Reclassement : Les infirmières préfèrent la catégorie B

Plus de la moitié du personnel des hôpitaux publics aurait fait le choix de partir à la retraite avant 60 ans plutôt que de bénéficier de la hausse de salaire proposée par le gouvernement, a-t-on appris mardi auprès de la Fédération hospitalière de France (FHF).

Reclassement : Les infirmières préfèrent la catégorie BEntre le 1er octobre et le 31 mars, quelque 220.000 infirmiers de la fonction publique hospitalière, dont 87% sont des femmes, devaient choisir entre deux options:

Soit conserver le droit à une retraite anticipée à 57 ans, soit passer de la catégorie B à A, avec une hausse salariale à la clé mais un départ à 60 ans.

"Une petite moitié a choisi de passer en A et une grosse moitié de rester en B" a indiqué à l'AFP Patrick Lambert, responsable du pole ressources humaines à la Fédération hospitalière de France (FHF), confirmant des informations du quotidien Les Echos.

Selon lui, les deux tiers des personnels concernés (hors infirmiers spécialisés) ont répondu en faisant jouer leur "", ceux qui ne l'ont pas fait étant maintenus en catégorie B.

"Ce n'était pas simplement un choix de carrière mais un choix de vie", a estimé M. Lambert. "Les infirmières plutôt jeunes ont choisi majoritairement de passer en catégorie A et celles plus âgées ont choisi de rester en B", a indiqué ce responsable à la FHF, qui représente le secteur public hospitalier.

Le ministère du Travail et de la Santé, qui a centralisé les résultats, n'était pas encore en mesure mardi de fournir les chiffres officiels.

Les réponses ont beaucoup varié en fonction des établissements hospitaliers, suivant que le personnel infirmier est jeune ou plus âgé, selon M. Lambert.

Ainsi à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), où le personnel est plutôt jeune, une grosse majorité a choisi la catégorie A, a-t-il précisé.

Le gouvernement tablait sur le passage de deux tiers d'infirmières en catégorie A pour les maintenir plus longtemps en activité, alors qu'un tiers a plus de 50 ans, selon Echos.

"La pseudo revalorisation n'a pas été aussi attractive que le pensait" le
gouvernement, a estimé auprès de l'AFP Philippe Crépel, de la CGT-Santé, qui
s'est étonné du "manque de communication du ministère" sur ce dossier.

Rédaction ActuSoins, avec AFP

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