Les infirmiers anesthésistes entament leur troisième semaine de grève

En grève depuis le 2 novembre, les infirmiers anesthésistes (IADE) réclament une reconnaissance statutaire de leur profession. 

Les infirmiers anesthésistes entament leur troisième semaine de grève

© C.Clerc / ActuSoins

Ils réclament la reconnaissance de leur pratique avancée. "La profession infirmière-anesthésiste, sa formation, ses compétences et sa pratique clinique valident objectivement, et en tous points, les critères d'une pratique avancée telle que définie par l'ensemble des organismes qui en ont établi les directives internationales", indique le SNIA (Syndicat national des infirmiers anesthésistes).

Cette demande exprimée par les IADE et leurs organisations professionnelles représentatives "est parfois mal comprise", explique de son côté le CNPIA (Conseil national professionnel des infirmiers anesthésistes)."

"Aborder la notion de pratique avancée requière tout d'abord d'en préciser la définition. Cette tâche est aisée dans la mesure où nous disposons d'une définition internationale validée par le Conseil international des infirmières (CII) [...] Deux monographies donnent une description des différentes fonctions regroupées sous l'appellation faîtière de pratique avancée en soins infirmiers : infirmières praticiennes, infirmières cliniciennes spécialisées et infirmières anesthésistes", précise le CNPIA. 

Statut à compléter

La France a effectué cette adaptation en promulguant les textes législatifs et réglementaires qui introduisent l'exercice en pratique avancée dans le Code de la santé publique. 


Le hic ? Elle a privilégié le profil d'infirmière clinicienne spécialisée, ce qui n'est pas suffisant, selon les représentants des IADE. "Nous constatons que la mise en œuvre de ce modèle a déjà montré ses limites au regard des besoins de santé de la population remettant la question du positionnement des IPA en premier recours au coeur des débats. La création du cinquième domaine "urgences" et les débats parlementaires de cet automne relatifs au vote du PLFSS montre la nécessité de faire évoluer ce modèle et en souligne la plasticité. Les IADE de par les compétences développées au cours de leur formation, ont tout à fait leur place dans ce nouveau type de dispositif". 

Le CNPIA déplore par ailleurs "le manque de visibilité de l'activité de l'IADE et de la plus-value que cette fonction apporte en matière d'accès, de sécurité et de qualité de l'anesthésie". 

Rédaction ActuSoins

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