Crise des urgences, déserts médicaux : la FNI demande de solliciter les infirmiers en première ligne

Face au contexte de crise aux urgences et aux déserts médicaux, la profession infirmière pourrait jouer un rôle plus opérationnel en première ligne, estime la Fédération nationale des infirmiers (FNI). 

Crise des urgences, déserts médicaux : la FNI demande de solliciter les infirmiers en première ligne

© Litvinov / ShutterStock

"L'idée est simple et de bon sens", estime la FNI.

Avec 750 000 infirmiers en France, dont 135 000 libéraux, ce syndicat propose de mobiliser des équipes constituées d'une infirmière volontaire, d’un ambulancier et ou d’une aide-soignante pour assurer une permanence et prendre en charge les demandes de soins non programmés et les petites urgences 16h/24h dans un bassin de population de 10.000 habitants.  

Cette infirmière de première ligne serait déclenchée sur appel du SAMU, d’une plateforme de régulation libérale, ou d’une structure de coordination comme les services d’accès aux soins (SAS) et des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) là où elles existent.

"Elle serait équipée d’un smartphone professionnel pour échanger avec le médecin référent, un spécialiste ou un urgentiste. Et lorsque c’est possible, elle pourrait être dotée d’une mallette médicale et de médicaments d’urgence", détaille le syndicat. 

Formation

La mallette embarquerait les dispositifs connectés essentiels pour évaluer un patient (tension artérielle et oxymétrie de pouls, électrocardiogramme, échographie portable, kit de biologie, défibrillateur, etc.) permettant à l’infirmière en lien avec un médecin référent de garde ou du SMUR de poser un diagnostic et de mettre en œuvre les protocoles de soins préalablement arrêtés.


Pour cela, explique la FNI, les infirmières seraient formées "dans le cadre d’une formation continue ou d’une valorisation des acquis pour celles qui ont plus de 5 ans d’expérience professionnelle à leur actif."

C'est ainsi que cette infirmière de première ligne, en lien avec un médecin référent, pourrait traiter trois cas sur quatre sur place, "évitant le recours aux urgences et l'encombrement des cabinets médicaux", considère le syndicat. Cette infirmière pourrait prendre en charge directement les petites blessures, brûlures, entorses, ainsi que les pathologies les plus courantes (rhumes, angines, otites, cystites, etc.)

Modèle existant

Cette façon de travailler existe déjà chez les sapeurs-pompiers, observe le syndicat. "Dans plusieurs départements, cette organisation a été mise en place, permettant de réserver les médecins pour les cas complexes et les urgences vitales. Elle serait en outre très supportable pour les finances publiques et ne coûterait pas plus de 18 centimes par jour par habitant des bassins de vie où cette solution serait déployée", calcule-t-il. 

Selon la FNI, les infirmières, "dont les compétences ont fortement progressé", seraient partantes. Quand aux élus locaux, ils "ne demandent que ça", estime la FNI. 

Rédaction ActuSoins

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Réactions

4 réponses pour “Crise des urgences, déserts médicaux : la FNI demande de solliciter les infirmiers en première ligne”

  1. bichette dit :

    et donc ces IDE seraient appelées pour intervenir en plein milieu de leur tournées ? devraient abandonnés leurs patients pour traiter de la bobologies ? a quel prix ?? quelles conditions ?? quelle distance ??
    tres flou tout ça…

  2. Oups dit :

    Les infirmiers sapeurs pompiers sont formés via les différents services de santés des sdis. Ils travaillent sous couvert des médecins pompiers.
    Ils sont évalués annuellement, suivent un programme de maintien des acquis et d approfondissement en matière d intervention d urgence. Ils ont pour la plupart un Diplôme Universitaire SSSM.
    Les sapeurs pompiers sont formés aussi…C est un métier!
    avant de faire des soins d urgences,des bilans cliniques, et d armer des ambulances d’infirmiers pour désengorger ses fameux urgences et cabinets médicaux, ne serait ce pas plus aisé de faire reconnaître aux infirmiers qui interviennent au quotidien au domicile le droit au renouvellements d ordonnances chez leur patients afin de désengorger les cabinets médicaux ou la possibilité de faire reconnaître des compétences en soins primaires , notamment dans l orientation des patients.

    A qui la prise en charge de la mallette et de sa maintenance.
    Qui seront les responsables des interventions, en cas de problème ?
    Qui prend la responsabilité de la victime ou du patient?
    Quel sera la rémunération en intervention et en astreinte?
    On serait donc les seuls à être corvéable à merci?

  3. Cros dit :

    Je suis bien d accord avec vous! Faire des economies en profitant de la corveabilite
    des ide celà semble affligeant !
    Sauf erreur de ma part vous evoquez une formation complementaire mais toujours pas de revalorisation financière…

  4. Origami dit :

    Et vous comptez nous payer 18 centimes aussi ? Nan mais c’est une blague ? On se tape déjà le boulot de tous le monde (secretaire, médecin…) Et faut en plus qu’on fasse ça ? Y’a vraiment interet à ce que le salaire soit attrayant parce qu’on est pas des bouches trou les gars. Je rêve.

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