Ile-de-France : trois nouveaux protocoles délèguent des actes à des infirmières

Trois arrêtés de l'ARS Ile de France mettent en place des protocoles de coopération entre professionnels de santé, concernant le dépistage de la rétinopathie diabétique, le suivi des plaies complexes et des échographies.

Ile-de-France : trois nouveaux protocoles délèguent des actes à des infirmièresAu 11 juin dernier, 25 protocoles de coopération étaient autorisés en Ile-de-France.

Par un arrêté en date du 21 août, l'ARS Île-de-France a autorisé trois protocoles de coopération entre professionnels de santé consistant à déléguer certains actes à des infirmières.

Il s'agit de la "réalisation de photographies du fond d'œil dans le cadre du dépistage de la rétinopathie diabétique par un orthoptiste ou un infirmier en lieu et place d'un ophtalmologiste".

Déjà autorisé en Pays de la Loire par un depuis mai dernier, ce protocole est, selon l'ARS,  "de nature à répondre au besoin de santé de la région Île-de-France et à l'intérêt des patients".

Deux autres arrêtés autorisent  d'une part, le protocole de coopération "Évaluation et suivi de plaies complexes et/ou à retard de cicatrisation par un IDE expert en plaies et cicatrisation dans le cadre d'un réseau pouvant fonctionner en télémédecine", déjà été autorisé en Languedoc-Roussillon le 9 juillet dernier.

D'autre part,  à la demande de professionnels de santé exerçant au groupe hospitalier La Pitié-Salpêtrière de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), le protocole "Réalisation d'échographies des veines et/ou artères des membres supérieurs par une infirmière en lieu et place d'un médecin" consiste à confier à une infirmière la réalisation des échographies et "l'interprétation utile à la réalisation d'un prélèvement ou la pose d'un dispositif de perfusion". 

L'ARS considère que "la ponction avec échographe portable doit augmenter le taux de réussite en repérant une structure vasculaire non visible et parfois non palpable" et que l'"utilisation des échographes portables doit diminuer la douleur des patients présentant un abord veineux ou artériel difficile". Le protocole en question doit aussi permettre de recourir moins souvent aux médecins anesthésistes.

Les professionnels de santé qui s'engagent à appliquer l'un de ces protocoles sont tenus de faire enregistrer leur demande d'adhésion auprès de l'ARS. Un recours contre ces autorisations peut être formé devant le tribunal administratif compétent dans un délai de deux mois à compter de la publication des arrêtés.

Rédaction ActuSoins, avec Hospimedia

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