Salon infirmier : Soins infirmiers post-opératoires du patient en retour précoce à domicile

Le Salon infirmier et les Journées nationales des infirmiers libéraux (JNIL) se tiendront du 8 au 10 novembre 2021 à Paris. Un moment fort qui permettra notamment de faire un premier bilan après près de deux ans de crise sanitaire. Trois jours de formation, de rencontres, de conférences scientifiques et d’ateliers pratiques.

Salon infirmier : Soins infirmiers post-opératoires du patient en retour précoce à domicileActuSoins a choisi de vous présenter, en avant-première, une action DPC sur les Soins infirmiers post-opératoires du patient en retour précoce à domicile

C’est une mini-révolution qui a lieu dans le domaine de la prise en charge du patient post-opératoire. Initiée en 2014 au CHU de Clermont-Ferrand par le professeur Karem Slim, qui s’est inspiré des pratiques scandinaves, la Récupération Améliorée Après Chirurgie (RAAC) est une approche globale du patient favorisant le rétablissement précoce de ses capacités après la chirurgie.

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« Avec le développement de la chirurgie ambulatoire, les malades sont amenés à sortir plus tôt. Par conséquent, les soins à domicile sont plus importants, contextualise Karem Slim. Avant, un patient qui se faisait opérer du colon ou de la hanche restait douze ou quatorze jours à l’hôpital puis, une fois chez lui, n’avait besoin que de soins très légers. Aujourd’hui il sort au bout de cinq jours. C’est ce laps de temps qui implique des soins plus importants, non seulement des pansements, mais des drains, des sondes… »

Afin d’éviter d’éventuelles complications, et conformément à l’avenant 6 à la Convention Nationale des infirmiers et infirmières libérales, les infirmiers à domicile ont désormais un rôle à jouer, en parallèle des équipes de soins qui peuvent continuer une surveillance du patient rentré chez lui (sms, appels, applications médicales…) et des proches, sensibilisés à l’apparition de symptômes traduisant une complication.

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Le patient et le système de santé gagnants

Avec cette méthode, le patient est gagnant car « les complications sont moindres : on compte moins d’infections urinaires, respiratoires - puisqu’il y a moins de tuyaux - ou phlébites. Ce programme améliore aussi les défenses immunitaires car les patients sont moins dénutris : ils restent à jeun sur une période plus courte. Le risque d’infection nosocomiale est aussi réduit.

Les patients, notamment âgés, gagnent en qualité de vie en subissant moins de troubles cognitifs liés à l’hospitalisation », détaille encore le professeur chirurgien. Gagnant enfin le système de santé, qui peut ainsi réduire le coût des hospitalisations en raccourcissant leur durée.

La RAAC est actuellement minoritaire – 15 à 20 % des patients pris en charge globalement selon les données de la PMSI – mais ses avantages, nombreux, pourraient convaincre plus d’un service de l’adopter. D’autant plus qu’une partie de ces soins sont désormais remboursés quand le patient est « codé » RAAC, se satisfait Karem Slim.

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