Les infirmier(e)s en portrait dans ActuSoins : Que sont-ils devenus ? (4)

Cela fait près de cinq ans qu’ActuSoins part à la rencontre de soignants un peu partout en France. Certains ont des initiatives à mettre en lumière. D’autres exercent dans des services méconnus. Tous ont un parcours qui sort de l’ordinaire. Nous avons voulu prendre des nouvelles (voir les autres portraits).

Bénédicte Moncomble infirmière en portrait dans ActuSoins magazine

Bénédicte Moncomble
©Malika Surbled/2010

Retrouvons Bénédicte Moncomble :

Cela fera 5 ans en 2015 que nous avons rencontré Bénédicte.

« Il y a eu pas mal de changements depuis », explique Bénédicte.

Cette ambitieuse et dynamique entreprenait de nouvelles études dans la prestigieuse école des mines. Depuis, elle a validé son master 2 et a créé un poste de « medical officer » dans une entreprise internationale. Son emploi du temps est bien chargé !

A lire (ou relire) :

Bénédicte, une infirmière cadre hors cadre

Bénédicte Moncomble est infirmière logisticienne au sein d’une grande compagnie d’assistance. Travaillant principalement à l’installation de médicalisations pour des sites isolés (plateformes pétrolières, bateaux, sites de lancement de satellites, chantiers des bâtiments et travaux publics…), cette soignante de première instance évolue de façon permanente à travers une activité riche en diversité.

Quand une infirmière présente de multiples facettes

L’histoire débute sur le net, en quête de profils infirmiers atypiques. À force de recherches, un nom se dégage parmi d’autres : Bénédicte Moncomble. Sur l’écran, la présentation de cette jeune femme intrigue. Une formation initiale d’infirmière, de multiples expériences de soignante autour du  monde, un poste de logisticienne qui ne correspond pas forcément aux idées reçues sur les évolutions classiques du métier, plusieurs diplômes universitaires et internationaux, et surtout l’intégration prochaine d’un mastère spécialisé QHSE (Qualité Hygiène Sécurité Environnement) au sein de l’école nationale supérieure des mines (l’une des plus prestigieuses écoles d’ingénieurs françaises). Curiosité oblige, il fallait la rencontrer.

Apparemment ravie de partager son expérience, la chose n’est pas bien difficile. C’est une jeune femme joviale et souriante qui accepte de se raconter autour d’un café, entre un rendez-vous personnel, une séance de révision et une nuit garde en réa. « Je suis en vacances » déclare t-elle pourtant. Car pour elle, cet emploi du temps est plutôt léger. Habituée aux décalages horaires, elle avoue dormir « très peu la nuit » et optimiser son temps de façon à évoluer sans cesse.

Elle décrit son métier d’infirmière logisticienne comme une opportunité d’allier son intérêt pour la recherche d’amélioration de la qualité et de la sécurité avec son goût de l’aventure, de « la gadoue » et du soin.« Je suis infirmière avant tout » affirme t-elle, même si le soin est moins présent dans son métier que dans un poste traditionnel. Car sa fonction est de proposer aux clients de sa société des médicalisations de sites en y mettant les moyens nécessaires (hélicoptère, avion, poste de soins ou poste médical…) . « Par exemple, en ce moment, on a un site au Yémen qui peut accueillir jusqu’à 10000 ouvriers. Il a donc fallu installer une équipe médicale et paramédicale énorme ».

Bien sûr, elle connaît le terrain. Même si elle n’y reste jamais que le temps des préparatifs ou des contrôles annuels (entre 48 heures et 10 jours par site). Son rôle n’est pas de rester sur place pour assurer la médecine du travail et les urgences, mais plutôt de faire en sorte que tout se déroule et se coordonne au mieux. « Je vais rencontrer les fournisseurs locaux, je m’occupe des formalités douanières, de l’approvisionnement en matériel et en médicaments… ».

Pour garder la main et diversifier son activité, parfois, elle redevient infirmière. Sur les chantiers par exemple. « C’est comme si, à l’hôpital, une surveillante de soins continuait à faire des soins en quelque sorte». D’ailleurs être infirmière pour faire ce métier semble à ses yeux presque indispensable. « Il faut bien connaître le matériel. J’ai fait plus de 12 ans en réa et ça m’a apporté les connaissances nécessaires en matière  de respirateurs entre autres. Mon but n’est pas de fournir de matériel dernier cri mais plutôt du matériel facile d’utilisation. Car sur les sites étrangers, il faut savoir qu’il y a aussi des infirmiers locaux, de formations et de compétences différentes ».

Une curiosité à toute épreuve

C’est justement parce qu’elle connaît bien le monde et ses différentes cultures que Bénédicte réussit à se faire une place dans le milieu international. Curieuse de nature, elle a toujours souhaité comprendre et s’inspirer des autres manières de travailler. « Par exemple, quand je suis allée au Canada, j’en ai profité pour aller tourner avec les paramédics, juste pour voir comment leur système des premiers secours fonctionnait ». Elle part de temps en temps en mission humanitaire, pour aider mais aussi et surtout pour apprendre.

Pour elle, son parcours semble « logique ». L’évolution, à son sens, est importante. Non pas pour  prouver qu’elle est capable d’une ascension sociale. Juste parce que depuis le début, elle a su qu’elle n’était pas faite pour vivre toujours un même quotidien. Déterminée à suivre le cours de ses envies, elle s’est réalisée à partir d’un métier qui ouvre de nombreuses opportunités : Infirmière.

Malika Surbled

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