COP 27 : « la santé doit être au centre des négociations sur le changement climatique », estime l’OMS

L'OMS (Organisation mondiale de la santé) a demandé à ce que la santé figure "au coeur des négociations décisives" de la  27e conférence de l'ONU sur le climat (COP 27), qui  s'est officiellement ouverte hier à Charm el-Cheikh (Egypte). 

COP 27 : la santé doit être au centre des négociations sur le changement climatique

© ssuaphotos / ShutterStock

La hausse de la température mondiale entraîne des phénomènes météorologiques extrêmes qui se traduisent par des vagues de chaleur et des sécheresses intenses, des inondations dévastatrices et des ouragans et tempêtes tropicales de plus en plus violents.

Avec la combinaison de ces facteurs, les conséquences sur la santé humaine augmentent et vont probablement s’accélérer.

Présente au "Pavillon de la santé", l'OMS souhaite "placer au centre des discussions la menace que représente la crise climatique pour la santé et les gains considérables en matière de santé qu'apporterait une action plus énergique en faveur du climat". 

"Le changement climatique a déjà des conséquences sur la santé des populations et en aura de plus en plus si l'on n'agit pas de toute urgence", indique l'organisation. 

Des millions de personnes malades

Le changement climatique rend en effet des millions de personnes malades ou plus vulnérables aux maladies dans le monde entier et "la puissance  destructrice croissante des phénomènes météorologiques extrêmes touche de manière disproportionnée les communautés pauvres et marginalisées", a affirmé, cité dans un communiqué,  le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS.

"Notre santé dépend de la santé des écosystèmes qui nous entourent, et ces écosystèmes sont aujourd'hui menacés par la déforestation, l'agriculture et d'autres changements dans l'utilisation des sols, ainsi que par une urbanisation galopante", indique l'OMS. 

Aussi, l'intrusion croissante dans les habitats des animaux sauvages multiplie les possibilités pour les virus dangereux de passer de leur hôte animal à l'être humain. 

Entre 2030 et 2050, l'OMS s'attend ainsi à ce que le changement climatique entraîne près de 250 000 décès supplémentaires par an, dus à la malnutrition, au paludisme, à la diarrhée et au stress lié à la chaleur. 

Enjeu sanitaire et économique

Selon les estimations, le coût des dommages directs pour la santé (à l'exclusion des coûts dans des secteurs déterminants pour la santé tels que l'agriculture ou l'eau et l'assainissement) se situerait entre 2 et 4 milliards de dollars par an d'ici 2030. 

"Il reste une lueur d'espoir, notamment si les gouvernements agissent dès maintenant pour honorer les engagements pris à Glasgow en novembre 2021 et pour aller plus loin dans la résolution de la crise climatique", estime l'OMS. 

L'organisation appelle ainsi les gouvernements à engager une réduction "progressive, juste et rapide" des combustibles fossiles et une "transition vers un avenir énergétique propre". 

Des progrès encourageants ont été accomplis en ce qui concerne les engagements en faveur de la décarbonation, fait savoir l'organisation qui appelle à l'élaboration d'un "traité de non-prolifération des combustibles fossiles qui permettrait d'éliminer progressivement le charbon et les autres combustibles fossiles nocifs pour l'atmosphère d'une manière juste et équitable."

Rédaction ActuSoins

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