La pénibilité au travail plus élevée dans la FPH fonction publique hospitalière

La pénibilité au travail déclarée par les salariés est plus élevée dans la fonction publique hospitalière que dans les autres versants et le secteur privé, selon une étude de la direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares, ministère du travail). 

La pénibilité au travail plus élevée dans la fonction publique hospitalièreLes expositions aux risques professionnels y sont présentées par type de contraintes : physiques, organisationnelles, expositions aux agents biologiques et aux nuisances chimiques, ainsi que risques psychosociaux. 

Risques psychosociaux...

Concernant les risques psychosociaux, les agents de la FHP estiment à 57,7% souffrir d'un "manque de reconnaissance" contre 50,6% en moyenne, tous types d'employeurs confondus. Ils estiment à 18,5% faire face à des "comportements hostiles" (contre 16,6% de moyenne) et à 35,3% être en situation de job strain (stress au travail) avec une "forte demande psychologiques et faible latitude décisionnelle" (contre 26,9% de moyenne). 

Les hospitaliers sont également plus exposés aux contraintes organisationnelles avec par exemple : 88,5% des agents "en contact avec le public" dont 69,1% en contact tendu avec le public même "occasionnellement" (contre 49,9% de moyenne public et privé confondus). 


45,6% travaillent "au moins 10 dimanches par an" '20,5% de moyenne), 44,5% estiment "devoir toujours ou souvent se dépêcher" (35% de moyenne), 37,2% considèrent avoir un "temps insuffisant pour effectuer correctement son travail" (28% de moyenne), 35,1% estiment "ne pas avoir un nombre de collègues suffisant pour effectuer correctement son travail" (20,2% de moyenne). 

...et exposition aux agents biologiques

Concernant l'exposition aux agents biologiques, les hospitaliers sont également les plus touchés avec 72,8% exposés "à un ou plusieurs agents biologiques" (contre 24,9% de moyenne). De même pour l'exposition aux agents chimiques avec 57% des agents exposés (contre 32,3% de moyenne). 

En ce qui concerne les contraintes physiques, les agents de la FPH sont encore en première ligne avec notamment 82,7% qui estiment subir des "contraintes posturales et articulaires" (contre 71,5% tous types d'employeurs confondus), 53,5% qui font de la "manutention manuelle de charges" (34,3% de moyenne) et 31,1% dans des "situations avec contraintes visuelles" (30% de moyenne); 

Rédaction ActuSoins (sources :  APMnews et rapport DARES)

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