Néonatalogie : l’ANPDE demande le maintien d’un ratio infirmière-enfant

Dans une lettre ouverte adressée la semaine dernière à Agnès Buzyn, l'ANPDE (Association nationale des puéricultrices.eurs diplômé.e.s et des étudiant.e.s) estime que le ratio infirmière-enfant est actuellement menacé dans les services de néonatalogie. L'association demande son maintien. 

Néonatalogie : l'ANPDE demande le maintien d'un ratio infirmière-enfant

© Leoniepow /IStock

"Alors que l'ensemble des soignants hospitaliers se mobilise pour des conditions de travail permettant d'assurer des soins de qualité, le ministère poursuit sa grande réforme de santé portant notamment sur le régime des autorisations en périnatalité. Dans ce contexte, le ratio par enfant d'infirmières spécialisées en puériculture est menacé dans les services de néonatalogie", estime l'ANPDE dans sa lettre.  

Par ailleurs, l'association réitère une demande d'obligation pour ces services, d'embauche d'IPDE (Infirmières puéricultrices diplômées d'Etat) . "Les soins aux nouveau-nés en contexte de vulnérabilité, requièrent des compétences spécifiques acquises dans les écoles et instituts de formation des puéricultrices permettant l'emploi de professionnels performants au bon endroit. Demanderiez-vous à un psychiatre de soigner un infarctus du myocarde ? À un gériatre d'effectuer le suivi d'un nouveau-né ? Permettez-nous d'en douter", pointe l'association. 

"Envisager d'abaisser, voire de supprimer, des services de néonatologie l'expertise apportée par la spécialisation de puéricultrice, c'est limiter la durée d'exercice des infirmières dans ces unités de soins. Aujourd'hui, les hôpitaux font face à d'importantes difficultés en matière de recrutements infirmiers et ce, d'autant plus dans des services aussi spécialisés que le sont ceux de néonatologie. Si la spécialité de puéricultrice n'est pas exigée, des infirmières en soins généraux sans expérience en pédiatrie et encore moins en néonatologie seront recrutées. Elles se retrouveront très certainement en difficultés et partiront", poursuit-elle. 

Rédaction ActuSoins

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Les demandes formulées par l'ANPDE

- une reprise "immédiate" de la réingénierie du programme de formation des infirmières puéricultrices,

- la possibilité pour les infirmiers de faire reconnaître leurs compétences par la validation des acquis de l'expérience et la possibilité de diversifier et faciliter les voies d'accès à la formation (notamment en apprentissage),

- le maintien des ratios existant en néonatalogie et l'obligation de recourir à des infirmières puéricultrices dans ces services,

- l'augmentation d'infirmières puéricultrices dans les services de pédiatrie "pour assurer un leadership clinique auprès des infirmières en soins généraux".

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