les étudiants en santé, particulièrement fragilisés par la crise. 

Fragilisés par la crise, les étudiants en santé se mobilisent demainLes associations des étudiants en soins infirmiers, en médecine, en psychomotricité, en pharmacie, en maïeutique, en audioprothèse, en masso-kinésithérapie, en orthophonie, en ergothérapie et en odontologie ainsi que les associations des internes en pharmacie et en médecine générale, étudiantes), maintiennent une mobilisation demain, à l'appel de la Fage (Fédération des associations générales étudiantes) dont elles sont membres.

"Les annonces faites [par Emmanuel Macron jeudi, voir encadré, ndlr] sont un premier pas pour répondre à la détresse des étudiant.e.s", a considéré la Fage dans un tweet. Mais "il faut continuer les efforts", a-t-elle ajouté. La fédération demande notamment "un retour en présentiel corrélé à un protocole sanitaire fixe" et "un investissement majeur dans les services de santé universitaires", fait-elle savoir dans un communiqué. 

Malaise général

"Les étudiant.e.s bafoué.e.s par la perte de désir d'apprendre, par la perte d'un épanouissement que seule l'entrée dans les études supérieures peut procurer, mais surtout par la perte de qualité d'un enseignement que seule sont allocution dans un amphithéâtre leur apporte - disent stop", annonçait déjà un communiqué daté du 21 janvier. 

Concernant la mobilisation,  "nous rejoindrons l'ensemble des étudiants de l'enseignement supérieur dans les universités. Nous serons donc, la FNESI comme les ESI (Etudiants en soins infirmiers) présents dans les campus le 26 janvier entre 14h et 17h", fait savoir la FNESI (Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers).

Rédaction ActuSoins

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Les annonces 

Lors d'un déplacement sur le campus de l'université Paris-Saclay, le président de la République, Emmanuel Macron a annoncé travailler pour "qu'un étudiant, qu'il soit en licence ou en master ait à peu près les mêmes droits" qu'une personne qui travaille. "S'il en a besoin, il doit pouvoir revenir travailler une journée par semaine à l'université pour faire du présentiel".

Il a aussi évoqué le dispositif "chèque soutien psychologique" annoncé par le premier ministre la semaine dernière. 

"Dans les semaines qui viennent, l'objectif qu'on s'est donné, pour faire de ce fameux 'chèque psy', c'est de pouvoir travailler avec les CHU, les CH et les psychiatres qui sont dans ces centres, avec l'ensemble des universités" pour "mettre en place un dispositif où tout étudiant, par lui-même ou sollicité par un proche [...], puisse avoir accès à un parcours de soins, et éventuellement une consultation", a-t-il indiqué.

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