La réforme de la profession d’aide-soignant se concrétise

L’arrêté donnant corps à la réingénierie du diplôme d’aide-soignant a été publié au journal officiel la semaine dernière. Un texte dont se félicite la profession, mais qui fait tousser certains infirmiers.

© Shutterstock

« C’est l’aboutissement d’un travail de six ans. » Arlette Schuhler, secrétaire de la Fédération nationale des associations d’aide-soignant (Fnaas), ne cache pas son soulagement en voyant que l’arrêté relatif à la formation conduisant au diplôme d'Etat d'aide-soignant a été publié le 10 juin dernier, et que les référentiels d’activités, de compétences et de formation qui régiront la profession dès septembre sont enfin connus de tous.

Il faut dire que la responsable associative travaille sur le dossier depuis… 2015. Alors même si, elle en convient, elle « aurait aimé obtenir davantage », elle estime qu’à « moyen ou long terme, les choses évolueront dans le bon sens » pour sa profession.

Concrètement, qu’est-ce qui change avec l’arrêté du 10 juin ? Tout d’abord la durée de la formation d’aide-soignant qui, comme indiqué précédemment, passe à 44 semaines, soit trois semaines supplémentaires.

Mais ce n’est pas tout : formation théorique et pratique sont également rééquilibrées. « Avant, on avait 24 semaines de clinique et seulement 17 de théorie, alors que maintenant, c’est 22 semaines de clinique et 22 semaines de théorie », souligne Florence Girard, présidente de l’Association nationale des directeurs d’école paramédicale (Andep) qui a participé au groupe de travail national ayant abouti aux nouveaux référentiels.

Valorisation du métier

Une évolution qui souligne, selon la responsable de formation, la volonté de « valoriser ce métier ». Et Florence Girard de prendre l’exemple de l’article 4 du décret, qui liste parmi les missions de l’aide-soignant celle de « contribuer à la prévention des risques et au raisonnement clinique interprofessionnel ». « On n’est pas sur une liste d’actes, ce qui serait une vision très pauvre du métier, argumente-t-elle. On est vraiment dans une logique d’acquisition de compétences, d’après un référentiel d’activités. »

Reste que des actes, on en trouve dans le référentiel de formation annexé au décret. Et certains avaient déjà défrayé la chronique au cours des multiples rebondissements qui ont accompagné les travaux sur la réingénierie.

C’est ainsi que le module 3, intitulé « évaluation clinique d’une personne », prévoit que les futurs aides-soignants seront formés au « recueil de glycémie par captation capillaire ou par lecture instantanée transdermique ». Le module 4, intitulé « mise en œuvre des soins adaptés, évaluation et réajustement », évoque quant à lui le « montage et entretien du matériel » ainsi que la « surveillance du patient » dans le cadre d’une oxygénothérapie, ou encore « l’application de crème et de pommade ».

Inquiétude chez certains libéraux

Arlette Schuhler salue ces avancées, même si elle tient à en limiter la portée. « Ce sont des actes que nous faisons déjà, du moins dans le médico-social où il n’y a pas toujours une infirmière avec nous, souligne-t-elle. Dans un certain sens, on ne fait donc que légaliser l’existant. » Mais certains représentants du monde infirmier, à commencer par Convergence infirmière (CI), ne l’entendent pas de cette oreille.

Ce syndicat d’Idels voit en effet dans la réingénierie du métier d’aide-soignant « un pur scandale », et une menace pour le rôle propre infirmier, ainsi qu’il le dénonce dans un communiqué diffusé le jour même de la publication de l’arrêté. Menace selon lui d’autant plus grande que se prépare dans les prochains jours la publication d’un autre texte prévoyant de son côté que « l’aide-soignant […] peut réaliser, de sa propre initiative, les soins de la vie quotidienne définis par arrêté ». Voilà qui, selon CI, ouvre la voie au statut libéral pour les aides-soignants.

Mais cette perspective semble en l’état exagérée aux yeux de bien des observateurs. La Fédération nationale des infirmiers (FNI), principal syndicat d’Idels, estime ainsi sur Facebook que le communiqué de CI est « une agitation de chiffon rouge pleine d’amalgames ». Le juriste et infirmier Vincent Lautard souligne quant à lui que si le projet de décret octroie bien une plus grande autonomie aux aides-soignants, il ne change rien au fait que l’aide-soignant travaille sous la responsabilité de l’infirmier. « L’aide-soignant n’a toujours pas de rôle propre, donc pas de possibilité d’une pratique libérale autonome », explique-t-il.

Prudent, il remarque toutefois que le projet de décret fait référence à un futur arrêté devant préciser les soins réalisés de manière autonome par les aides-soignants… Le feuilleton n’est donc pas terminé.

Adrien Renaud

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Réactions

25 réponses pour “La réforme de la profession d’aide-soignant se concrétise”

  1. DeVal dit :

    Bonjour,

    Je n’appelle pas méli-mélo le fait que vos collègues AS/ASH/AP bossent en total insécurité parce que le code de la santé publique n’est pas appliqué.

    Je n’appelle méli-mélo le fait que des AS/AP/ASH bossent en l’absence d’IDE dans certains services, et en l’absence de médecins (voir situation des urgences actuellement où des services ferment faute d’urgentiste !)

    Je n’appelle pas méli-mélo le fait que le système favorise des post-bac pour devenir IDE au détriment d’AS/AP/ASH pour des raisons mercantiles, et que le recrutement de vos confrères/consoeur est effectué par un logiciel PARCOURSUP.

    Je n’appelle pas méli-mélo l’explosion de risques psychosociaux, de burn-out dans les services, de l’ASH au Professeur de médecine et ses conséquences néfastes sur la santé.

    Je n’appelle pas méli-mélo le fait d’avoir porté des sacs poubelles en guise de blouse et des masques tricathlon en guise d’EPI.

    Je n’appelle pas méli-mélo la désintégration du bînome AS/IDE et la baisse des compétences des soignants qui, je le rappelle, suivent des formations en ligne depuis bientôt 2 ans.

    Je n’appelle pas méli-mélo le fait que 40% des EHPAD n’arrivent plus à recruter d’ASH/AS, en tout cas, mettent plus de 6 mois pour recruter dans certains, au point qu’on décide d’accorder le droit d’exercice à des ASH (pour lesquels j’ai LE PLUS GRAND respect, là n’est pas la question) pour être AS….à la suite d’une formation de 15 jours !

    Beaucoup de méli-mélo à mon goût, ne trouvez-vous pas ?

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  2. HELL0 dit :

    Bonjour
    Que de méli mélo dans ces posts et que de passions qui en disent longs sur nos déceptions nos désirs inachevés .A mon humble avis , il ne faut pas comparer diplôme et compétences…
    A chaque poste ses compétences et ses responsabilités régis par le code de la santé publique …
    Et oui une infirmière peut faire une toilette mais une aide soignante n a pas le droit de prélever du sang , par contre on peut envisager que de nouveaux actes soient de la compétence d’une aide soignante s il ya une formation certifiante derriere et des évaluations récemment les infirmières se voient le droit de prescrire en matière de dispositifs médicaux ect.. Cultivons l humilité et le doute sur nos compétences ..

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  3. Séverine G dit :

    Je suis infirmière depuis plus de 15 ans. J’ai débuté en tant qu’aide soignante et je connais la valeur et l’importance de ce métier très difficile. Personnellement, je travaille en confiance avec mes collègues et je suis solidaire de l’évolution de leurs pratiques enfin officialisées !!! Sans aide-soignant, un service ne fonctionne pas. Ce sont les professionnels qui actuellement passent le plus de temps auprès des patients et sont parfaitement capables de faire remonter des informations importantes quant à la clinique, le psyché des personnes qu’ils prennent en charge
    J’irai même plus loin, je ne serai pas choquée que le métier d’aide-soignant pratique en libéral dans un cadre clair et précis.

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  4. Colombe ALMEIDA dit :

    Calmez vous svp . vous le savez très bien que sans les AS , vous ne pouvez pas grand chose . Cela fait plus de 20ans de métier. J’en ai vu des vertes et des pas mûres . C’est normal qu’on revalorise le métier. Sachant que sans nous, vous êtes bien limités. Merci à la réforme .
    Travaillons mains dans la mains pour le bien être du (des) résidents ( patients). Les As ne vous empêchent pas de faire du libéral. A chacun sa conscience. Et de toutes façons la roue tourne .
    Bon courage à tous et à toutes !

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  5. Tridon dit :

    Les oubliés de la concertation sont toujours les mêmes ! La question que je me pose est si nous pourrons accorder notre confiance à un système de soins qui est en train de dériver.

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  6. Mumue dit :

    Même votre argument est compréhensible, vous savez très bien que nous faisons depuis des années ces actes-la.
    Quand il faut aider l infirmière on nous donne de l autonomie et des responsabilités mais si par hasard on devait gagner un peu plus d’argent au détriment de l ide, on n est plus en capacité de le faire.
    Oui il faut réévaluer les capacités des AS mais il faut aussi travailler sur les comportements des ide (certaines en tout cas)
    De plus nous avons besoin les uns des autres pour prendre en charge correctement la santé des usagers.
    Aide soignante est un beau métier et il serait temps de le respecter.

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  7. MORICE dit :

    Je suis infirmier libéral et parfois on croule sous le travail. Je serais ravi d’employer une AS de temps en temps mais je comprends aussi le point de vu de certaines IDEl qui craignent de voir des AS devenir libérales car après tout, si on augmente le nombre de soignants, on diminue le nombre d’acte pouvant être réalisé dans une journée. Or, moins il y a d’actes, moins on est payé et moins on s’en sort. C’est peut être difficile de penser comme ça pour certaines personne qui sont employées et donc assurées d’avoir un salaire en fin de mois, peu importe la quantité de travail fourni, mais pour nous qui travaillons à domicile, tous les mois ne se ressemblent pas. Parfois on croule sous le travail et le chiffre d’affaire est élevé, parfois on a des longs moments de creux et le chiffre d’affaire est misérable.
    Donc bien que je suis satisfait de voir que le monde des soins évolue, je crains également de voir arriver des AS libérales car cela signifierai une diminution des actes réalisables pour nous les infirmiers.
    Et on sait bien à quelle point la sécu aime creuser les différences, je craindrais également de voir les actes réalisés par une AS couter moins cher que ceux réaliser par un infirmier et de ce fait, privilégier les AS pour certains actes.
    Par contre je déplore le fait que les infirmiers n’ont pas le droit d’acquérir de nouvelles compétences également.

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    • DeVal dit :

      N’ayez crainte, nous vous laisserons le libéral car de moins en moins de jeunes iront vers les métiers d’AS/ASH/AP et j’en passe. Je vous laisse le soin d’évaluer les conséquences sur votre travail au quotidien d’ici quelques années.

      N’ayant crainte, vous pourrez faire du libéral “tranquillement” même si je ne vous cache pas que vous serez de plus en plus nombreuses car de nombreux IDE fuient les hôpitaux et rêvent de libéral.

      N’ayez crainte, en raison d’abus de certains soignants libéraux (médecin, IDE, kiné etc), des lois seront votées pour augmenter la durée du déconventionnement passant de 3 à 6 mois puis à terme d’ici quelques années jusqu’à 12 mois. Je ne parle même pas des contrôles CPAM qui vont s’accentuer, mettez vous à la place des magistrats qui commencent en avoir marre que l’argent public soit spolié.

      N’ayez crainte, vous pourrez à terme travailler sans binôme, qui n’existe quasiment plus si on compare avec ce qui se faisait il y a 20 ans. Quand une IDE me parle de binôme AS/IDE, j’hésite entre les rires et les larmes. Les malheureux !

      N’ayez crainte, à terme, avec l’explosion liée de maladies chroniques non stabilisées, en raison des conséquences de la crise sanitaire et de la pénurie de médecins, les IDEL pourront continuer à exercer un métier passionnant. C’était de l’ironie bien entendu.

      N’ayez crainte, vous continuerez à pouvoir travailler en tant que IDEL….par contre, dans quel état seront les soignants notamment d’ici quelques années, je parle de leur santé physique et mentale, je ne préfère même pas imaginer.

      N’ayez crainte, nous vous laissons ce supplice. Pour ma part, ciao, ma blouse à la poubelle et je suis loin d’être le seul parmi les AS/AP/IDE.

      Bon courage, sincèrement, car le courage lui même ne suffira pas.

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  8. Manon dit :

    Je suis tous à fait d’accord avec vous les AS. Moi qui suis as j’en ai bavé donc s’il faut revaloriser le métier je suis toute oui.donner plus de liberté aux as en leurs permettant d’être des libéraux et que les IDE arrêtent de penser qu’ils connaissent tout. J’en ai vus de mes propres yeux comment une libérale avait laissée ma belle mère sur le sol et prendre sa voiture et continuer sa route donc par moment on se demande où est le professionnalisme dans la plus part des cas, l’empathie existe uniquement lorsque l’ARS fait des contrôles. Et puis on vois l’incompétence de certaine cadre qui IDE enfin qui le sont par filons ou pot de vin et qui blâme toujours les AS, sous prétexte qu’elles ne sont pas compétentes. Car bien souvent se sont des gens qui sont ma l dans leur peau et qui s’en prennent aux AS qui peuvent être plus compétentes qu’eux ou qu’elles. En donnant toujours raison aux patients ou à la famille, on vois cela beaucoup à domicile disant que le patient sera toujours roi même si tu te fais injurier, méprisé par certains qui ne sont jamais satisfait et qui nous prennent bien souvent en tant QAS comme des boniche. Alors oui les A S méritent vraiment leur valorisations car nous en avons marre d’être utilisé alors je rejoins tout les autres commentaires déjà cités. Travaillons ensembles pour le bien-être des patients et faisons le avec compation et non dans un esprit de compétition qui n’amène à rien. Merci.

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  9. Mali dit :

    Bonjour calmez vous les ide sans les as les services ne tournerai pas et je dirais même parfois les as sont plus compétente malgré vos 3ans d’études il y en a marre d’entendre ça

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  10. Revillet dit :

    Bonjour Tridon,

    Je suis AS depuis des années en service de pneumologie avec un BAC en poche!!!!
    Et crois moi j’en ai aidé des collègues IDE complètement perdus !!!!
    Il ne faut pas sous estimer les compétences de certains AS… l’expérience fait beaucoup !
    Il y a de très mauvais professionnels dans tous les corps de métier!!

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  11. Galler dit :

    Alors, je suis aide soignante depuis bien longtemps et toutes les choses que vous citez cela fait des années que nous les pratiquons et bien plus encore.. J’ai vue évolué la profession vers le bas et enfin à nouveau vers le haut mais avec beaucoup de mal. Ne soyez pas aveugle comment tournerait les différents unités de soins sans nous et parfois qui est encadré l’infirmière ou l’as

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  12. DeVal dit :

    Que l’on soit certain sur un point. En aucun cas il ne s’agit de jeter l’opprobre sur la très nette majorité d’IDE qui, à l’instar de l’ensemble des soignants (AP/Kiné/SF/ASH/Ambulanciers, car je les considère comme des soignants, et bien sûr AS) en bavent comme jamais sur le terrain.

    Certaines remarques de Leilou par exemple sont pertinentes, à savoir la ré-ingénierie de l’ensemble des paramédicaux (de l’AS en passant par l’IDE et même IBODE) s’expliquent AVANT TOUTE CHOSE par une désorganisation totale de notre système de santé et la terrible pénurie de médecins, notamment dans certaines spécialités. (A cause de Numerus clausus, du corporatisme car il faut reconnaître que certains syndicats et représentants de soignants ont contribué au chaos actuel, des pouvoirs publics qui pensaient que les médecins des pays d’Europe de l’Est allaient venir en masse, raté pour le coup !)

    Leilou a également raison sur le fait que les IDE sont sous payés et que franchement, je ne les envie pas…..par contre, il y a un sérieux problème et vous le savez Leilou vous qui subissez la même chose vis-à-vis des médecins, à savoir le glissement des tâches !

    Depuis des années, certaines IDEL/cadres de santé/IDEC en EHPAD ou à l’hôpital, n’ont pas hésité à transférer des tâches et étaient bien contentes de déléguer à des AS certaines tâches pour gagner du temps et du blé, tâches qui n’étaient pas de la compétence des AS (oui, c’est politiquement incorrect mais le moment est venu de tout mettre sur le place).

    Ces pratiques se sont banalisées, et depuis des années, en mettant beaucoup d’AS/AP/ambulanciers car je pense à eux dans une situation juridique dangereuse (distribution de médicaments, réalisation en EHPAD de tests type glycémie capillaire) avec la complicité des pouvoirs publics, je pense aux ARS qui font des visites en prévenant des jours en avance de la date de la visite ! Tu m’étonnes qu’après, tout est “propre” le jour J, par enchantement, le linge est bien rangé, ça sent la lavande dans les jours et bien sûr, s’il vous plaît, pas de glissement des tâches !

    Donc, même si je peux comprendre certains arguments d’IDE/IDEL, notamment sur la sécurité des soins et la nécessité de faire attention sur la qualité des soins (pour info, les AS sont formés au même endroit que les ESI, à savoir des IFSI par des cadres de santé IDE et apprendront les soins sous leur contrôle dans le cadre de la formation) , si vous refusez le transfert des tâches, alors à ce moment là, commencez par empêcher à vos collègues CADRES IDE d’imposer des soins IDE VERBALEMENT aux AS/AP et là on sera d’accord.

    C’est trop facile de jeter la pierre sur certains AS alors que pendant des années, et encore aujourd’hui, certains IDE et surtout IDEL/cadres de santé se sont comportées de manière scandaleuse vis à vis de leurs collègues en les mettant dans des situations juridiques dangereuses pour une histoire de pognon ! Ça devait se terminer tôt ou tard.

    D’ailleurs, conseil juridique de la part d’un bon ami à moi qui est juriste, exigez un écrit (mail, lettre de mission) pour vous protéger si un cadre de santé vous impose un soin qui n’est pas de votre champ de compétences …… sinon niet, pas de soins, il vaut mieux prendre la porte que d’avoir ensuite des problèmes juridiques.

    Les AS ont le droit bosser, comme les IDE vis-à-vis des médecins, en totale sécurité juridique.

    Et encore une fois, total respect pour l’immense majorité d’IDE/IADE/IBODE qui comme les AS, en bavent sur le terrain.

    Bon courage à toutes et à tous.

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  13. Siloé dit :

    Nous avons notre place en tant q’aide soignant libéral dans la société car les IDE prennent les patients pour des personnes mise à prix .Non seulement c’est du n’importe quoi dans les soins ne vérifient pas si les patients prennent bien leurs médicaments
    c’est nous les soignants qui passons derrière et verifions si le traitement est bien a jour. Quant à la toilette n’en parlons même pas.
    Elles sont tellement pressées lors de leur passage on entend le ronflement du moteur de la voiture qui est prete à partir
    Si il y a des formation a apporté aux aides soignantes je fuis partante.

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  14. Bibi dit :

    En effet ce sont des actes que l’AS fait déjà (dextro, ECG, Oxygénothérapie…) et vous le savez parfaitement au point que certains responsables disent de faire attention lorsque l’ARS passera mais ne dit pas que on vous ordonne de ne pas faire ces actes

    De plus ça soulage très bien l’IDE lorsque l’AS pratique ces gestes dans les services

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  15. Stella dit :

    Bonjour à tous

    Il ya des aides soingnants tout aussi compétantes que les infirmières ,souvent plus près de leur dossier que les patients ,alors qu’on critique les aides-soignants c’est eux qui vois les problèmes en premier, malgré les dires des infirmières trois ans d’études parfois j’ai croisé des ide incompétents aussi malgré leur 3anne d’études.
    Il faut arrêter de dévaloriser les aides soignant heureusement qu’il sont là il y a des aides soignant qui savent mieux faire et lire Les E.CG que certaines ide soit disant mieux formées.
    Arrêtez de les critiques et travaillons ensemble il y a du travail pour tous !!

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    • leilou dit :

      Vous savez les IDE vous semblent toujours loin des patients et plus près de leurs dossiers mais je peux vous garantir que c’est faux et archi faux ! Nous passons certes moins de temps mais nous le passons bien. On est obligé de travailler vite et quand vous nous voyez sur nos dossiers c’est justement pour tracer nos actes et faire les liens avec les nouvelles observations médicales ou paramédicales. Ce serait bien que les AS arrêtent ce jeu puérile et stupide de “qui fait mieux que l’autre”. Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place et c’est pareil pour les métiers.

      En outre, ceci est une grosse arnaque car on “ouvre” des compétences pour décharger in fine les médecins trop peu nombreux. Vous pourrez toujours pleurer pour la revalorisation de salaire car celui d’IDE est juste honteux en comparaison à nos années d’études et nos responsabilités et cela non plus ne changera pas.

      Je rajoute que vous vous dévalorisez bien souvent tout seuls en omettant pour beaucoup trop votre rôle propre qui va bien au-delà de “torcher les derrières ” comme j’en entends trop souvent dire. Et on passe aussi derrière certains AS aussi mais on a la courtoisie de dire les choses gentiment pour ne pas froisser l’égo pour que la bonne entente continue… y a de très bons AS comme de très bons IDE et des mauvais aussi des deux côtés… Donc ça suffit cette guéguerre qui je constate est toujours nourrie par les AS… c’est désolant et ça ne donne pas une elle vision du travail d’équipe ou de la considération que vous avez envers vos collègues.

      Faites les 3 ans d’études et tapez vous nos responsabilités histoire de savoir de quoi vous parlez vraiment… Beaucoup d’anciens AS devenus IDE reviennent bien sur leurs propos ou pensées qui étaient les vôtres. Beaucoup d’IDE ont exercé en tant qu’AS dans une durée courte ou longue mais pour l’inverse c’est 3 ans d’études obligatoires et encore aujourd’hui il n’y a plus de concours..

      Répondre moderated
  16. Sadia Fares dit :

    Bonjour oui tout à fait et bravo ! Les aides soignants ont besoins d’être valorisés au même titre que les ide . Depuis des années nous exerçons notre profession dans l’ombre .Alors oui et encore oui et pourquoi se fâcher ? Il y a tant de patients, de soins à prodiguer . On crie toujours qu’il n’y a pas assez de soignants… C’est bonne chose belle journée

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  17. Tridon dit :

    Il y a suffisamment d’erreurs médicales. Si un aide soignant veut pratiquer des actes infirmiers que celui ci aille faire ses trois années d’études d’infirmiers(bac en poche bien sûr).Ceux si ont trop tendance à vouloir se substituer à l’iinfirmier et voir aux médecins. Et je parle en toute connaissance de cause.

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    • DeVal dit :

      Bonsoir Tribon,

      Sur le principe, je comprends votre réaction concernant les erreurs médicales. Effectivement, l’absence de formation des AS sur certains soins peut générer des erreurs parfois aux conséquences dramatiques.

      Vous semblez être IDE et savez parfaitement qu’au sein de votre métier, je parle de certains cadres de santé IDE, ces derniers ordonnent VERBALEMENT aux AS/AP et même ASH à faire des soins exposant ces professionnels à des risques juridiques sans compter la détresse de vos collègues en cas d’erreur.

      La ré-ingénierie permet donc, par le biais d’une formation renforcée, de sécuriser certains soins effectués par les AS/AP (une passerelle a été mise en place pour les ASH souhaitant devenir AS ce qui est une très bonne chose) et de les protéger juridiquement.

      Pour votre information, vous serez surpris par le nombre d’AS ayant maintenant des diplômes supérieurs (niveau BTS/DUT services à la personne, voire licence professionnelle type STAPS-Activité physique adaptée). Il y a quelques décennies, ces profils étaient rares. C’est mon cas à titre perso, je dispose d’une licence pro dans le domaine de la santé, techniquement, nous avons le même niveau d’études, mais ce n’est pas important, ce qui compte, c’est que vos collègues puissent aider les infirmiers/autres paramédicaux dans leurs soins et leur permettre ainsi de gagner en théorie du temps (je dis en théorie, car compte tenu du chienlit actuel, du temps on en a plus, et bientôt notre propre santé pour beaucoup d’entre nous !)

      En plus, des AS qui souhaitent IDE, vous en avez une pile qui va jusqu’au plafond mais ne peuvent pas suivre de telles études faute de financement. Que préférez vous avoir comme collègue IDE, favoriser la formation continue des AS/AP souhaitant devenir IDE ou éducateur spé qui ont entre 5 & 10 ans d’experience pro ou recruter Eva, 17 ans, qui rêve de devenir IDE et sera votre collègue ? Personnellement, j’ai déjà la réponse à cette question, et malheureusement, l’administration en a une autre : Favoriser Eva car elle coûte moins “chère” !

      Excellente fin de semaine et bon courage pour la suite, vous allez en avoir besoin.

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  18. Pissot-follet dit :

    Entièrement d accord avec vous, mais si demain en tant que soignante nous pouvons exercé en libéral moi la première je le ferai, cela évitera le satanisme de certains responsables hiérarchique au dessus de toute moralité ainsi que de respect. Un titre supérieur ne donne pas droit à l esclavagisme dont on peut être le jouet…et je ne parle pas des incompétent cacher, qui attendent un faux pas de votre part pour vous appuyez sur la tête…
    Ras le bol des perversions Morales…
    Faites votre choix, mesdames, messieurs les professionnels ! C est à vous de voir !
    Pourquoi y a t il de plus en plus de soignants qui laisse tomber le métier ???
    Bonne RÉFLEXION à VOUS !!!

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  19. Khatun NAMOYAN dit :

    Ce sont des actes que nous faisons déjà dans mon service! on ne fait que légaliser l’existant.

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  20. reflexion dit :

    on en a marre du corporatisme des infirmiers

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  21. DeVal dit :

    La réaction de CI me choque quand on sait que les AS/ASH/AP travaillent en totale insécurité juridique faute de contrôle réelle des ARS. Ceci est valable pour les IDE avec les médecins.

    Redorer le blason du métier d’AS, c’est rendre service au métier d’IDE quand on sait que plus d’un 1/3 des AS deviennent IDE (avec un meilleur salaire, pas les 180 euros d’aumône accordés par les pouvoirs publics, sa majesté est trop bonne !)

    Les tâches mentionnées dans le décret sont des soins effectués par les AS en toute inégalité depuis des années, surtout dans le médico-social + EHPAD . Ce métier, à l’instar des ASH/brancardiers/ambulanciers/AP etc a le droit de bosser en toute sécurité juridique, et ne pas risquer son diplôme voire au delà pour faire plaisir à une corporation qui par sa réaction, pense plus à ses intérêts qu’à l’intérêt général. Vous pouvez déposer plainte si vous le souhaitez, je revendique ma liberté d’expression sans injure.

    Comme l’a très bien dit Vincent LAUTARD dans un autre article, notre système de santé est malade par son corporatisme et CI en est le parfait exemple.

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