Avec l’implantation pérenne du moustique tigre… dengue et chikungunya dans l’hexagone

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Le moustique tigre, vecteur de ces deux maladies, colonise un nombre croissant de départements, augmentant la probabilité de contaminations dans l'Hexagone.

moustique-tigre-une-surveillance-accrue-dans-le-sud-de-la-france-99-250x233Il va désormais falloir s'habituer à soigner des patients atteints de la dengue ou du chikungunya en métropole, car Aedes albopictus, le moustique qui transmet ces maladies, s'installe de manière pérenne.

Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l'Institut national de veille sanitaire (InVS), fait le point sur ces deux arboviroses.

Aperçu pour la première fois en métropole en 2004 dans les Alpes-Maritimes, le moustique tigre, ainsi surnommé en raison de son abdomen rayé, est implanté dans 18 départements du sud de la France. Il a aussi été repéré récemment dans huit autres dans le Nord et l'Ouest.

"Avec l'intense circulation internationale des personnes et l'implantation croissante d'Aedes albopictus en zone tempérée, le risque [de dengue et de chikungunya] est maintenant globalisé et ne fera que croître avec la progression de l'implantation du moustique tigre", résume Jean-Claude Desenclos, directeur scientifique à l'InVS, dans l'éditorial du BEH.

"Il est illusoire de penser que l'on puisse s'en débarrasser, car nous ne disposons pas, à l'heure actuelle, d'outils assez efficaces pour cela, même si diverses recherches sont menées en ce sens", confirme Vincent Robert, entomologiste médical à l'Institut de recherche pour le développement, cité par Le Figaro Santé.

"En métropole, on estime que plus de 2000 cas importés (retours de voyage) de chikungunya et plus de 900 cas importés de dengue ont été diagnostiqués en 2014", indique le Dr Harold Noël, épidémiologiste à l’Institut national de veille sanitaire (InVS).

En outre, en 2014, quatre cas autochtones (contractés en métropole sans avoir voyagé) de dengue ont été détectés en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, ainsi qu’un foyer autochtone de chikungunya (11 cas confirmés + un cas probable) dans l’agglomération de Montpellier.

Rédaction ActuSoins

 

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