SSIAD : les professionnels mieux formés aux troubles cognitifs

Les professionnels intervenant en SSIAD sont de mieux en mieux formés aux troubles cognitifs, selon une étude de la Fondation Médéric Alzheimer diffusée la semaine dernière. 

SSIAD : les professionnels mieux formés aux troubles cognitifs

Les SSIAD ont la possibilité de former leur personnel aux spécificités de la prise en charge des personnes atteintes de troubles cognitifs. 

D'après les résultats d'une enquête 2017  de la fondation Médéric Alzheimer, 21% des SSIAD ont déclaré que l'ensemble des intervenants (infirmiers, assistants de soins en gérontologie et aides-soignants) avaient été formés en 2017, 71% une partie uniquement et 1% prévoyait de le faire l'année suivante. 

Le personnel d'encadrement bénéficie plus souvent de ce type de formation, fait savoir l'étude. Ainsi, 45% des SSIAD ont déclaré avoir formé l'ensemble de leur personnel d'encadrement aux troubles cognitifs. 

A l'inverse 16% des SSIAD ont déclaré ne pas avoir formé le personnel d'encadrement alors que la proportion est de 5% pour le personnel intervenant. 


La comparaison de ces données avec une enquête menée en 2012 permet de constater, tant pour les intervenants que pour le personnel d'encadrement, que la proportion de SSIAD ayant formé une partie du personnel est plus élevée en 2017 qu'en 2012 (respectivement 71% contre 62% pour les intervenants et 30% contre 25% pour le personnel d'encadrement). 

A l'opposé, la part du personnel qui n'a reçu aucune formation est moins importante en 2017 qu'en 2012 (5% contre 11% pour les intervenants contre 22% pour l'encadrement). 

Des pratiques professionnelles qui évoluent

Certaines difficultés liées à la prise en charge des personnes atteintes de troubles cognitifs semblent ainsi s'amoindrir en SSIAD.

Ainsi, 36% des SSIAD ont déclaré en 2017 que leurs intervenants manquaient de temps pour créer un dialogue avec ces personnes alors que ce pourcentage était de 46% en 2012, de même que 63% des SSIAD évoquaient en 2017 des problèmes de communication avec ces personnes contre 70% en 2012. 

En revanche, le pourcentage des professionnels à être confrontés au refus de soins de la personne a augmenté, passant de 53% en 2012 à 62% en 2017, ainsi que celui relatif aux situations d'isolement social (respectivement 36% et 41%). 

Par ailleurs, les partenariats se développent. Lorsque les SSIAD sont confrontés à la fin de vie de certaines personnes prises en charge, en 2017, 48% des SSIAD ont déclaré avoir un partenariat avec un établissement d'hospitalisation à domicile alors qu'ils étaient 40% en 2012. 

Cette question de l'articulation entre SSIAD-SPASAD et les établissements d'HAD pour la prise en charge continue du patient à son domicile n'a été résolue qu'en juin 2018, o-par un décret. 

Depuis lors, la prise en charge d'un patient permet l'intervention concomitante d'une SSIAD-SPASAD et de l'HAD. 

Moins de maltraitance, mais plus de négligences

Pour ce qui relève de la maltraitance, les professionnels des SSIAD ont été moins nombreux nombreux en 2017 qu'en 2012 à rencontrer des cas de maltraitance (17% contre 23%). 

En  revanche, ils sont plus nombreux à avoir été confrontés à des cas de négligence provenant de la famille (72% contre 67%). 

Davantage de soutien pour les professionnels

Pour faire face aux difficultés qu'ils rencontrent dans le cadre de leur exercice, les professionnels des SSIAD semblent bénéficier de plus de soutien en 2017 qu'en 2012. 33% ont déclaré pouvoir bénéficier d'un soutien psychologique en 2017 contre 26% en 2012; 41% de groupes de parole contre 34%. 

Enfin, 84% en 2017 ont évoqué les réunions d'équipe hebdomadaires, 79% en 2012. 

De même, lorsqu'ils sont confrontés à un dilemme éthique ou à un cas de conscience, 94% d'entre eux ont déclaré pouvoir évoquer ces difficultés lors d'échanges informels avec l'infirmier chargé de la coordination en 2017, contre 91% en 2012; à l'occasion des groupes d'analyse des pratiques (45% contre 28%); au moment du temps dédié à ces aspects durant les réunions d'équipe (86% contre 78%). 

A noter, que le soutien apporté par un comité d'éthique se développe, 9% des SSIAD en font référence en 2017, contre 5% en 2012. 

Rédaction ActuSoins

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