Les hôpitaux et Samu approvisionnés en atropine comme antidote aux gaz toxiques

Dans un arrêté du 14 novembre, la Direction générale de la santé (DGS) autorise la pharmacie centrale des armées à approvisionner les SAMU en sulfate d’atropine. Cette substance est le seul antidote aux gaz toxiques comme le gaz sarin, en cause dans l’attentat terroriste de 1995 dans le métro de Tokyo.

aiguille_seringue_main_infirmiere-1024x683Ce produit fait partie de l’arsenal classique des combattants, qui disposent de formes auto injectables, mais les hôpitaux n’en disposaient pas jusque-là, l'atropine n'ayant jamais reçu auparavant d'autorisation de mise sur le marché français (AMM).

Pour que les SAMU puissent en disposer, le Service de santé des armées (SSA) a déposé mi-2014 une demande d’AMM et l’ANSM la lui a délivrée début novembre.

« Compte tenu de ce calendrier, nous n’étions pas en mesure de fournir des doses répondant au cahier des charges de l’AMM en temps et en heure avant la COP21 », souligne François Chotard, officier de communication du SSA, au journal Le Monde. D’où la décision de puiser dans les stocks réservés en principe à l’armée.

La mise à disposition dérogatoire a été décrétée, considérant que "les contraintes de fabrication et d'étiquetage ne permettent pas sa mise à disposition dans des délais compatibles avec l'organisation de la COP 21", et l'absence d'équivalent dans la pharmacopée.

La DGS, comme le SSA, précisent que « cette mesure était prévue pour la préparation de la Conférence des Nations unies sur le climat de Paris (COP21) et n’a pas été prise suite aux attentats de vendredi ». La conférence, qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre au Bourget (Seine-Saint-Denis), devrait accueillir 40 000 participants dont de nombreux chefs d’Etat.

Le décret édicté par la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, indique qu'"à titre dérogatoire, le sulfate d'atropine solution injectable 40 mg/20 mL PCA, fabriqué par la Pharmacie centrale des armées, peut être acquis, stocké, distribué, prescrit, dispensé et administré pour la prise en charge des personnes exposées à des neurotoxiques organophosphorés (insecticides organo-phosphorés, neurotoxiques de guerre et carbamates, médicaments parasympathomimétiques ou cholinomimétiques), par les professionnels de santé intervenant dans le cadre des services d'aide médicale urgente".

L'approvisionnement des établissements français en atropine sera réalisé par l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS).

Elle sera conditionnée sous forme d’ampoules de 20 millilitres, une quantité suffisante pour dix seringues. Contrairement aux formes auto-injectables, elle devra être administrée par un professionnel de santé.

Rédaction ActuSoins, avec Le Monde et LégiFrance

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Réactions

28 réponses pour “Les hôpitaux et Samu approvisionnés en atropine comme antidote aux gaz toxiques”

  1. C’est bien comme sa sils avaient pas encore eu l’idée maintenant ils l’ont!

  2. Ils nous font psychoter avec tt ce qu’ils disent !!!!

  3. Et puis toute façon le jour où ça arrivera sera t-on prêt ? Car il n’y a pas que les SAMU SMUR qu’il faut informer préparer. Quid des SAU, du privé, des secouristes, des ambulanciers…

  4. C’est la prochaine guerre. Si on pouvait cette fois-ci ne pas attendre 130 morts pour agir et anticiper ce serait sympa. Bien cordialement.

  5. Patty Celcal dit :

    Stéphane Madkaud Monique Agricole Gisele Moutamalle Tobias Ayi D’almeida Djdespe Tisia VyVynou Chan

  6. Trêve de plaisanterie. .la seule chose efficace serait que chacun ait son masque a gaz et sa seringue d atropine auto injectable. ..

  7. Arrêtez de psychoter.. j en utilise tous les jours au bloc… la moitié du stock de l hôpital est ds mes tiroirs.. 🙂

  8. Justine Desavenelle Justine Jacquinet Lepage Fanny le truc dont je vous ai parlé hier …

  9. Aucun sommet avant n avait nécessité la fermeture des frontières et ce genre de mesures …. Bien sûr que les responsables de notre sécurité sont sur les dents

  10. Décret passé le 14 novembre 2015, publié au JO du 15 novembre…

  11. Mon AFGSU 3 est loin mais ça fait pas parti du protocole quand on dépasse le niveau rouge du vigipirate?

  12. Cela faisait partie du protocole déjà prévu pour la COP21, en prévision du risque d’attaque lors de ce rassemblement. D’où aussi les exercices qu’ont effectué plusieurs hôpitaux parisiens face à un scénario catastrophe, pour certains le matin même du 13 novembre. Il y a toujours un risque, mais pas de psychose…

  13. Ils ont annoncé avoir peur d’une attaque au gaz sarin

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