Violence à l’encontre des enfants : la Covid-19 a des conséquences “dramatiques” dans le monde, alerte l’OMS

Chaque année, un enfant sur deux dans le monde - soit environ un milliard d' - est victime d'actes de violence physique, sexuelle ou psychologique qui entraînent des traumatismes, des handicaps voire le décès, parce que les pays ne parviennent pas à appliquer les stratégies établies pour les protéger.  Avec la pandémie de Covid, la situation est "dramatique", alerte l' dans un rapport. 

Le rapport - publié par l'OMS, l’UNICEF, l’UNESCO, la Représentante spéciale du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies chargée de la question de la violence contre les enfants et le Partenariat pour l’élimination de la violence - rend compte des progrès accomplis dans 155 pays par rapport au cadre "INSPIRE", une série de sept stratégies pour prévenir et combattre la violence à l'encontre des enfants. 

La violence à l'encontre des enfants a toujours été omniprésente, et la situation pourrait maintenant sensiblement s'aggraver, estiment les organisations.

 "En raison du , de la fermeture des établissements scolaires et de la restriction des déplacements, beaucoup trop d’enfants ont dû rester avec les personnes qui les maltraitent et n’ont pas pu aller à l’école, où ils auraient été normalement à l’abri. Il faut d’urgence faire davantage d’efforts pour protéger les enfants pendant cette période et après, y compris en considérant les travailleurs sociaux comme essentiels et en renforçant les services d’aide téléphonique à l’enfance", explique Henrietta Fore, directrice générale de l’UNICEF, citée dans un communiqué. 

Cyberharcèlement

"Avec la pandémie de et la fermeture des établissements scolaires qu’elle a entraînée, nous avons constaté une recrudescence de la violence et de la haine en ligne, y compris du harcèlement. Maintenant que les établissements scolaires commencent à rouvrir, les enfants expriment leur crainte de retourner à l’école. Nous sommes collectivement responsables de veiller à ce que tous les enfants soient en sécurité à l’école. Nous devons réfléchir et agir collectivement pour mettre un terme à la violence en milieu scolaire et dans nos sociétés en général" , inidique Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO.


Les mesures de confinement et la fermeture des établissements scolaires ont limité les sources habituelles de soutien aux familles et aux personnes (amis, famille élargie, professionnels). Ainsi, les victimes ont encore moins la possibilité de gérer les crises et la réorganisation de leur vie quotidienne.

"On a observé une forte augmentation du nombre d’appels aux centres d’aide téléphonique aux enfants maltraités et aux victimes de violence du partenaire intime (...) On a observé une recrudescence des comportements néfastes en ligne, dont le cyberharcèlement, les conduites à risque et l’exploitation sexuelle", indique l'OMS. 

Agir pour protéger

L’OMS et ses partenaires continueront à collaborer avec les pays pour mettre totalement en œuvre les stratégies INSPIRE en renforçant la coordination, en élaborant et en appliquant des plans d’action nationaux, en privilégiant la collecte de données et en renforçant les cadres législatifs, fait savoir l'OMS.

"Il est impératif, il est judicieux et il est possible de mettre un terme à la violence à l’encontre des enfants. Il est temps de financer intégralement des plans d’action nationaux complets qui garantiront la sécurité des enfants dans leur foyer, à l’école, en ligne et dans leur entourage. Nous pouvons et nous devons créer un monde dans lequel chaque enfant puisse s’épanouir sans être victime de violence puis être en bonne santé et mener une vie prospère à l’âge adulte", explique dans le communiqué le Dr Howard Taylor, du Partenariat pour l’élimination de la violence.

Rédaction ActuSoins

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