Covid : l’OMS dénonce les difficultés d’accès aux vaccins dans les pays pauvres

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) dénonce les difficultés d'accès aux vaccins contre la Covid dans les pays pauvres. Lors d'une conférence de presse mercredi, l'organisation a mis en cause l'industrie pharmaceutique, mais aussi les gouvernements "des pays riches" qui n'ont donné "que" 15% du milliard de doses promises. 

Tedros Adhanom Ghebreyesu, directeur de l'OMS lors de la visio-conférence du mercredi 8 septembre 2021

Tedros Adhanom Ghebreyesu, directeur de l'OMS lors de la visio-conférence du mercredi 8 septembre 2021.

"Je ne resterai pas silencieux lorsque les entreprises et les pays qui contrôlent l'approvisionnement mondial en vaccins pensent que les pauvres du monde doivent se contenter des restes", a lancé Tedros Adhanom Ghebreyesu, le directeur de l'OMS. 

Le patron de l'OMS s'est ainsi dit "consterné" par les déclarations de l'industrie pharmaceutique qui a indiqué mardi que la production de vaccins contre la Covid serait plus que suffisante pour assurer la vaccination pour tous, alors-même que certains pays peinent à atteindre les 10% de couverture vaccinale, faute de doses. 

Objectif : 70%

Selon le dirigeant, les objectifs mondiaux de l'OMS restent "d'aider chaque pays à vacciner au moins 10% de sa population d'ici la fin du mois, au moins 40% d'ici la fin de l'année et 70% de la population mondiale d'ici le milieu de l'année prochaine."

"Nous avons les solutions pour arrêter la transmission et sauver des vies. Mais ces solutions ne sont pas bien utilisées ni bien partagées", a-t-il estimé. 

publique mondiale

Il a aussi rappelé, qu'au nom de l'équité, l'OMS s'opposait à la campagne de rappel vaccinal (dite "campagne de 3e dose") déjà entamée dans certains pays - en France, par exemple , les personnes de + de 65 ans ou à risque sont éligibles au rappel vaccinal -, alors-même que certains pays n'ont pas suffisamment accès à la vaccination.  L'OMS souhaiterait ainsi que ces doses de rappel soient plutôt envoyées, en priorité, à ces pays en difficulté. 

"Pour l'instant, nous ne souhaitons pas voir une utilisation généralisée des doses de rappel pour les personnes en bonne qui sont entièrement vaccinées", a -t-il précisé. 

Début août, l'OMS avait demandé un moratoire sur les doses de rappel jusqu'en septembre. Plusieurs pays lui avaient publiquement opposé une fin de non-recevoir et ont depuis, lancé leur campagne. 

Rédaction ActuSoins

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