Salon infirmier : accompagnement du patient en fin de vie et développement de l’accès aux soins palliatifs

Le Salon infirmier et les Journées nationales des infirmiers libéraux (JNIL) se tiendront du 8 au 10 novembre 2021 à Paris. Un moment fort qui permettra notamment de faire un premier bilan après près de deux ans de crise sanitaire. Trois jours de formation, de rencontres, de conférences scientifiques et d’ateliers pratiques.

ActuSoins a choisi de vous présenter, en avant-première, une action DPC sur l'accompagnement des patients en fin de vie. 

Salon infirmier : accompagnement du patient en fin de vie et développement de l’accès aux soins palliatifs

« Chez McDo, le slogan est ‘’Venez comme vous êtes’’. Pour accompagner un patient en soins palliatifs, c’est pareil ». Idriss Farota-Romejko, cadre de santé en unité de soins palliatifs au groupe hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon, injecte un peu de légèreté sur un sujet grave : l’accompagnement de la fin de vie.

A ses yeux, il y a la théorie, évidemment, qui enseigne la « juste distance » entre le soignant et le patient.

Mais cette expression a ses limites car, au-delà, il existe l’expérience qui se transforme en expertise. Et puis, chaque soignant fait avec son histoire, son parcours, son vécu dans cette relation soignant-soigné si particulière. « On peut être ému, car il faut rester sensible. Mais si un professionnel est bouleversé, cela veut peut-être dire qu’il est en danger car il n’arrive plus à se protéger », souligne le cadre de santé.

Il évoque aussi « le deuil des soignants », jamais abordé dans les études, contrairement à celui des familles. « Dans les Ehpad ou dans les services chroniques, souligne-t-il, les soignants construisent une relation avec les patients. Quand ils meurent, la relation se termine, mais nous on reste ».


Pour aller plus loin : formations DPC pour les infirmiers et infirmières

Des questionnements

En unité de soins palliatifs, les équipes sont soudées autour des mêmes valeurs. Dans d’autres services (oncologie, hépato-gastrologie...), des questionnements peuvent émerger. « Pourquoi imposer à un patient diabétique en train de mourir une glycémie capillaire trois fois par jour, peuvent demander des membres de l’équipe soignante », prend comme exemple le cadre de santé.

Le secteur des soins palliatifs regorge de bonnes volontés. Dommage que l’accompagnement de la fin de vie soit trop souvent vu sous le prisme hospitalier, alors que des infirmières en Ehpad ou les infirmières libérales doivent faire avec les moyens du bord pour accompagner au mieux leurs patients et activer leurs réseaux d’équipes mobiles. Une détermination qu’il souhaiterait mieux faire connaître car les infirmières, où qu’elles exercent, apportent « leur regard » et leur expertise de la symptomatologie.

Dans les USP (unités de soins palliatifs) elles ont acquis ont vrai pouvoir. « Ce qui se passe dans ces unités devrait en fait se passer partout ailleurs. Ici, les infirmières n’ont pas peur de prendre la parole et d’affirmer leur point de vue ».

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Cette action DPC se tiendra le 8 novembre de 10h à 16h.


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