Etudiants infirmiers en promotion professionnelle : des bras dans les services pour l’été…

Aides-soignants, vous partez en formation infirmière ? Vous reviendrez très vite aide-soignants...

Avec la refonte de la formation infirmière, les nouveaux étudiants issus de la promotion professionnelle ont eu des surprises. Depuis septembre 2009, les aide-soignants (A.S.) entrés en formation sont sous le régime du nouveau référentiel de formation.

Ils sont dispensés du premier stage qui valide la compétence 3 "Accompagner une personne dans la réalisation de ses soins quotidiens" et sont remis à disposition de leur établissement d'origine.

Ils doivent alors retourner en service en qualité d‘A.S.

Cette formation s’inscrit dans le cadre du dispositif L.M.D. Les périodes de congés ont  donc évolué pour être plus ressemblantes à celles que l'on connaît à la faculté. En pratique, les Instituts de Formation en Soins Infirmiers (I.F.S.I.)  ferment l'été pendant 8 semaines et la scolarité s'interrompt.

La lettre  circulaire N° DGOS/RH4/2010/337 du 1er septembre 2010 relative aux congés annuels des agents en promotion professionnelle émanant de la ministre de la santé et des sports de l’époque fixe les conditions dans lesquels les employeurs qui financent ces formations, accordent les congés.

A condition d‘être pris en charge financièrement à 100%, l’agent en promotion professionnelle bénéficie comme tout agent de la fonction publique hospitalière de « 5 fois ses obligations hebdomadaires de service ». Au delà des 5 semaines, l’agent est remis à disposition de son établissement d ‘origine.

Le législateur prévoit de ne pas accorder des congés supplémentaires pour le temps de travail personnel (Le nouveau référentiel prévoit 900 heures de travail personnel). Ce temps de travail personnel n’est pas rémunéré. Il prévoit « toutefois la possibilité d‘accorder à l’agent du temps supplémentaire à consacrer, le cas échéant, à des recherches ou mises à niveau, après évaluations de ses besoins pédagogiques avec l’I.F.S.I. concerné » .

Un grand écart permanent entre sa formation et son statut précédent

Bien entendu, les employeurs bénéficient alors de tous ces professionnels lorsqu’ils sont remis à disposition. D‘autant que l’on peut supposer que s’ils ont eu accès à la promotion professionnelle, c’est parce que leur implication, leur motivation, leur manière de servir ont été reconnues. Pendant la période estivale, ce renfort est une aubaine dans les services.

Pour autant, il apparaît comme essentiel de respecter les différents temps que traversent ces agents ; la pratique des soins infirmiers peut se faire uniquement pendant les périodes de stage et avec l’encadrement nécessaire des tuteurs. Les agents lorsqu’ils retournent en service l’été ne peuvent pas réaliser les soins infirmiers même si ils les réalisaient quelques jours auparavant.

En pratique il y a lieu de se questionner sur l’affectation des A.S. en promotion professionnelle ? L’été, faut-il reprendre le même poste dans le même service, la même équipe ? Peut-être pas…

Pour les agents concernés il faut sans cesse faire le grand écart entre le statut d'étudiant en soins infirmiers et la fonction d'aide-soignant. Lorsqu’il entre en formation, l’agent passe du statut d'A.S. dans une équipe au statut d'étudiant avec des savoirs et des pratiques à acquérir, des compétences à développer, puis il revient A.S. après quelques semaines de formation pendant que les autres étudiants vont en stage.

Après cette première interruption de formation, l’agent reprend à nouveau le statut d‘étudiant pendant plusieurs mois, pour revenir encore A.S. pendant l’été... Il est déjà difficile de faire le deuil du métier d’aide-soignant, et ces dispositions ne facilitent pas la tache aux futurs infirmiers.

Julien Pouvesle - Cadre de Santé

Réactions

43 réponses pour “Etudiants infirmiers en promotion professionnelle : des bras dans les services pour l’été…”

  1. c’est degueulasse! encore de l’exploitation, sous la couverture de la promotion professionnelle! merci au ministere pour les collegues AS qui se déchirent pour y arriver

  2. Benjamin Callot dit :

    Honteux ! Toujours de la main d’oeuvre pas chère et aucunement respectée !

  3. et alors vs serez bien contente d obtenir une qualification supèrieure et tout cela avec maintient du salaire oui je sais sans les primes DES DROITS mais aussi DES DEVOIRS ds notre socièté et Je vs rappelle que ds la corne de L Afrique ils meurent de faim et apparement epidémie de ROUGEOLE et je m arrète là ……encore une chose je suis issue de la formation professionnelle (en privé )et j ai effectivement il y a bien longtemps travaillé l été …noel… pendt mes études mais maintenant j ai le choix quand je n en peux plus ou je suis je pars il y a plein de boulot POSITIVEZ

    • Little_Asa dit :

      Voir mon commentaire plus bas.

      J’ai des devoirs certes, d’ailleurs je les remplirais pendant 5 ans après mon diplôme.

      Par contre, j’ai aussi des droits, et le droit au TPI n’est pas respecté dans le cas des ESI en promo prof, c’est tout ce qu’on dit.

      • Juju dit :

        Je trouve ça inouï de tout vouloir, la formation est rémunérée que je sache ! Quand au contrat vous pouvez le racheter, la France est dans un total marasme économique mais ne pensez qu’à votre personne, ayez donc un peu plus de convivialité professionnelle (ou alors faites des études sur vos deniers propres!)

        • Little_Asa dit :

          Bien sûr, j’ai 100.000 euros sous la main pour racheter ma formation, comme tout le monde…

          Je rentre dans le cadre de la “formation continue”, c’est-à-dire qu’après avoir travaillé pendant un bon nombre d’années pour l’hosto, j’ai le DROIT d’y faire des formations pour évoluer dans la profession, puisque j’ai cotisé pour ça (dans le privé, y a le fongecif, dans le public, c’est la formation continue).

          Dans n’importe quelle profession offrant des formations, je n’ai vu que l’on obligeait les formés à travailler durant l’été pour combler le manque d’effectifs. Je ne vois juste pas pourquoi on trouve ça normal à l’hopital.

    • happycoco dit :

      Je suis tout a fait d’accord
      je suis diplomée depuis 2009 avant mes études j’étais as, aujourd’hui je peux choisir ou bosser, je m’aprete a démarer une activité en libéral.l’hopital privé ou j’étais as m’a rémunéré pendant mes études aussi je devais y retourner pendant les vacances. Je leur devait deux ans en tant qu’ide.Normal tout ça, n’ayez pas l’impression d’^tre de la main d’oeuvre pas chère surtout si vous avez conservé votre samaire.pensez a tous ces esi qui n’ont pas derevenus a part la bourse ou autres petit pecule.L’enjeu vaut quelques sacrifices, puis un premeir stage en 1ere année on suit plus les as qu’on ai été as ou pas d’ailleur!!!!allé courage ça ne dure que 3 ans ça passe si vite!!

      • Little_Asa dit :

        Encore une fois, il ne faut pas confondre les étudiants qui se battent pour avoir une bourse en sortant du lycée et les SALARIES qui ont TRAVAILLE (j’ai 10 ans d’hosto derrière moi!!) et donc COTISE pour avoir DROIT à une formation REMUNEREE.

        C’est dingue ça, vous comprenez pas que quelque part on est comme des pôle emploi?
        Ils ont bossé et cotisé donc ils sont rémunérés au prorata des mois bossés, et pour eux, tout le monde trouve ça normal.

        Nous c’est le même principe, mais comme on est déjà dans le public et donc fonctionnaire on devrait se taire et dire amen?

        • Little_Asa dit :

          Je rajouterais “Nous c’est le même principe ET EN PLUS ON REND DES ANNEES A L’HOPITAL QUI NOUS FINANCE, mais comme on est déjà dans le public et donc fonctionnaire on devrait se taire et dire amen?

          (et qu’on me dise pas “sois contente t’es sûre d’avoir un poste après”, ça n’a rien à voir, un IDE trouve toujours du taf s’il le veut)

  4. Je suis ESI et je passe en seconde année!!Mes collègues etudiant promo professionnelle ont fais le choix de quand meme faire le premier stage où il n’y avait pas la compétence 3 et au résultat du premier semestre et bien la compétence 3 n’etait pas validé d’office,elles ont du la valider au semestre 2 pdt le stage de 10 semaines!!

  5. Benjamin Callot dit :

    Isabelle tu confonds tout (cf. Corne de l’Afrique) ! Je pense que quand tu étais ESI tu aurais bien aimé avoir des congès… La formation IDE est bien assez difficle comme cela il faut aussi avoir des temps de pause !

  6. et sinon ils peuvent aussi faire les fristes au self de l hopital….ils nous font vraiment faire tout et n importe quoi…

  7. Mais j avais des congés !!!!!! je n avais pas tous les congès de L IFSI c est tout je n exagère pas je veux juste dire que MOI je suis très heureuse d etre ce que je suis aujoud hui grace à la formation pro et malgré que j ai travailé pendt mes études et avec le recul et prenez en c est rien !!!!!!voilà pourquoi je ne mélange pas tout quand je parle de L Afrique allez bisous et bonnes études j ai un age et une Experience pro du feu de Dieu …. donc voilà pourquoi je commente à bon escient

  8. totofb dit :

    D un autre cote qu’elle sont les solutions :
    Payer au prorata du temps d’etude les étudiants en soins infirmiers ? et fragiliser leur situation financière car souvent en couple avec les charges que cela comportent….
    Mettre a disposition ce mois par année à l’étudiant sous forme de stage optionnel ?
    Faire don de ce mois à l’étudiant ?..
    Cependant, combien d étudiants ont dû se financer leurs études en travaillant le week end et les vacances pendant 3 ans et demi ??? La formation professionnelle est une sacrée chance de nos jours sachons la conserver !!!

  9. Elo Hnt dit :

    qu’elle demande vous avai fait pour avoir droit a la formation pro??? et les employeur on t’il le droit de systématikement la refusé ? merci de repondre si vou en savai plus ke moi

  10. Lara Labretonne dit :

    mdr de toute façon les étudiants infirmiers en première année ont toujours servi de ptites mains aux services …. suffit de regarder les planning des as et ide à ces moments là … quand y’a une élève , y’a souvent des congés plus faciles à poser … suffit de voir la galère pour trouver un encadrant pour les épreuves …

  11. spupuce dit :

    Personnellement, je ne vois pas ou est le problème… au pire, si les conditions sont trop pénible, reste plus qu’a faire la formation sans “devoir rien à personne”… parce que vouloir le beurre, l’argent du beurre et la crémière, ça va 5 minutes!

    • Little_Asa dit :

      Ce n’est pas une question de beurre et blablabla, c’est une question de principe.

      Ok, on est financés à 100%, mais les gens ont tendance à oublier que pendant 5ans après le diplôme on s’est engagés à bosser pour l’organisme qui nous finance, j’estime qu’on leur rend déjà bien à ce niveau là, pour en plus servir de main d’oeuvre l’été en nous VOLANT des heures de taf indiv qui font partie de la FORMATION.

  12. Little_Asa dit :

    Article intéressant, mais on occulte totalement les ASH, merci pour nous …

    Dans notre IFSI les AS ont fait le 1er stage, obligées, mais comme la C3 était d’office validée, elles ont pu se concentrer pleinement sur des actes IDE ce qui n’est pas plus mal pour elles.

    On nous rabâche sans cesse que nous sommes ETUDIANTS, mais quand il s’agit de disposer des 900 heures de temps de taf perso qui nous sont DUES, là, on est des professionnels et on peut aller bosser…

    4 semaines de taf obligatoire sur les 8 = 140h de taf individuel en moins que les autres.

    Elle est OU l’égalité entre tous les étudiants?

  13. Marie Francoise Desprat dit :

    lara pas d accord avec toi: nous n avons jamais fait nos planning en fonction des eleves !!

    • Little_Asa dit :

      Peut-être pas dans ton service, mais j’en ai vu des cadres qui couraient après les ESI pour qu’elles remplacent des arrêts maladies ou taffent le week-end parce qu’il manquait des gens, ou que des agents avaient eu des congés puisqu’il “y a des élèves, c’est bon”.

      Ce n’est pas généralisé, heureusement, mais ça se pratique, faut pas se voiler la face.

  14. Je suis tout à fait ok avec toi Marie!Dans notre service nous n’avons jamais pris nos vacances en fonction des élèves !!! Cependant il est vrai que lorsqu’il manque quelqu’un à la dernière minute , les élèves nous donnent un coup de main à partir du moment où ils ont été évalués sur le soin demandé. Cela relève de notre responsabilité tout de même. Et tout élève confondu !!!

  15. Comme d hab une exploitation de plus des bonnes volonté nous n avons pas encore la soutane et les cornettes une honte

  16. je suis ide depuis une grosse decenie….j’avais des etudiants avec moi qui etaient en formation pro ET devaient travailler dans leur service d’origine une partie de leur vacances , apres tout….ils sont aussi payés par l’hopital pendant leurs etudes et le fait de devoir bosser pendant les conges ne me choque pas plus que ca , apres tout les filles en services , pour la meme paye de base n’ont que 5 semaines de congés par an et je pense que bosser en service est autrement plus fatiguant que d’aller en cours….et puis , combien d’Etudiants ont un boulot a coté pour vivre? ils n’ont pas tous les conges non plus et ne se plaignent pas , il faut un peu regarder autour de soi et non pas simplement soi meme

    • Little_Asa dit :

      “je pense que bosser en service est autrement plus fatiguant que d’aller en cours….”

      ==> Depuis la réforme LMD, les cours ont largement changé, et le travail qui en incombe APRES les heures de cours aussi… Si je ne faisais “que” mes heures de cours, en effet, je ne verrais pas le problème… Seulement pour un TD d’une heure, il y a 3h de travail perso minimum à fournir, sans compter les révisions et les lectures pro associées.

      Aller au taf, je fais mes 7h30, je rentre chez moi, c’est fini.
      Aller en cours, je fais 8h30 – 18h, je rentre chez moi, j’ai du taf jusque minuit.

      Pour moi, le plus fatiguant, c’est pas d’aller bosser.

      • yzayza dit :

        Absolument d’accord avec toi ! les études ont largement évoluées depuis 2 ans maintenant! LMD (Licence MasterDoctorat) = enseignement UNIVERSITAIRE donc beaucoup de recherches à la maison (pour ma part:2 h mini en rentrant de cours et facilemen tune dizaine d’heures par week end….).
        Faut pas oublier que ces études n’ont plus rien à voir avec celles d’il y a encore 3 ans…

  17. pas du meme avis, si tu dois bosser pendant tes etudes c’est un choix necessaire a tes finances, et si tu en as pas besoin tant mieux, tu auras plus l’esprit tranquille pour reussir. en revanche y’en a qui sont financé par les assedics et alors? ils doivent pas bosser durant leur “congés”. en plus le mot “congé” est une tromperie!! ils sont etudiants pas,

  18. etudiants, je disais, et donc par definitions ils sont en “vacances” et a la base les vacances ne sont pas faites pour retourner dans les hosto sauf si je le repette , ils en ont besoins pour vivre et etudier!

  19. ca me choque pas spécialement, je trouve juste que leur ruse de putin de rentabilité et leur esprit de capitaliste retombent sur ses AS qui se déchirent au quotidien pour leur formation, ils ne méritent pas d’etre traités comme des pions qui “limiteraient” la perte financière qu’engage leur employeur! surtout qu’au final, ils devront y rebosser pendant plusieurs années apres le DE.

    • Little_Asa dit :

      Merci, c’est tout à fait ce que je pense, nous ne servons que de bouches trous pour pallier à un manque évident d’effectif.

  20. chouette dit :

    on peut bien sur dire que les PP étant payés pendant leur scolarité ils ne “peuvent pas” avoir 8 semaines de congés d’été payés. Bien sûr,
    ce qu’il ne faut pas oublier, pour ceux d’entre nous qui ont des enfants, que c’est autant de possibilité de jobs d’été en moins pour les RCA, donc des économies faites par l’employeur.
    quand on voit la bataille qu’il a fallu mener pour maintenir, pour quelques années encore, la possibilité des promo professionnelles le principe de tout cela est de faire des économies et rien d’autre.
    le blocage de l’ascenseur social est il normal?
    par ailleurs n’est il pas un rien schizophrénique de demander à des étudiants d’être, un jour étudiant et le jour suivant professionnel patenté?
    question annexe pour ceux qui seraient tentés par la spécialisation IDE dont la scolarité finira par changer pour rentrer dans le “cursus LMD” , pensez vous que l’employeur n’exigera pas la même chose sur le même principe?

  21. tchesca83 dit :

    Je suis actuellement dans la nouvelle formation IDE (LMD) et de plus en formation professionnelle. Je suis revenue dans mon établissement en tant qu’AS et donc retrouvée mes collègues. Pour moi ce n’est pas une difficulté de me retrouver dans cette position là: n’oublions pas que le rôle propre fait partie intégrante de la fonction infirmière en plus du rôle prescrit!!!! Je dirais même que certain(e)s infirmier(e)s officiants dans les services l’ont oubliés(sans généraliser) : non considération voire” irrespect” envers les patients/soignants et étudiants. Le fait de me retrouver dans mon service me “repose” l’esprit: pour moi les études sont plus ardues que le travail en soi: 20 années d’AS, d’où la difficulté de se remettre dans l’apprentissage. Cette nouvelle formation demande beaucoup de travail personnel chez soi et donc peu de temps pour la détente et les loisirs……. Aller de nouveau travailler = investissement personnel/ professionnel et accompagner le patient vers le mieux être………n’oublions pas comme précise Claire Lise que dans la vie professionnelle, nous n’avons que 5 semaines de congés!!!!!

    • chouette dit :

      il ne s’agit pas de”pistonner” les PP avec “plus” de congés, il s’agit d’une part de faire respecter le cadre de la formation pour TOUS LES ETUDIANTS donc les heures de temps personnel ET de maintenir un accès aux études promotionnelles.
      il s’agit d’autre part d’une réalité incontournable du moment, à savoir les économies à faire que l’on exige des soignants et des établissements de soins (quels qu’ils soient).
      or, même si cela ne se pratique pas partout, quoi que de plus tentant que de profiter des professionnels en formation?
      car, malheureusement, arrivera rapidement le moment (oh pas pour les 1ères années) où les pressions économiques du moment feront que des employeurs envisageront de mettre ces PP en position d’IDE et non pas sur leur fonction précédente.
      c’est du pragmatisme pur et simple de ma part.
      par ailleurs dès lors que la mode est à la mutualisation des moyens ET à l’efficience, sachant par exemple que les “gros” CHU ne sont qu’un seul et même établissement (ayant plusieurs sites) à quel moment une direction générale ne décidera t elle pas de localiser les PP sur un service, un site qui n’est pas celui d’origine de ces personnels en promotions.
      la lucidité ne permet ni l’illusion, ni l’euphorie.
      il s’agit de cela aussi afin d’éviter aux PP d’être déplacés selon les besoins d’une administration de manière globale.
      si nos professions sont axées sur l’empathie, la compassion, l’envie de venir en aide aux autres, sur le prendre soin, cela ne signifie pas, en retour, que nous soyons exploités comme nous le sommes, aujourd’hui comme hier.

      • Little_Asa dit :

        Je signale que ce n’est pas pour tout le monde de retourner dans son service en été; étant dans un CHU, les PP chez nous ne vont pas forcément dans l’UF d’où elles sont originelles, elles vont où ça manque, point.

  22. perpethus dit :

    C’est vraiment dégueu j’ai fait mes études d’infirmière en tant que promo et j’ai eu un contrat de 5 ans que je devais a L’APHP alors si les promo doivent retourner dans les service pour lété il faut qu’il soient rémunéré comme n’importe quel aide soignant qu’il remplace et que ces mois de travail soit déduit de leur contrat de 5ans.
    Bon courrage
    Une ide en retraite

    • Little_Asa dit :

      Nous sommes rémunérés durant ce mois d’été, mais ce n’est pas décompté des 5 ans, ce qui ne servirait pas à grand chose, parce que bon, devoir 5 ans ou 4 ans et 9 mois, c’est kiff-kiff :)

  23. papillon dit :

    Je suis ide promo prof. ancienne version. Je trouve scandaleux l’obligation faite aux pp d’aujourd’hui de travailler pendant les vacances. Pourquoi ?
    1 cela entraine une inégalité de traitement (et donc de chances) entre les étudiants.
    2 Les pp sont souvent chargées de familles. Pendant 3 ans elles font le sacrifice de mettre de coté leurs vie sociale et familiale. Je pense donc qu’un mois plein en plus n’est pas de trop pour renforcer ces liens. Surtout avec les enfants qui peuvent particulièrement souffrir du manque de disponibilité du parent étudiant.
    3 Il y a une hyprocrisie insupportable ou d’un coté on vous fait de grands discours sur le statut d’étudiant, et de l’autre on vous contraint à des obligations supplémentairesen vous rappellant avec le sourire que vous etes tout de meme sous un statut de salariée. Il y a quelque chose d’humiliant de cette façon de proceder et d’irrespectueux.

    La conséquence directe de cet état de fait, est que les as souhaitant entrer en ifsi vont y regarder à deux fois voire trois…

    • yzayza dit :

      Entièrement d’accord avec vous.Tout est dit!

    • yzayza dit :

      Je suis ESI PP, en janvier prochain, je vais enchainer 7 mois sans repos….(sauf les weeks ends où je vais faire les courses, le ménage et les révisions….si j’en ai le temps).
      Qui serait prêt à cela,?C’est carrément INHUMAIN! on ne nous laisse pas le choix.Si ça, c’est aider les promos professionnelles….A bon entendeur….
      Il faut arrêter de dire tout et n’importe quoi, les 3/4 des ESI PP sont souvent ds mères de familles,voire des familles monoparentales, alors que les petits jeunots qui n’ont qu’eux seuls à assumer se taisent…..
      Merci de respecter les A/S

  24. Josette Gainche dit :

    Même propos que vous Me et je rajoute qu’un A.S qui quitte son service pour l’école d’I.D.E à le même régime qu’un jeune qui sort du BAC, donc, si, ça ce n’est pas du profit qu’est-ce!!!Pauvre France, pauvre gouvernement, venir sur le terrain serait judiciable!Merci

  25. tchesca83 dit :

    Ne soyons pas hypocrite non plus. Nous avons les tenants et aboutissants, avant de partir en formation…..donc le choix de s’y coller ou non!!! De plus-personnellement -je suis une passionnée et je sais que ce n’est qu’une parenthèse avant d’exercer pour le restant de “ma carrière” le merveilleux métier d’infirmière, après celui d’AS non moins passionnant(de belles rencontres avec les patients)! La formation professionnelle permet d’avoir notre salaire, tandis que beaucoup de jeunes ont des difficultés à avoir un financement(ils n’ont pas tous des parents”crésus”).Certains même, ne prennent pas de repas réguliers! N’oublions pas l’essentiel:nous faisons le choix de notre profession et les personnes dont nous allons prendre soin doivent recevoir outre des soins appropriés, mais aussi avoir auprès d’eux des professionnels faisant preuve d’humanité/ d’humilité et de “sagesse”.

    • Little_Asa dit :

      Je suis désolée, mais l’abnégation, ça va un moment, le temps des bonnes soeurs qui tendent la joue droite est aboli…

      Quant aux tenants et aboutissants, avoir le choix entre stagner dans sa vie professionnelle ou avoir accès à une formation sous conditions, j’appelle pas vraiment ça un choix… Dans le privé, le fongecif finance les années de formation sans demander aux formés de venir bosser l’été pour compenser un manque.

      Je veux dire par là que nous sommes en plein chambardement dans le monde médical, que celui-ci est considéré comme une entreprise, où l’on parle rendement et chiffre d’affaires avant même de parler de guérison ou de santé, et l’on devrait s’estimer heureux d’avoir la grande chance d’être financés?

      Avoir des parents “crésus” n’a rien à voir, là on parle de professionnels qui ont travaillé plusieurs années et donc cotisé pour avoir accès à la formation rémunérée, ne mélangeons pas tout.

      Qu’on me dise de faire profil bas parce que je suis PP, j’en ai un peu marre. J’en ai ramé pour en arriver là, devoir encore ramer pendant mes études parce qu’on rogne sur l’effectif, ras-le-bol.

      Et je suis aussi une passionnée, parce que vouloir faire le “merveilleux” métier d’IDE en se retrouvant seule avec une AS pour 14 patients (après on vient me parler de soins appropriés mais bref, c’est un autre débat), oui, il en faut de la passion…

      • yzayza dit :

        Entièrement d’accor avec toi Little_Asa, j’en ai un peu marre aussi de ne pas être comprise, j’en ai bavé aussi pour obtenir ce fichu concours et je suis aussi UNE PASSIONNEE de mon métier d’A/S avec l’envie d’en faire davantage (d’où mon envie irréfutable de devenir I.D.E .)
        A tel point que je me dis que, dans ces conditions, si je dois travailler, en plus des vacances d’été, à Pâques, je ne pourrai aboutir hélas à ce diplôme si cher à mon coeur….

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