Les IADE et les IBODE descendront dans la rue en septembre dans le cadre de deux mouvements distincts

Deux communiqués distincts - l'un du Syndicat national des infirmiers anesthésistes, l'autre du Collectif Inter-blocs - annoncent la mobilisation des infirmiers anesthésistes et des infirmiers de bloc opératoire en septembre. Les premiers se rassembleront le 16, les seconds, le 23. Si les revendications des infirmiers des deux spécialités sont différentes, une attente commune est néanmoins assez claire : les professionnels souhaiteraient une augmentation de leur salaire.

Les IADE et les IBODE descendront dans la rue en septembre dans le cadre de deux mouvements distincts

© M.S / ActuSoins.

Ils battront le pavé séparément, à une semaine d'intervalle : les IADE, à l'appel du SNIA, pour une "reconnaissance statutaire" de la profession et contre le décroisement des professions de santé "mettant en jeu la survie de la profession IADE et de sa réglementation sécuritaire et protectrice"; les IBODE, à l'appel du Collectif Inter-blocs (CIB), suivi du Syndicat national des IBODE (Snibo), de l'Union nationale des Ibode (Unaibode) et de l'Association libre des étudiants infirmiers de bloc opératoire (Aleibo), pour "dénoncer la situation catastrophique et urgente de la profession au sein des blocs opératoires et services associés."

Sentiment de mépris

"Nous dénonçons une fois de plus, le manque de considération et le mépris intolérable qui pèsent sur les professionnels infirmiers en bloc opératoire des secteurs public et privé. Le ministère des solidarités et de la santé, ainsi que la direction générale de l'offre de soins ne veulent pas prendre la mesure de ce qui se passe à l'intérieur des structures de santé et plus particulièrement au sein des plateaux techniques interventionnels", indique le CIB. 

Même sentiment d'insatisfaction du côté des IADE qui réclame une réforme. "Notre statut dans le code de la santé publique réduit notre pratique quotidienne à un seul statut d'exécutant! Est-ce cela que nous souhaitons pour notre profession dans le futur? D'autres professions évoluent. Resterons-nous une nouvelle fois sur le quai de la gare ou prendrons-nous enfin le train en marche avant qu'il ne s'en aille définitivement?", interroge le SNIA. 

Attentes déçues

Pour les deux spécialités, la revalorisation du Ségur pour les infirmiers spécialisés (+199 €/mois en début de carrière, + 551 €/mois en fin de carrière) n'est pas à la hauteur des attentes.

"Les différents reclassements indiciaires du Ségur ne correspondent absolument pas aux compétences et au niveau d'étude des IADE, sans oublier ceux d'entre nous qui se retrouvent totalement exclus de ces réformes", estime le SNIA. 

"Nous infirmiers spécialisés, sommes bonifiés de 16 € [en complément des 183 € au titre de la revalorisation salariale, ndlr], après des mois de sacrifices personnels et professionnels. Un mépris qui ne cesse de faire écho aujourd'hui dans les blocs opératoires. Des professionnels dont on a su exploiter les compétences dans tous les services durant cette crise sanitaire ", considère le CIB. 

Côté formation, les IBODE dénoncent "une réingénierie en latence depuis plus de 10 ans, qui n'est toujours pas actée!". "Le rapport de force devient une nécessité."

Rédaction ActuSoins

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Réactions

1 réponse pour “Les IADE et les IBODE descendront dans la rue en septembre dans le cadre de deux mouvements distincts”

  1. Bruno dit :

    Le 16 septembre, il n’y a pas que le Snia qui appelle les IADEà se mobiliser.

    Répondre moderated

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