Aides-soignants, réussir son embauche.

La formation d’aide-soignant ne prépare généralement pas les élèves à la recherche de poste, c’est pourtant la première difficulté professionnelle à laquelle ils sont confrontés. D’une façon générale il n’y a pas de pénurie et le chômage existe dans cette profession. Quelques éléments clés pour vous aider à décrocher le poste convoité:

Le diplôme d’État d’aide-soignant en poche, il ne suffit pas de présenter une candidature pour être embauché.  La situation des aides-soignants n’est pas comparable à celle des infirmiers et obtenir un poste reste plus compliqué.

Cibler les structures dans lesquelles postuler :

Le choix d’envoyer votre candidature dans telle ou telle structure doit se faire selon des critères géographique, de salaire, de conditions de travail, de spécialité du service et de renommée de l’établissement… Mais il ne faut pas négliger le potentiel de recrutement des différentes structures. Le potentiel de recrutement d’un établissement dépend notamment de sa masse salariale ; un établissement qui emploie 500 aides-soignants a un plus gros potentiel de recrutement qu’un établissement qui en emploie 15. Toutefois les hôpitaux publics sont pour une bonne partie, engagés dans une politique de réduction des dépenses, de mutualisation des moyens et de fusion d’établissements. Ils sont donc à priori peu en clin à recruter. La dictature du tableau prévisionnel des emplois rémunérés (T.P.E.R.) bloque le recrutement même si dans certains secteurs le manque de personnel se fait ressentir.

Proposer sa candidature :

La candidature comprend les documents suivants ; lettre de motivation, curriculum-vitae, et éventuellement relevé de notes. Un envoi par courrier simple au tarif normal semble le plus adapté. Certains candidats envoient des recommandés avec accusé de réception. Cette pratique est excessive et peut même être nuisible au candidat.

La lettre de motivation n’a pas besoin d’être manuscrite. Elle sera plus facile à lire si elle est tapée par informatique et sera aussi plus facile à modifier et à dupliquer au fur et à mesure de vos candidatures. Elle doit être soignée, tenir sur une page avec une police,  des interlignes, des tabulations et des marges raisonnables (Times New Roman ou Arial 11 ou 12, interlignes simples ou 1,5 et marges standards). Vous trouverez sans difficulté des modèles de mise en page sur internet, mais gare aux présentations trop sophistiquées. Si nécessaire vous pouvez vous faire aider pour la rédaction de cette lettre pour qu’elle soit dans un français irréprochable et ne comporte pas de faute. En matière de contenu, cette lettre doit bien sûr vous permettre d’exposer vos motivations, mais elle doit aussi donner envie au recruteur qui vous lira. Pour lui donner envie de vous rencontrer, interrogez vous sur ce qu’il peut attendre d’un aide-soignant dans sa structure et mettez en avant vos qualités qui pourront le séduire. La lettre de motivation stipule la date à partir de laquelle vous êtes disponible.

Le curriculum-vitae est un document qui retrace votre activité professionnelle. Il doit être rapide à lire et mettre en avant les expériences qui intéresseront le recruteur. Le C.V. doit rester simple. Il commence par votre état civil et vos coordonnées. Les grands chapitres sont classiquement le parcours scolaire et de formation, les diplômes, le parcours professionnel (si il y a lieu).  Fréquemment les candidats à la recherche d’un premier poste retracent l’ensemble de leur parcours de stages, quoiqu’il en soit votre C.V. doit se limiter à une page. Les éléments doivent être organisés chronologiquement en partant du plus récent au plus ancien. En matière de présentation, la règle d’or est « le moins pour le plus ». Ce qui signifie que la présentation doit rester simple, sans excès de couleurs, de motifs, de cadres…

Le relevé de notes est facultatif, il permet de mettre le candidat en valeur. Sa présentation doit être succincte car les éléments nécessaires seront demandés par le recruteur en temps voulu.

L’entretien d’embauche :

Lorsque l’établissement vous contacte pour prendre rendez-vous, c’est déjà une première victoire, mais rien est joué. Lors de ce premier contact souvent téléphonique pensez à demander quelle est la fonction de la personne que vous allez rencontrer lors de votre premier entretien. Renseignez vous aussi sur les documents demandés.

Le candidat prépare son entretien, il réfléchit à ses qualités et ses défaut, son projet professionnel, et aux questions qu’il ne doit pas oublier de poser le jour de l’entretien.

Il est possible que vous ayez plusieurs entretiens avec plusieurs personnes. A chaque personne vous devez savoir quelles questions poser pour repartir avec toutes les informations nécessaire pour faire le bon choix de poste. Au recruteur de la direction, vous demanderez les conditions d’embauche (salaire, C.D.D. ou C.D.I., déroulement de carrière, service et horaires proposés…). Au cadre supérieur de santé ou au cadre de santé vous poserez les questions relatives à l’organisation des soins, au contenu des missions qui vous incombent, à l’organisation des plannings, au fonctionnement du service et au profil de l’équipe.  La conjoncture actuelle pour les aides-soignants ne vous permet de mener des négociations pointues. Une certaine souplesse s’impose à vous.

A ce stade, votre présentation physique et votre attitude sont déterminants. Il n’est pas nécessaire de porter le costume et la cravate ou le tailleur, mais une tenue propre et soignée est de rigueur. L’entretien est un moment anxiogène mais les fumeurs éviteront de finir leur cigarette en passant la porte du bureau. Les odeurs que le candidat a sur lui font partie de sa présentation. De même, les parfums exagérés sont à éviter. L’aide-soignant est en proximité importante avec les patients et le recruteur ne souhaite pas que les patients soient indisposés.

L’attitude lors de l’entretien sera en apparence naturelle, il ne faut pas que le recruteur ait l’impression qu’on lui ment, tant sur le contenu des propos que sur la façon d’être. La politesse, la courtoisie sont des règles de base, et là encore le recruteur appréciera que vous sachiez sourire sans regard fuyant. Autant d’éléments qu’il souhaite que son personnel soignant n’oublie pas pendant les soins. Lors de l’entretien, il se peut que le recruteur cherche à tester vos connaissances et votre implication. Il se peut qu’il essaye de vous pousser dans vos retranchements pour observer vos réactions. Quoiqu’il en soit veillez à ne pas montrer une assurance excessive ou à passer sur un mode défensif car là encore la souplesse de vos réactions sera appréciée.

Vous n’aurez pas forcément la promesse d’une embauche à la sortie de votre entretien. Si aucune réponse ne vous est donnée après quelques jours, n’hésitez pas à prendre contact avec la personne qui vous a fait passer un entretien pour connaître la suite donnée à votre candidature. Dans le cas où malheureusement votre candidature ne serait pas retenue, vous pouvez demander à ce que l’on vous explique les raisons de ce refus d’embauche afin de vous améliorer et de ne pas reproduire les mêmes erreurs lors d’un autre entretien. Même si vous n’êtes pas satisfait de votre performance, gardez bien à l’idée que le recruteur a souvent une idée précise du profil de candidat qu’il recherche pour compléter son équipe. Vous n’aviez peut-être pas le profil pour le poste à pourvoir. Pour cette raison n’hésitez pas à postuler de nouveau après quelques mois car pour un autre poste dans le même établissement, votre profil pourra convenir.

Julien Pouvesle - Cadre de santé

Réactions

16 réponses pour “Aides-soignants, réussir son embauche.”

  1. les aide soignante de nos jour n’on meme pas besoin de faire un entretient d embauche correct pour etre embaucher o dirai ke la seule chose importante c le diplome pour les employeur

  2. tout a fait d accord avec toi Elodie et apres il faut voir le genre de professionnel que l on a dans les structures … !!!!!

  3. apres fo pas s etonner des facon de travailler de certaine …

  4. d ou la maltraitance active comme passive surtout au sein de maison de retraite !!!

  5. Tout à fait d’accord avec vous !! Ce qui résume ce que j’ai toujours pensé, le diplôme ne remplacera jamais le professionnalisme dont nous devons faire preuve chaque jour dans notre travail et auprès des personnes dont nous nous occupons ! Je fais mon mêtier depuis plus de 12 ans et je n’ai pas mon diplôme, je ne le regrette pas, et je ne désire pas le passer parce que pour moi un bon professionnel ne se résume pas à un diplôme.

  6. je confirme !! le diplôme ne fait pas le soignant….

  7. c’est vrai le diplome ne fait pas le soignant mais la formation est tres interessante si nous avions pas besoin de cela pourquoi un diplome?

  8. tout à fait d’accord … vrai le diplôme ne fait pas le soignant … mais bon, nos présidents de la républiques ont tous été bardés de diplômes et ce n’est pas pour ça que … c’est valable partout les mauvais professionnels malheureusement, dans tous les corps de métiers il y aura toujours ceux qui font ça à défaut d’autre chose, et ceux qui exercent par réelle vocation. Après il y a ceux qui pensaient le métier différent et une fois sur le terrain sont déçus, et pas toujours le courage ou le temps ni l’argent pour se « reclasser » et ils deviennent de mauvais professionnels …

    mais à contrario, je pense aussi la formation indispensable, j’y ai appris tant de choses … et je ne serais pas contre un « recyclage » car dans la structure où je suis, pas toujours l’occasion de faire une douche bétadinée, une toilette dans les règles de l’art etc ou des soins plus techniques .. et si un jour j’arrive en structure hospitalière, j’vais devoir faire une sacré révision !

    Et même si j’exerce ce métier avec une réelle passion, j’ai mes jours sans … parce que frustrée de ne pas avoir les moyens qu’on espérerait pour nos résidents, parce que ci, parce que ça … mais sans regrets car je ne vois pas faire autre chose d’autre que ce que je fais, à savoir servir au mieux, avec les moyens qu’on a des personnes qui en ont grand besoin …

    bon courage à tous !

  9. tout est résumé dans ces qqs lignes. Le diplôme est nécessaire mais il ne fait pas le bon professionnel !!

  10. de là à toujours taper sur le gouvernement, !!!!!il faut rester neutre

  11. d’accord mais la formation en école d’aide-soignant ou ifas maintenant est très importante après c’est comme le permis ou tu fait ds les rêgle de l’art ou !!!! pour les ide pareil mais pour l’hygiène des main je vois encore des ide libéraux passer de patient en patient et ne pas se laver ou mettre du manugel ????? le tout est de garder des rêgles pratique et ne jamais déroger ensuite c’est le patient qui « juge » et le retour se fait vite !!!!!et comme c’est un travail d’équipe tout se sait et on ne peut ni mentir a ses collègue , ni au patient et ni a soi-même à fortiori !!

  12. les techniques ok mais dsl de vous dire que le plus beau travail que j execute est celui que je fais avec mon coeur …..

  13. lesaulou dit :

    le diplome permet aux professionnels de rester dans leur competence car trop souvent de non diplomés depassent la fonction d’aide soignant par non connaissance du decret……. et les directions en abusent !!!

  14. ASDE PROMO 2009/2010 dit :

    moi j’adore le mien… j’assume le choix de ma formation d’aide soignant DE,mes convictions,mes valeurs,et ce pourquoi je me suis tourné vers ce métier passionnant, pas sans difficulté,mais avec bonheur…nous ne sommes pas la pour espérer une reconnaissance(ce qui parait légitime en sois),,,et encore moins pour faire plaisir a une Direction ,à un Cadre,à un collègue,même si on se doit de tout concilier,Mais avant toute chose notre mission c’est d’accompagner, d’écouter,comprendre,rassurer,soigner,et la peu importe …. la satisfaction personnelle d’avoir contribué au bien être d’une personne dans sa globalité même un cours instant me parait essentielle. Alors travaillons en équipe,acceptons nous. laissons de coté nos différents pour mener a bien les missions au service des patients et:/ou résidents dont nous avons la charge.

  15. francine dit :

    Metier passionnant certe oui quand on fait la formation on y croitn, une fois sur le terrain, la réalité ests tout autre, salaire de misère ! que se soit en structure public ou privé est une catastrophe, nous sommes surchargé de boulot prises pour des boniches et rien de valorisant ou valorisé! Le salaire devrait etre motivant, bah non ca vous déprime. que faire ? changer de boulot ? pour faire quoi ? quand on y a cru. Moi je déconseil de dépenser votre fric ou ceux des contribuable à faire ce métier. Ca vaut plus le coup. 25 ans aide soignante je gagne toujours pareil! on vous augmente mais comme les charges sociales augmentent, mon salaire ne bouge et n’a pas bougé. Je gagne pour un temps plein au bout de 25 ans 1500 euros net avec les primes. reflechissez bien et ne balancez pas que ce metier est rose bonbons. Y ‘a d’autres forum où là c pas la meme qu’ici ! Avecd adresses des mauvais employeurs, l’arnaque des covention 51 qui ne vous reprennent que 75% de votre ancienneté que si avant vous avez travaillé en 51. et c rarement le cas. Le public la grande arnaque su salaire pour l’esclave. si on portait plainte pour mauvais traitement nous aussi hein ? j’en ai marre de lire vos inepties!

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