Face à l’inflation, les infirmiers libéraux demandent des mesures urgentes

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L'augmentation des prix et donc des dépenses professionnelles pose un "véritable problème d'équilibre et de survie" pour l'exercice libéral infirmier, alerte  aujourd'hui l'Organisation nationale des syndicats d'infirmiers libéraux (Onsil), syndicat non représentatif des IDEL. 

Face à l'inflation, les infirmiers libéraux demandent des mesures urgentes

© fizkes / ShutterStock

Avec une inflation qui pourrait atteindre 10% à 13%  d'ici fin 2022 selon l'Onsil, les cabinets infirmiers pourraient être plongés dans une grande difficulté financière. 

D'ores et déjà, estime le syndicat dans un communiqué, de nombreux cabinets "ne vivent plus de leur exercice libéral, incapables de se projeter pour un avenir et une évolution pérenne de leur activité". "A titre personnel et privé, ils sont tout aussi impactés et donc en souffrance pour eux et leur famille", prévient l'Onsil. 

Car l'augmentation des prix "contribue à fragiliser gravement la trésorerie courante des cabinets infirmiers et la trésorerie de celles et ceux qui le composent". De plus, considère le syndicat, le mécanisme tiers-payant qui conclut au règlement par la sécurité sociale des honoraires effectués et facturés par l'IDEL, "créé inévitablement des encours de créances, des reports de paiement et donc des décalages d'encaissement en faveur du compte bancaire du professionnel". 

Autre problème? "L'absence de revalorisation de la lettre clef" ainsi que "l'absence de prise en considération des coûts de production administratifs", insiste l'Onsil. 

Ces éléments pris en considération, concluent "inévitablement en faveur d'un déséquilibre financier [...] suppriment toutes marges bénéficiaires pour permettre la constitution d'un compte de réserve et de prévoyance, amplifient la difficulté pour honorer l'ensemble des prêts en cours mais aussi pour lever des fonds auprès des banques".

Ils constituent aussi "une très grande difficulté pour honorer, en temps et en heures, l'ensemble des prélèvements obligatoires dus au titre de l'imposition des charges et autres taxes cumulées ce qui, par défaut et ou retard, rajoute inévitablement des frais de pénalités", explique le syndicat. 

Rédaction ActuSoins

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