Elections aux URPS : un taux de participation en baisse

Le taux de participation aux élections aux URPS pour les infirmiers a diminué par rapport à 2010. Les professionnels infirmiers se sont fortement abstenus

Elections aux URPS infirmiers : un taux de participation en baisse"Le taux de participation est navrant" commente, déçue Jennifer, une infirmière libérale qui aurait bien aimé que les infirmiers s'impliquent un peu plus dans les élections aux URPS.

"Avec une telle légitimité, on ne va pas peser bien lourd au sein des ARS. 80000 IDEL ne se sont pas exprimés!" enchérit Jean-Marc Tridente, membre fondateur de l'association UNIDEL.

Alors que les 4 syndicats avaient rappelé l'importance de voter, la majorité des infirmiers libéraux n'ont pas suivi. Avec 23,29% de taux de participation (contre 24, 69% en 2010), seuls 15 700 infirmiers se sont exprimés. Alors que 72381 sont inscrits.

Désillusion ? Désaffection des professionnels pour leurs syndicats ? Manque d'intérêt ou d'information ? "De toute façon, pour ce que ça va changer... Depuis le temps que nos syndicats auraient dû taper du poing sur la table pour adapter notre ngap nomenclature générale des actes professionnels infirmiers ainsi que le paiement dégressif des soins. Ils ne font rien de concret" explique une infirmière sur le groupe Facebook d'Unidel.

D'autres dénoncent la mauvaise organisation des élections. Plusieurs infirmiers ont remarqué que malgré leur adhésion à l'Ordre infirmier - condition nécessaire pour pouvoir voter -, ils n'avaient pas reçu (ou trop tard) de bulletin de vote dans leur boite aux lettres.

Le report des élections devait pourtant permettre une plus large participation

Initialement prévue le 7 décembre dernier, les élections avaient d'ailleurs été reportées pour permettre aux infirmiers non inscrits à l'Ordre de régulariser leur situation. L'Ordre National Infirmier, contacté par ActuSoins, a déclaré que ce délai avait permis à 3000 IDEL de s'inscrire.

Victoire de la FNI et avenir incertain pour l'Onsil

Avec 36,95% des voix, selon les résultats publiés lundi par la direction des la sécurité sociale (DSS), la FNI l'emporte d'une courte tête. En obtenant 107 sièges, elle devance le Sniil (101 sièges), Convergence Infirmière (46 sièges) et l'Onsil (19 sièges).

L'Onsil, qui n'a recueilli que 9,54 % des suffrages pourrait perdre son statut de syndicat qui permet d'accéder aux négociations conventionnelles.

En 2010, lors des premières élections aux URPS infirmiers, le Sniil était arrivé en tête en pourcentage des voix, mais la FNI avait déjà remporté davantage de sièges. 

Quant à Convergence Infirmière, qui n'était présent que dans 11 régions sur 17 et qui recueille 18,48% des voix, il y a progression. 

Rédaction ActuSoins

Lire aussi : Elections URPS infirmiers libéraux, aux urnes le 11 avril

Les URPS : pourquoi ?

Aujourd'hui, les ARS définissent chacune leur projet régional de santé en mettant autour de la table les acteurs  de santé de leur région ainsi qu'une URPS (Union Régionale des Professionnels de Santé) pour chaque profession de santé conventionnée et libérale.

"Le dialogue s'établit donc, pour la profession d'infirmier, dans une région donnée, entre l'ARS et l'URPS infirmier. L'URPS peut participer à l'analyse des besoins régionaux avec l'ARS" expliquait, avant les élections, Isabelle Rios, directrice de l'ONSIL.

"C'est une interface permettant aux infirmières d'aborder la promotion de leurs exercices au travers d'une représentation électorale" ajoutait Christophe Chabot de Convergence Infirmière.

Les URPS déterminent la place des Infirmiers libéraux dans l'offre de soins territoriale, ainsi que la nature des activités auxquelles ils peuvent participer : dépistage, éducation thérapeutique, promotion de la santé...

Abonnez-vous à la newsletter des soignants :

Faire un don

Vous avez aimé cet article ? Faites un don pour nous aider à vous fournir du contenu de qualité !

faire un don

Réactions

7 réponses pour “Elections aux URPS : un taux de participation en baisse”

  1. Sansebastien dit :

    Les URPS c’est donc: “C’est une interface permettant aux infirmières d’aborder la promotion de leurs exercices au travers d’une représentation électorale” ajoutait Christophe Chabot de Convergence Infirmière.
    Bravo!
    Qu’ont donc produits ses élus (membres de syndicats) défrayés à plus de 300 euros par jour+ frais de bouche + frais de déplacement pendant les 5 dernières années.
    Certainement pas grand chose, sinon les IDEL se seraient intéressés à ces élections.
    Elles peuvent s’intéresser également à leur appel d’URSSAF pour comprendre comment sont grassement payés ces consœurs et confrères si peu productifs…

  2. Master Thief dit :

    Le SNIIL est le plus gros perdant, plus de 400 voix en moins.

    Un bon point, si alliance CI et FNI, une majorité serait enfin obtenue.

    Merci Mme Touba!!

  3. Bien dommage au vu de la conjoncture actuelle !!!!

  4. Si les remplaçantes avaient le droit de voter, ça aurait peut être changé le taux ..

Il faut être connecté pour écrire un commentaire Se connecter

retour haut de page
268 rq / 4,581 sec