François Braun annonce la réforme de la profession infirmière

Invité de la Matinale de Cnews ce matin, le ministre de la santé et de la prévention a annoncé le lancement d'une grande concertation pour refonder "complètement" la formation infirmière et la profession infirmière. 

Alors qu'une étude de la DREES à paraître - article à lire demain sur ActuSoins.com, ndlr - montre que 10% des étudiants en soins infirmiers abandonnent au cours de la première année, François Braun, ministre de la santé et de la prévention mise sur une réforme de la formation et de la profession pour fidéliser étudiants et professionnels.

Si les jeunes renoncent pendant leurs études, c'est "parce qu'ils ne trouvent pas dans la formation, dans les études, ce à quoi ils s'attendent. Il y a une discordance entre les études et la réalité du terrain", a-t-il expliqué sur Cnews. 

Annonçant le lancement d'une "grande concertation" avec les professionnels, il espère pouvoir lancer une réforme de la formation dès la rentrée 2024. 

Il s'agit aussi de "refonder ce métier d'infirmier, qui n'a pas été modifié depuis 2004", a-t-il indiqué. "Ça fait 20 ans qu'on n'a pas modifié le décret de compétences des infrmiers [...]. Moi, ce qui m'intéresse, c'est de donner des missions aux infirmiers, et, dans ces missions, ils travailleront main dans la main avec les médecins. C'est comme cela aussi que le médecin pourra prendre en charge plus de patients". 

L'annonce a été saluée par l'Ordre national des infirmiers qui réclame cette réforme depuis de nombreuses années, a indiqué Grégory Caumes, directeur adjoint en charge des services internes et des relations institutionnelles de l'ONI, sur les réseaux sociaux. 

Les autres organisations infirmières ne devraient pas tarder à réagir, elles aussi. 

Rédaction ActuSoins

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Réactions

7 réponses pour “François Braun annonce la réforme de la profession infirmière”

  1. Roby dit :

    Depuis des années et des années le ministère de la santé a lancé des consultations concernant la profession et les étudiant en IFSI , cela est resté dans les placards ou les cartons d’ailleurs tout ce que les cadre de santé avez proposé est resté dans les cartons !!
    Le problème d’encadrement des élèves lors de leur stage dans les services n’est pas à la hauteur de ce que l’élève attend , tout cela est la cause que le jour où l’on a retiré les cadres pour les mettre derrière un ordinateur pour effectuer des statistiques qui ne servent à rien !!! on a fait l’école de cadre c’est pour encadrer un service avec la totalité d’une équipe maintenant on ne peut parler d’équipe !!!
    Un ancien cadre sup de santé !!

  2. Lausm dit :

    J’ai fait mes études dans les années 90 (94-97), le constat était le même. Il y avait un tri sur les trois années, avec la même proportion d’hommes en formation. Bref rien de nouveau sous le soleil, on nous réinvente l’eau chaude.
    Que les étudiants ne rencontrent pas ce à quoi ils s’attendent, c’est un peu la vie réelle: on se prend le mur de la réalité dans la face, et on apprend à négocier avec. C’est pour cela qu’il faut avoir des concours avec des entretiens, pour sonder les élèves dans une relation directe et réelle, et pas d’après un formulaire sur parcoursup. C’est la condition à un pré-tri indispensable, et malgré ce tri, lorsque j’ai fait la formation, ça n’a pas empèché un certain nombre de départs.
    La discordance entre les études et la réalité du terrain, elle, est à la mesure de la discordance entre ce qu’on est censé pouvoir appliquer dans les soins, et les moyens matériels et humains alloués pour ce faire: quand on bricole avec des bouts de ficelle, on a les résultats en conséquence. Le seul endroit où j’ai travaillé dans de vraies conditions correctes, c’est en Suisse. Je n’ai jamais retrouvé un tel cadre de travail depuis. C’est dire.
    Mais donner des missions pour jouer au docteur (et probablement pallier au non-succès des IPA), c’est super, c’est juste continuer comme d’hab à faire plus pour pas payé bien plus, avec moins de moyens constants.
    Mais tout le monde va se gausser devant un grand passage de vernis pour faire briller ce qui se délite, alors que le vrai problème c’est de donner des moyens véritables pour que le système de santé puisse accomplir ses missions, donc que les soignants en poste puissent encadrer décemment les élèves, et là on aura des conditions meilleures de transmission des compétences.
    Si la transmission des compétences est encore un véritable enjeu, plus que le fait d’avoir des IDE 4.0 dont on peut faire ce qu’on veut dans un système dégradé et qui trouveront super des conditions que les générations précédentes sauront être en fait indignes.

  3. Lecointe dit :

    Revoir notre décret de compétences pour qu’on en fasse toujours plus pour le même salaire.Revoyé la grille salariale et faites en sorte que l’écart de salaire entre l’IDE et l’AS soit important car franchement pourquoi s’embêter avec toutes ces responsabilités pour si peu

    • DeVal dit :

      Le problème dans votre raisonnement, c’est l’écart avec le contexte actuel.

      Avez-vous déjà travaillé dans 1 EHPAD ? Dans certains EHPAD, les AS sont quasiment des IDE en actes et dans ce qu’on leur demande de faire.

      La loi n’est plus respectée malheureusement

  4. Pseudo dit :

    il faut maintenir parcoursup qui est garant d’équité et il faut supprimer les IFSI et transférer toute la formation à l’université

  5. manureva dit :

    une bonne réforme de la formation en soins infirmiers commencerait par rétablir un concours d’entrée en institut de formation , avec un entretien de motivation , pour que le candidat soit informé sur ce quoi il s’engage n’importe qui ne peut être IDE, ancien IBODE j’ai vu au cours de ma vie pro , au moment de la formation des étudiants venir de partout et nul part incapable de suivre cette formation dès qu’ils ( elles ) ont été mis au pied du mur face à des malades : démission de la formation ,car trop difficile d’affronter la réalité du soin , les horaires et le fait de devoir travailler le week-end ou la nuit ; parcousup est une aberration pour ce genre de formation

    • cocoisard dit :

      Oui, c’est sûr , on ne peut pas considérer la formation au métier d’infirmier comme le reste des autres métiers … Lorsqu’on travaille et agit sur de l’humain ,on se doit d’avoir certaines qualités ainsi qu’une maturité que nombres d’étudiants n’ont pas forcément à 18 ans.
      Donc , remettre au goût du jour le fameux concours d’entrée qui sélectionnait très bien les candidats .

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