la contention dans les services de psychiatrie

La contention dans les services de psychiatrie

Contention psychiatrie hôpitalLe colloque tenu au Sénat récemment par des psychiatres du Collectif des 39, a souligné très justement la dégradation des pratiques, dans les services de psychiatrie. La contention était quasiment devenue obsolète pour les soignants, médecins, psychologues et infirmiers, formés dans les années 70.

Cette pratique, déplorée, dont l'extension est reconnue, provient de la conjonction de plusieurs facteurs. Le plus important d'entre eux, est l'effet de la disparition des écoles d'infirmiers de secteur psychiatrique.

Cette formation spécifique permettait l'acquisition d'une réflexion sur la pratique, des stages en nombre suffisant dans les services de psychiatrie, aux pratiques diverses, et l'acquisition d'un savoir-faire auprès de leurs pairs expérimentés. La disparition de cette formation de qualité a cédé la place à un ersatz, celui de la formation commune avec les infirmiers Diplomés d'Etat,  qui forme pour l'essentiel les forts contingents des infirmiers des services de mèdecine et de chirurgie.  On peut s'interroger sur l'idéologie qui sous-tend cette décision. L'objectif économique est comme souvent l'adjuvant d'une pensée réductrice. Il justifie l'idée que l'apprentissage du métier infirmier, dans les services de mèdecine, permettra de facto de procurer des soins dans les services de psychiatrie, réputés moins techniques. Il y a là,une dangereuse réduction de la qualité des soins, car elle porte en elle le déni de la qualité du travail, de la reflexion, de la dynamique de l'équipe, au profit d'actes qui peuvent etre quantifiés ou protocolisés.

L'encadrement des cadres infirmiers est lui-meme reformaté et rares sont les cadres actuels qui ont béneficié de l'enseignement antérieur. La formation des cadres à la gestion des services, à l'efficacité, à l'expertise qualité, passe à coté de l'essentiel en psychiatrie, les relations humaines et leur complexité.

La mise en place d'une hiérarchie de cadres directement lièe à la Direction administrative et gestionnaire, renforce cette pratique gestionnaire, où le role du mèdecin se réduit à la prescription, et pert sa capacité d'animation d'une équipe, exclus souvent des réunions de transmission à l'instar des services de mèdecine et de chirurgie.

Ce processus aboutit à des conduites regrettables, qui pourraient etre évitées, mais surement pas grace à des protocoles institués. Cela voudrait dire que ces pratiques pourraient etre evitées si le mèdecin et le mèdecin seul pouvait juger de l'opportunité de celles-ci. Malheureusement, la prescription est totalement inopérante car le mèdecin doit tenir compte de la capacité humaine de l'équipe infirmière à faire face à un patient agité, de sa capacité à le rassurer et à entendre sa détresse. Il faut pour celà savoir travailler en équipe, savoir utiliser les ressources de chacun, et se sentir en sécurité, physique et psychique, se savoir soutenu par sa hiérarchie et non jugé ou susceptible d'etre épinglé par celle-ci, pouvoir échanger librement avec les psychologues du service et les mèdecins, n'avoir pas honte de parler de sa propre peur et des angoisses qu'elle suscite.

La mise en place d'un protocole ne peut qu'aggraver la banalisation de cette pratique, tout comme la mise en place d'une législation spécifique. Cette pratique sera alors légitimée.

Je ne vois pas comment un mèdecin pourrait refuser de prescrire une contention si l'équipe infirmière ne se sent pas capable de faire autrement. Celà induirait des attitudes de fuite, de repli, de perte de confiance, qui serait hautement préjudiciable au patient. Les lieux de reflexion, de discussion, où les membres d'une équipe, infirmiers, psychologues et mèdecins, pouvait échanger librement et se former à des pratiques désaliénistes disparaissent progressivement. Une pratique différente ne peut s'instituer qu'avec l'élevation du niveau de formation des équipes et ne peut pas décreter.

La banalisation de cette pratique est l'un des avatars qui a conduit la pratique de la psychiatrie à imaginer que le modèle médical hospitalier pourrait éloigner tout risque de pratique asilaire. On voit qu'il en est rien.

ActuSoins remercie Agnès Piernikarch pour ce partage. Blog médiapart

suzieQ is in the house of madness (chroniques d'une infirmière en psy) nous envoie cette réponse. Elle se dit consternée, atterrée, foudroyée !

 
 

Ainsi selon Mme Piernikarch, l'usage en augmentation des contentions dans les services psychiatriques serait imputable aux infirmiers DE qui depuis la réforme de 1992 (date à laquelle les études ISP et IDE ont fusionnées) seraient des "eratsz" de professionnels dénués de pensée clinique et donc de réflexion. Tout juste bon à réaliser des actes quantifiables et protocolisés.

Madame, pensez-vous réellement que nous sommes, nous IDE, les responsables de cette augmentation de l'usage des contentions? C'est pourtant vous, médecins, qui les prescrivez non? Nous, que ce soit pour les contentions ou pour le recours aux chambres d'isolement, nous n'agissons que dans le cadre de notre rôle prescrit. Alors comment pourrions nous prendre la responsabilité d'un acte dont nous ne sommes pas les prescripteurs? Et comment pourriez vous échapper à la vôtre? Ah je n'avais pas bien lu la réponse est plus loin dans votre texte. Je vous cite "Je ne vois pas comment un médecin pourrait refuser de prescrire une contention si l'équipe infirmière ne se sent pas capable de faire autrement"... Donc vos prescriptions ne seraient là que pour satisfaire les IDE mais en aucun cas dans l'intérêt du patient. Étrange non et déconnant surtout ?

Je réfute l'idée d'infirmiers de secteur psychiatrique qui seraient des références soignantes, des sages que nous devrions admirer comme des modèles de réflexion cliniques. Ce raisonnement clivant qui laisse à penser qu'il y aurait d'un côté les bons soignants à savoir les ISP et lDE l'autre côté, les mauvais c'est à dire les infirmiers formés dans les services de médecine et de chirurgie est hautement réducteur et ne saurait faire honneur à votre capacité réflexive que vous mettez tant en avant. Des bons, j'en croise, souvent et si certains sont des "anciens" comme on aime à les appeler, d'autres, passionnés sont de tout jeunes diplômés.

C'est vrai, nous avons découvert notre métier au travers de nombreux lieux de stages. Médecine, chirurgie... La psychiatrie n'était qu'un lieu de stage parmi les autres. et pourtant nous avons choisi de venir y bosser. C'est donc en parfaite connaissance de cause que nous avons fait ce choix. Parce que beaucoup d'entre nous ne se retrouvaient pas dans les soins généraux où justement tout y est protocolisé et quantifié. Mais il ne s'agit pas d'un choix par défaut pour autant. Non, nous sommes nombreux à avoir fait le choix de la psychiatrie car nous aimons la nécessaire réflexion qu'il y faut, la possibilité d'émettre des hypothèses et de les valider ou pas en équipe pluridisciplinaire. Nous sommes tout aussi nombreux à y travailler parce que nous nous interrogeons sur la frontière ténue qui existe entre la folie et la normalité.

Encore pire que celle de 1992 paraît-il, je suis issue de la réforme de 2009. Et pourtant j'aime la psychiatrie, j'ai fait le choix d'y venir il n'y aura pas de retour en arrière. Ma pensée clinique se construit chaque jour en s'appuyant sur des modèles découverts soit pendant mes études soit au cours de mes recherches (... car oui le nouveau programme infirmier fait de l'infirmier un professionnel qui sait se documenter...). Ainsi mes références vont de Jean Oury à Walter Hesbeen en passant par Carl Rogers. J'aime ces lieux chargés d'histoire, depuis Bicêtre et Saint-Anne à la clinique de La Borde. Et j'aime les théories du soin: à l'approche psychanalytique étudiée en IFSI, j'ai développé un intérêt pour les TCC et autres théories anglo-saxonnes. Et ces protocoles, ces recueils à visées statistiques, cet ultra-hygiénisme repoussant qu'on veut me faire avaler, adopter, appliquer, et bien de ces OTNI (objets technocratiques non intelligents), pardonnez ma vulgarité, je m'en tamponne le coquillard...

Si vous avez parfois l'impression que nous sommes insistants en vue de l'obtention d'une prescription de contention c'est peut-être parce que nous ne regardons pas la scène qui se joue sous nos yeux par le même prisme. à la prise en charge individuelle d'un patient, nous avons, nous infirmiers, la charge d'assurer la prise en charge collective, la cohésion d'un groupe de patient, faire en sorte qu'un service fonctionne sans heurt ni violence et que les plus faibles de nos patients ne soient pas abusé et ce 24h/24, 7j/7. 2 ou 3 infirmiers dans un service pour 20 à 30 patients c'est bien peu lorsqu'il s'agit de gérer ces multiples petits conflits du quotidien, ces innombrables portes à ouvrir et ces objets qu'il faut charger et recharger encore et encore (merci l'arrivée des cigarettes électroniques, on en avait déjà assez avec les smartphones...).

Demander une prescription de contention, ce n'est pas l'exiger. Si nous la demandons, c'est parce que notre lecture de la scène nous fait dire que cette prescription sera bénéfique au patient. Vous n'êtes pas d'accord: très bien ! Débattons, échangeons, discutons ! Vous avez votre libre arbitre et donc la possibilité de refuser. Là demander c'est amorcer un dialogue avec vous médecin, c'est le début d'un échange clinique qui verra s'affronter plusieurs points de vue qui seront susceptible d'évoluer.

Nous faire porter la responsabilité de ce qui part en vrille en psychiatrie, c'est nous accorder bien du pouvoir, alors que nous ne sommes que trop rarement mis en avant lors des succès thérapeutiques. Malheureusement et nous le déplorons nous ne sommes que les chevilles ouvrières de la mécanique bien huilée qu'est l'hôpital. Souvent invisible, souvent anonyme, on ne retient, dans le meilleur des cas, que notre prénom...Si on en est encore aujourd'hui - plus de 200 ans après sa mort - à citer comme quasi-unique référence infirmière en psychiatrie Jean-Baptiste Pussin c'est dire le peu de poids que nous accorde l'histoire de la psychiatrie.

Enfin, nous faire endosser cette responsabilité c'est aussi vous en exclure. Je ne vous connais pas, Madame, et pourtant je n'ai aucun doute sur votre professionnalisme. Mais qu'en est-il de vos collègues? Sont-ils tous aussi exemplaires que vous, soucieux d'augmenter les temps d'échanges cliniques, ont-il tous ce désir d'animer une équipe, le désaliénisme est-il au cœur de leurs préoccupations ? à ces questions je n'ai pas la réponse. Mais sachez que nous aussi, nous nourrissons des regrets. Combien de psychiatre se contentent de visites éclairs dans les services, accordant quelques minutes d'écoute à peine à des patients en difficulté à exprimer leur souffrance ? Et ces consignes médicales parfois si difficile à respecter qu'elles semblent avoir été écrites que pour mieux vous protéger. Je le sais, vous êtes demandés partout et malgré vos nombreuses qualités vous n'avez pas encore le don d'ubiquité. Dommage car dans les services c'est bien nous, ISP (il en reste quelques uns...) et IDE confondus, qui devons avec une inventivité sans cesse renouveler trouver des réponses aux questions que se posent les patients.

Abonnez-vous à la newsletter des soignants :

Faire un don

Vous avez aimé cet article ? Faites un don pour nous aider à vous fournir du contenu de qualité !

faire un don

Réactions

120 réponses pour “la contention dans les services de psychiatrie”

  1. On ne dénigre pas le fait que certains patients ont besoin d’être contenu physiquement.

    Néanmoins vous n’avez jamais eu l’impression parfois qu’on aurait largement pu éviter de contenir un patient juste en prenant le temps de désamorcer la montée en tension de ce dernier?
    Moi si! Pourquoi?
    Manque de temps, d effectif et de formation…

    Le problème n est pas les contentions. Bien entendu qu’on fait pas ça par plaisir.

    Le problème c’est qu’on en vient de plus en plus à contenir dans des situations où il y a d’autres alternatives.

  2. Moins on a de moyens financiers, plus on ferme les portes car on a au passage supprimé des postes infirmiers, supprimé des formations, abaissé le niveau de formation des infirmiers en ce qui concerne la psychiatrie, supprimé les internes en psy … et maintenant on reconcentre les services de proximité qui permettaient aux patients d’être soignés vers chez eux sur un établissement central du département par mesure d’économie comme ce sera le cas pour thonon les bains avec l’EPSM de la Roche sur Foron à 40 kms. Quel gachis !

  3. Karl F. dit :

    Comment adhérer à la contention, aux restrictions de liberté, aux hospitalisations sous contraintes, sans avoir eu l’expérience de la violence auto ou hétéro-agressive de certains patients? Peut-on tout accepter, tout subir, au nom d’une liberté individuelle qu’ils ne sont plus, momentanément, capables d’assumer? On ne peut qu’être en accord avec cette idée presque naïve de vouloir abolir l’acte de contention. Une belle idée, une préoccupation humaniste qui ne prend pas la mesure des conditions de travail des soignants. Une idée que nous partageons tous mais qui ne peut être mise en oeuvre sans avoir une réflexion préalable sur les effectifs et les besoins nécessaires à son application. Ce sont les paramédicaux qui sont au contact des patients au quotidien, 24h/24h, qui les accueille, les soutienne, les rassure et les accompagne…. Ces soignants dont on sous-entend bien trop souvent qu’ils ne savent prendre en charge les situations difficiles par manque de connaissances cliniques… C’est sous-entendre qu’il s’agit d’une pratique fréquente, appliquée avec jouissance par des soignants incompétents. Cette pratique est rare et ne concerne qu’une “poignée” de patients! Je ne suis pas nostalgique d’un temps où la contention n’existait pas, mais où le malade faisait l’objet de maltraitances diverses et variées: douche froide, privation de repas, insultes et j’en passe… Je n’oublie pas ceux qui ont libéré “les fous” de leurs chaînes, mais il faudra autre chose que des déclarations d’intention pour les briser définitivement. Il faudra se battre pour défendre la Psychiatrie, les patients et les soignants !!

  4. La contention chez le patient en psychiatrie est un soin et non une torture. Cela est prescrit par le médecin et vise a protéger le patient en état de crise intense, à le protéger pour éviter que celui ci ne se “détruise” et protège également le soignant. On ne s’amuse pas à maintenir un malade comme ça. Cela se produit rarement, mais il y a des cas où on ne peut procéder autrement. Pour ceux qui ne savent pas cela je les invite à passer une journée en psychiatrie et ils comprendront peut-être le milieu dans lequel nous travaillons.

  5. La contention demeure un soin ds la prise en charge d un patient a son arrivee ou durant son hospitalisation selon son etat psychique.c est une pratique de dernier recours si le patient est agité ,menacant ou delirant se mettant en danger et celle du.personnel soignant et les autres malades .cela se pratique sous surveillance medicale et psychiatrique ds un delai limite .ce n est jamais par plaisir mais pour sa securite .avec évaluation de l équipe medicale .
    Que ceux qui ne connaissent pas s abtiennent de critiques infondées et mal venues .
    Respect pour notre profession.

  6. attention j.ai bosse en tant qu ide en psy ouverte fermee aux urg psy je ne vs permet pas de disqualifiér le travail que l.on a fait !si j.avais le pouvoir je pourrais vs en parler ! 38 ans de metier en psy çà vs dit ???

  7. Chris Loret dit :

    La contention est un soin et une décision qui a ma connaissance à toujours été prise en équipe en psychiatrie. La psychiatrie fait peur à ceux qui ne connaissent pas et ils portent des jugements sans connaître le sens de ce soins. C’est un raisonnement très immature car les nouveaux DE ne sont pas laissés à l’abandon et ils apprennent aussi bcp durant leurs stages. On ne fait pas un si mauvais boulot.

  8. Jeanne Boyer dit :

    Et nos chers médecins psychiatres?? Qu’en pensent-ils? Ils en sont les prescripteurs tout de même…. Mais comme souvent, ça va être la faute des IDE…. Oui oui

  9. Jeanne Boyer dit :

    Je n’ai pas lu tous les commentaires mais n’ai pas vu ISP??

  10. Agnes Bayle dit :

    Quand aux anciens de l’ancienne école ??? Baffe thérapeutique et contention !!!!!!! Ne nous racontez pas la messe svp !

  11. Jeanne Boyer dit :

    Sujet délicat et souvent mal interprété par des personnes ne travaillants pas en psy! Bizarrement nous les IDE psy avons un œil différent sur ce soin, car oui cela en est un! Ce qui est à discuter sont plutôt les conditions et non pas le soin en soi! N’oublions pas que dans beaucoup de cas il préserve la sécurité du patient et dans certain cas de l’équipe soignante!! Alors, oui, j’ai eu recours à la contention… Étant dans un service fermé pour patients difficiles, et lorsque le protocole est respecté ce soin est bénéfique! Certains patients le réclament… Alors svp laisser les professionnels en parler, les autres s’abstenir… Merci

  12. Et pas de contention physique sans contention chimique les médecins l oublie souvent

  13. La contention bien que moyen archaïque nen est pas moins utile. Le problème est de l’utiliser à bon escient. Ce qui manque c’est une formation de qualité. Une réflexion en équipe … un rêve !
    Malheureusement, la psychiatrie reste le parent pauvre de la médecine. Ça fait tellement peur même si ce n’est pas contagieux … on préfère ignorer, passer à côté …

  14. Parlons d immobilisation thérapeutique, et valorisons notre travail en psychiatrie au lieu de toujours se plaindre, je suis de depuis 2006 mais étais aide soignante en psychiatrie de 2000 à 2003, j aî donc avant les études été dans le
    Milieu trois ans et voilà 15 ans que je pratique et depuis quelques mois chèz les enfants . La cotention est un soin chèz l enfant car on va éviter au maximum les traitements pas comme chèz les adultes . Des travaux sont en cours et des réflexions également autour de la cotention alors aux lieux de vous jettez la pierre et de tout mélanger valoriser votre travail! Le
    Manque de personnel et tout le tintouin étant un autre débat ! La
    Coten. Je l aî utilise une fois et en chambre d isolement thérapeutique ! La
    Patiente avait eu le maximum de traitement’, elle avait auparavant fait une phlébotomie et avait déjà réouvert ses fils au point de subir un intervention en micro chirurgie, elle revient en service de psychiatrie après ses soins en mco et à nouveau réitère ! Le médecin precrit la chambre thérapeutique avec un traitement mais rien ne se passe ! La patiente pendant le tour de nuit, essayait encore !!!!! Du coup par la cotent. Elle ne s est pas mutilé . Elle s est endormie . Le lendemain elle était beaucoup mieux reposée… .

  15. “se faire peter la gueule” les études d IE PSY étaient la pour justement éviter ce genre de réactons pour moi la contention ne fait qu’empirer les problemes je suis personnellement CONTRE 1CONTENTION chimique me semble plus adaptee

  16. j’ai connu les services de psychiatries des années 70. Les contentions existaient, les malades erraient, une nette amélioration et une humanisation à eu effectivement lieu, mais avec combien de soignants , combien de médecins qui encadraient réellement leurs services, des activités aidant à la reconstruction. Mais aujourd’hui c’est la course à la diminution de personnel, un temps de plus en plus long consacré aux transmissions.Les chambres d’isolement pour cadrer la personne qui clash, oui, la contention uniquement sur prescription médicale avec une évaluation précise,mais surtout des Personnes soignantes prêtes à donner dans l’altérité .Aujourdhui ce n’est plus une question de formation, c’est une question de politique des soins…fermeture de services. Oui des changements sont nécessaires ,mais la bien traitance n’a pas été toujours à l’ordre du jour…médecins qui ne viennent pas quand on les appelle car ils sont en “consultations” Peu d’attraction pour la spécialisation…personnel maltraité au sens psychologique…

  17. non mais entre ça ou se prendre une mitraillette de baffes ou se faire étrangler…

  18. non mais entre ça ou se prendre une mitraillette de baffes ou se faire étrangler…

  19. me faire foutre sur la gueule à longueur de journée j’en ai marre

  20. me faire foutre sur la gueule à longueur de journée j’en ai marre

  21. j’ai côtoyé un bon nombre d’infirmiers psy et bien je n’ai jamais remarqué une compétence particulière quelconque c’est le moins qu’on puisse dire sans être désagréable…pour moi les qualités prof en psy sont liées avant tout aux qualités humaines et à la capacité de travail en équipe. Quant à l’usage des contentions elles sont parfois bien utiles, sauf peut être pour les bureaucrates qui aiment philosopher le cul assis sur sur leur chaise mais qui viennent jamais dans les services.

  22. Ce qui me fait bcp sourire c’est l’image clichée qui illustre l’article…

  23. contention au lit, la camisole ça n’existe plus..

  24. Georges EG dit :

    Je travaille dans un service d’Urgences Psychiatriques, depuis 15 jours nous avons mis en place plus de contentions qu’en 12 années en psy pour la plus ancienne. Les patients arrivent dans des états de décompensations telles que la mise en place d’un traitement n’arrive plus à leur permettre de se poser, il faut quelquefois les contenir pour que le traitement puisse agir et leur permette de “descendre”.
    Nous nous interrogeons tous sur les prises de toxiques qui accompagnent soit la décompensation, soit la tentative du patient de les utiliser pour y remédier seul. Les toxiques sont beaucoup plus délétères et dangereux qu’avant.
    Allez pour l’histoire, nous en plaçons rarement comparés aux urgences générales qui ont des contentions jetables à usage unique.

  25. Georges EG dit :

    Je travaille dans un service d’Urgences Psychiatriques, depuis 15 jours nous avons mis en place plus de contentions qu’en 12 années en psy pour la plus ancienne. Les patients arrivent dans des états de décompensations telles que la mise en place d’un traitement n’arrive plus à leur permettre de se poser, il faut quelquefois les contenir pour que le traitement puisse agir et leur permette de “descendre”.
    Nous nous interrogeons tous sur les prises de toxiques qui accompagnent soit la décompensation, soit la tentative du patient de les utiliser pour y remédier seul. Les toxiques sont beaucoup plus délétères et dangereux qu’avant.
    Allez pour l’histoire, nous en plaçons rarement comparés aux urgences générales qui ont des contentions jetables à usage unique.

  26. Nykko Mouk dit :

    Je rappelle également que la mise sous contention et une mesure thérapeutique prescrite par le médecin, la recrudescence de cette pratique ne relève donc pas d’un manque de compétence infirmière.

  27. Nykko Mouk dit :

    D autres causes sont nécessitent d etre nommé.. par exemple la frilosité de plus en plus grandissante de nos jeunes médecins à prescrire des traitements sédatifs lors de prescription d isolement…

  28. Boris Wenner dit :

    C’est tout de même dire si nous les DE sommes de sacrés mauvais, des ersatz de soignants même!
    C’est drôle tout de même, parce que dans la vraie vie des services de psychiatre où je suis passé, c’est pas forcément en premier les collègues ISP que j’ai vu réfléchir à leur pratique et la remettre en question… Comme c’est pas non plus toujours des collègues DE qui ont pu avoir la gâchette facile avec l’isolement ou la contention.
    Il me semblait que l’isolement et la contention étaient un soin, au même titre qu’un traitement per os, un entretien, une activité ou une sortie; qu’ils pouvaient être porteurs de sens dans la prise en charge et au moins que parfois c’était le seul moyen de protéger un court moment de lui-même un patient dépassé par sa crise.
    Désolé si je me plante, mais pour moi cet article sent plus la soignante désabusée qui préfère jeter le bébé avec l’eau du bain que réfléchir à la pratique et risquer de se remettre en question.

  29. Gé Gé Raldine , j’ai vu contentions alors j’ai pensé a toi ^^

  30. Zaza Bandi dit :

    La formation d inf psy n aurait jamais due être supprimé

  31. je me rappel en soins de suite, une patiente avait explosé une carafe d’eau sur la tête de sa voisine et nous prenait pour des nazis. C’est sur, à actusoins, une parole gentille aurait suffit à la calmer ! C’est beau le monde des bisounours !!! ou à vomir au choix. ouai, allez, je vais vomir… en tout cas, y’en a pas des masses à Actusoins qui ont mis le nez dans un service de psy. Et ça vient pleurnicher dès qu’il y’en a un qui sort et trucide leurs voisins.

  32. il fut des moyens financiers toujours plus de population , toujours plus de patients potentiels , toujours moins de moyens , n’y aurait-il pas un problème

  33. IDE en psy je ne partage pas du tout ce point de vue. J’ai d’ailleurs écris un droit de réponse en réaction à cet article d’Agnès Piernikarch à lire ici: http://suzieqisinthehouseofmadness.blogspot.fr/2015/09/12-droit-de-reponse.html

  34. Faut arrêter de croire qu’on isole et contentionne pour le plaisir, on n’est pas des bourreaux… On le fait en dernier recours, après passage à l’acte et avec sédation… Et surveillance régulière, tant paramédicale que médicale… Ça pourrait être évité s’ils étaient traités efficacement dès le début mais ça, c’est un autre problème malheureusement… Et oui, aussi barbare soit-elle, la contention est un soin. Même si bien sûr il y a des dérives. Comme pour chaque problème, il ne faut pas généraliser les extrêmes et mettre tout le monde dans le monde sac (c’est la même chose pour la maltraitance en ehpad ou les étudiants infirmiers maltraités en services de soins…..)

  35. Alex Sandra dit :

    La contention n’est pas uniquement une question de “facilité” … C’est avant tout un soin, pour un patient éclaté avec des angoisses de morcellement, c’est plus bénéfique que le dialogue, sentir des limites corporelles diminuera nettement son anxiété pour permettre par la suite une relation verbale par le biais d entretien. Il y a une surveillance extrême et maximale sur un patient contentionné. Ensuite, la contention est aussi bénéfique lorsque le patient est auto agressif ou hétéro agressif, c’est pas Parce qu’on est en psychiatrie qu’on doit ressortir en plusieurs morceaux, il y a des patients hyper délirants débordant de violence sans meme en être conscient. Donc ceux qui parlent trop allez donc faire un tour en psy et vous ramènerez votre science Apres …

  36. Ce que je lis montre bien les préjugés dont a toujours été victime la psychiatrie. Dénigrer “les anciens” , c’est tellement facile et généralisé. Aujourd’hui, nous nous trouvons avec des jeunes diplomés qui sont lâchés dans l’arène comme ça, alors que c’est une spécialité qui demande des années de pratique avant d’être ” à l’aise”.
    La contention, tout comme l’isolement est un soin , thérapeutique ( ok, y a toujours un endroit en France ou elles peuvent être utilisées trop rapidement, tout comme en soins généraux, y en a qui tabassent les patients cqfd ) . Ces soins nécessitent de la part des soignants une surveillance très rapprochée et surtout est utilisée sur du court terme, sous sédation.
    vous préférez avoir un patient qui se met un bout volet dans l’oeil ? moi , non, pour son bien , et le mien .
    une contention doit être aussi réfléchie que tout actes soignants, ni plus ni moins. et ceux qui n’y connaissent rien sont priés de cultiver un peu leur pratique et approche des soins.

  37. Bonjour il faux arrêter de dire tout et n’importe quoi pour les services psychiatriques les personnes qui travaille dans le milieu sont les personnes qui connaissent l’heure travail la violence physique et morale que
    C est personne subit jours après jours pour soigniez les personnes qui sont malades bravo a c est personnes

  38. La contention est parfois nécessaire pour éviter les accidents et surtout pour protéger le patient et les soignants d’éventuels gestes qui pourraient causer de graves conséquences. J’ai travailler 10 ans en psy et je peux dire que la contention est loin d’être un soin facile…

  39. Ce n’est pas par plaisir qu’on contient un patient. On a peu le choix. Je refuse de me faire “péter la gueule” à cause du manque d’effectif ou parce que les médecins ne mettent pas le traitement approprié à cause de pseudo directives ministérielles. La contention est aussi un soin. Tout dépend de comment on la met en place. Si on prend le temps d’expliquer et d’être un minimum présent auprès du patient c’est une thérapeutique. Pas besoin d’être de l’ancienne école.

  40. La contention peut aussi être utile et nécessaire et surtout soulager le patient. La psychiatrie n’est pas un remake de vol au dessus d’un nid de coucou et la contention fait partie d’un protocole, et entraîne une surveillance importante.

  41. la contention c’est aussi bien une question de facilité, qu une question économique , mois cher que les TTT, mais des fois c’est utile

  42. A ne pas confondre contention et camisole de force, comme sur la photo… Le traitement médicamenteux est nécessaire, les liens ne sont pas apaisants à long terme. De plus, il faut bien sortir le patient à un moment…..

  43. C’est sur les anciens castaignaient les patients après plus besoin de contentions ils étaient au tapis. Faut arrêter de dire des conneries….

  44. La camisole coûte moins cher qu’un traitement et surtout moins de surveillance. Voilà tout est dit

  45. que j’aime pas ce genre d’hospice……………..

  46. Ce ne serait pas en lien avec une dégradation des conditions de travail!!! De moins en moins de moyens et de personnels!!! De plus en plus d’administratif qui polue notre travail au quotidien. ..

Il faut être connecté pour écrire un commentaire Se connecter

retour haut de page
352 rq / 2,484 sec