29 mai : appel à mobilisation internationale pour sauver la santé

C’est un SOS International pour la santé qui est lancé par plus de 60 collectifs, associations et syndicats. Ils appellent à une mobilisation internationale le 29 mai pour défendre les services de santé et un accès égalitaire à des soins de qualité pour tous.

29 mai : appel à mobilisation internationale pour sauver la santé

© GarryKillian / ShutterStock

C’est pour défendre un accès égalitaire à la santé qu’un SOS est lancé par des organisations en France, Belgique, Italie, Espagne, Roumanie, Royaume-Uni ou encore au Canada.

« Nous avons voulu organiser un mouvement qui dépasse les frontières françaises, car les problématiques sanitaires sont communes à de nombreux pays européens comme le manque de moyens ou encore les restrictions budgétaires, autant de difficultés qui ont été mises en exergue avec la crise sanitaire », explique Grégory Chakir, porte-parole du collectif Inter-blocs, co-organisateur du mouvement avec les collectifs Inter-Blocs, Inter-hôpitaux et Inter-urgences, ainsi que par le syndicat Sud Santé Sociaux en France, puis par La Santé en lutte en Belgique et Materia Grigia en Italie.

Et de pointer du doigt : « La politique européenne prime sur les politiques nationales et se sont les restrictions européennes qui obligent à faire des économies sur les budgets des hôpitaux. Nous nous sommes donc unifiés pour dénoncer la situation, pour alerter l’Union européenne des problématiques de santé et de celles de l’hôpital public. »

C’est pour cette raison que le mouvement réclame l’annulation au niveau européen de la dette des institutions de soins.

Sortir d’une logique marchande

Les organisations mobilisées dénoncent le financement des systèmes de santé, qui n’est pas « à la hauteur des besoins de la population, les politiques d’austérité qui conduisent à des réductions de lits, de personnels, de matériel et à un sous-investissement dans de nombreux secteurs du soin ».

Les décisions des pouvoirs publics sont d’après elles à l’origine d’une dégradation des conditions de travail des professionnels et impactent l’accès, la qualité et la sécurité des soins.

« La crise sanitaire actuelle n’a fait qu’accentuer le manque criant de moyens et a souligné les limites d’une gouvernance qui associe peu ou pas les acteurs de terrain et la population aux décisions », dénonce le mouvement.

Elle a également mis en lumière « la nécessité de sortir la santé et la recherche de la logique marchande pour répondre aux besoins de la société ». Dans le contexte actuel, c’est au vaccin contre la Covid-19 auquel le mouvement fait référence. « Tous les traitements essentiels devraient être des biens communs et les brevets levés, dans une lutte solidaire contre le coronavirus et les autres maladies. »

Les co-organisateurs plaident pour une accessibilité universelle aux soins de santé et aux médicaments, le déploiement d’une nouvelle politique de santé publique incluant des investissements dans le logement et des politiques sociales garantissant des conditions matérielles de vie dignes, une augmentation massive de l’investissement dans les moyens matériels et humains dans les structures de soins, pour qu’ils soient à la hauteur des besoins de santé.

Des revendications qui vont de pair avec une revalorisation salariale des plus bas salaires et un recrutement massif pour des effectifs en nombre suffisant. « Nous dénonçons le manque de moyens dans la santé en général mais nous avons aussi des revendications propres aux soignants, par exemple aux infirmiers, qui ont subi de plein fouet cette crise, rappelle Grégory Chakir. Ils sont les premières victimes du manque de matériel et sont donc nombreux à avoir été contaminés par la Covid et à en être décédés. Il faut plus de moyens et de reconnaissances pour la profession. »

Des actions dans toute la France

Si à l’origine, le mouvement était européen, très vite, il a rassemblé d’autres pays plus lointains. Il va prendre la forme de différents rassemblements, actions et manifestations à Barcelone, Bruxelles, Madrid, Marseille, Milan, Montréal, Paris et Rennes.

Cette journée d'actions communes est directement liée avec celle qui a eu lieu le 22 mai au Canada contre le décret ministériel sur la fonction publique et celles qui se tiendront le 5 juin à Rome contre la privatisation de la santé et des vaccins et le 3 juillet dans tout le Royaume-Uni en soutien du Nation Health Service.

Laure Martin

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Pour connaître les lieux des rassemblements : https://www.facebook.com/lecollectifinterhopitaux/posts/548866489851809

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