Une nouvelle enquête sur le stress des infirmières

Manque de reconnaissance, charge de travail, contextes émotionnels difficiles à gérer : plus de 70 % s’estiment soumis au stress, selon une de Labostaff.

stress infirmièreLe Labo Staff, un site dédié à l'observation et l'information sur la carrière en santé, social et médico-social a mis en ligne une enquête sur « Le stress des professionnels de santé et du social en France ».

Cette enquête effectuée auprès de 910 professionnels des secteurs santé, social et médico-social s’est déroulée du 28 novembre 2012 au 1er janvier 2013.

Son objectif ? Définir plus précisément les sources de stress ressenti, par secteur, âge, sexe, région, secteur ou encore par catégorie de métier au travers de douze questions portant notamment sur la charge de travail, la difficulté à gérer les contextes émotionnels et les rapports hiérarchiques conflictuels.


Les enquêteurs mettent de coté la question de la rémunération car «  bien qu’il soit un problème pour bon nombre de professionnels, un niveau de rémunération inadapté ne constitue pas un facteur important de stress ».

Bilan : les hommes se déclarent aussi stressés que les femmes avec une note de 6,8/10 pour les deux sexes. Les jeunes se sentent globalement moins stressés que leurs aînés. Les 34-45 ans seraient les plus sujets au stress avec une moyenne de 7/10.

Les Franciliens affichent un stress ressenti de 7,1/10, légèrement supérieur aux professionnels habitant en Province chez qui il s’élève à 6,8/10.

Les infirmières de l'hôpital public en tête

Les infirmières (36 % des sondés) se déclarent plus stressées que les aides-soignantes avec une note moyenne de 7,2/10 contre 6,4/10. C’est par ailleurs au sein des hôpitaux publics que les répondants affichent le stress ressenti le plus élevé avec une moyenne de 7,2/10, suivis de près par ceux des hôpitaux et cliniques privés ainsi que ceux des hôpitaux privés à but non lucratif avec respectivement 6,9/10 et 6,7/10.

Avec un stress ressenti de 7,4/10, les fonctionnaires s’estiment plus stressés que les professionnels exerçant en libéral qui déclarent un stress de 6,2/10. Les stagiaires et les intérimaires affichent respectivement un stress de 7,2/10 et 7/10.

« Les principales thématiques qui ressortent des réponses ouvertes sur les facteurs de stress sont : le défaut de reconnaissance du métier, le manque de personnel ainsi que la violence de certains patients », précisent les enquêteurs. Le contexte émotionnel et la charge de travail sont les principaux facteurs de stress. En revanche, les rapports hiérarchiques, les horaires contraignants et les tensions au sein de l’équipe ne semblent pas avoir un impact majeur.

Claire Dubois

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Réactions

18 réponses pour “Une nouvelle enquête sur le stress des infirmières”

  1. marie-edwige.raoul dit :

    des enquêtes ,des enquêtes, des audits , et toujours rien pour améliorer les conditions de travail! des “groupes de travail” comme s’il en pleuvait , et toutes ces nouvelles théories telles que ” l’humanitude” en geriatrie, ou bien encore “l’éducation thérapeutique”, qu’il faut décliner pour tous les domaines du soin , avec les moyens du bord bien sur! Pour nos “gestionnaires”, il n’y a aucun problème, il n’y a que de “mauvais soignants”! Dire qu’il y a quelques années , j’ai vraiment cru que , justement ces nouvelles pratiques feraient du bien au quotidien, voire même que l’ordre infirmier pourrait être un plus pour la profession: alors que dans les faits, plus ça va, moins ça va! Battons nous autrement…

  2. Stefani dit :

    oui c’est bien beau mais tout le monde s’en fout et les politiques avant tous!!!………

  3. limotges dit :

    En même temps, elles acceptent à peu près tout et surtout elles ne font rien pour que ça change.Pas de culture de combat.Et les jeunes, alors là, c’est pire!

  4. leilou dit :

    La population de patients relève de plus en plus de la psychiatrie ou de la gérontopsy. Dans le service où je travail, ils composent bien 90% des patients évidemment polypathologiques….
    Violences verbales parfois physiques sans parler des patients qui abusent de la sonnette et vous traitent comme de la merde.

    Bien sûr, une charge de travail énorme, l’IDE cumule le taf de la secrétaire, du médecin, passer derrière tout le monde pour voir si tout a été fait, si tout est ok, et encore certains aimeraient lui coller tous les torts, faut bien un bouc-émissaire…. et quand on entend que selon les textes, on est en nombre de suffisant, que voulez vous qu’on réponde à ce genre de cons qui se cachent derrière leurs fameux textes…alors que ça ne les dérange pas de faire bosser les ASH comme des AS sans les payer davantage non plus…

  5. Nathalie dit :

    il est clair que la hierarchie se moque du mal etre des ides ;des as,des ash…..des enquetes c’est bien ..des solutions c’est mieux….

  6. Gwenaelle dit :

    burn out j ai ete dans cette situation il ya queques annees! je subis encore les conseqences actuellement! sur le plan sante mentale et physique:difficile de se reconstruire apres une epreuve aussi dure!

  7. Severine dit :

    Le simple fait de s occuper de vies humaines ( pas le droit a l erreure ) suffit a nous stresser ! Ne parlons pas des conditions de travail ….

  8. Stephanie dit :

    c est tres bizarre que l on ne parle jamais des as!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  9. Edwige dit :

    le stress est multi-factoriel mais sans enquête,on ne peut pas dénoncer les dysfonctionnements,haut et fort..

  10. Éloise dit :

    daccord avc toi ns ne sommes ke des pions voire des chiens, marche ou creve koi…..kel politique. …

  11. Bruno dit :

    Ça sert à quoi de faire des enquetes puisque toute la hierarchie s’en fout….

    .

    • Mamyriam dit :

      bonjour,

      “Ça sert à quoi de faire des enquetes puisque toute la hierarchie s’en fout….”

      Cette personne a raison. En FRANCE, beaucoup de corporation aiment bien des enquêtes, des sondages pour se donner bonnes consciences, alors qu’en faite, ils s’en foutent.

      C’est comme les Médias, qui raffolent des sondages, des enquêtes, qui pour nous, ne donnent à rien. Lorsque qu’ils ont rien à foutre, ils font un sondage, une enquête, qui pour la plupart du temps n’est pas du tout représentative.

  12. garnier dit :

    L’enquête sumer 2010 confirme les données contenues dans cet article. Les hospitaliers sont en première ligne en matière de risques professionnels, comme on peut le lire dans l’article ci-après: http://fo-sante.org/2013/03/risques-professionnels-les-hospitaliers-en-premiere-ligne/
    Mais à quoi servent toutes ces observations ?
    Tout le monde regarde et personne ne bouge. Cela devient insupportable car les personnels de santé ne peuvent pas continuer indéfiniment à servir d’ajustement budgétaire à l’absence de politique de santé.

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