
“Des milliers d’infirmières répondaient chaque jour, signe d’un intérêt certain sur la question. Les réponses se faisaient par mail, ce qui permettait d’éviter les doublons” explique le syndicat.
20 585 réponses, l’enquête n’est pas terminée
Le SNPI avait déjà posé la même question aux professionnels en juin 2013. A l’époque, 20213 infirmier(e)s, cadres ou infirmier(e)s spécialisées avaient répondu défavorablement à l’hypothèse d’un tronc commun en première année. “A l’époque, 65,65% des ces professionnels étaient déjà hostiles à une première année commune aux formations paramédicales. Ce rejet est donc renforcé. Nous ne souhaitons pas que certains se retrouvent dans une telle filière par dépit, au vu de ses résultats scolaires. Nos professions doivent se faire par choix” estime le SNPI.
“On nous pousse vers l’interdisciplinarité au motif que les professionnels de santé doivent se connaître davantage. Outre le fait que cette orientation nous semble davantage liée à des impératifs économiques qu’à une amélioration de l’efficacité de notre formation, nous souhaitons le respect des trois filières professionnelles : soins infirmires, médico-technique, réeducation. Ces cours en commun seraient surtout utiles en 3e année, car là les étudiants de chaque filière ont une meilleure reconnaissance de leur futur métier, et la collaboration interprofessionnelle y aurait tout son sens” observe Thierry Amouroux, secrétaire général du SNPI sur le site du syndicat.
Pour/Contre : Les réactions de terrain
Les réactions recueillies par le SNPI dans le cadre de la consultation des professionnels sont assez variées. Il y a ceux qui sont en faveur de cette première année commune (32%). “Les infirmières en seraient les principales bénéficiaires en relevant le niveau de leurs études, qui est en deçà des autres paramédicaux. Cela permettrait peut-être d’éviter les abandons au cours de la première année. Oui, à la condition que cette année vienne en plus des 3 années d’études, cela permettrait aux étudiants de peaufiner leur choix et de s’orienter en meilleure connaissance…” figurent parmi les arguments évoqués par ces professionnels en faveur d’un tronc commun pour la première année.
“Il faut conserver nos spécificités et non se faire noyer dans la masse. Avec un tronc commun, la première année serait consacre à la découverte de tous ces métiers, le risque pour les deux années suivantes serait le manque de temps pour pouvoir abordre tout le programme. Il faudrait alors augmenter d’une année supplémentaire la formation. Devenir infirmière doit être un choix réfléchi et non un lot de consolation…” estiment quant à eux les détracteurs de cette suggestion.
Le SNPI indique que l’enquête se terminant à la fin de l’année, il est toujours possible de voter.
Rédaction ActuSoins
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