Infirmière scolaire : des blouses blanches auprès des scolaires

Loin du cliché de la blouse blanche qui distribue du paracétamol à tour de bras, les infirmières de l’Éducation nationale exercent une mission complexe entre écoute, prévention et soins. Harcèlement scolaire, éducation à la sexualité, souffrances psychiques... L'infirmière scolaire est au cœur des problématiques qui touchent la jeunesse.

Roselyne Bogard infirmière scolaire

Chaque matin, à son arrivée, Roselyne Bogard, infirmière scolaire, fait le point de l'agenda, vérifie les rendez-vous programmés. Elle a à sa disposition trois lignes de téléphone en plus du lien internet. © Natacha Soury.

"Les infirmiers de l'Education nationale (IEN) participent aux actions de prévention et d'éducation à la santé auprès des élèves et des étudiants. Ils assurent un accompagnement et un suivi personnalisé des élèves tout au long de leur scolarité", indique le décret du 9 mai 2012 fixant le statut des quelques 7000 infirmières scolaires françaises. Derrière cette phrase se cache un univers fait d'écoute, de dépistages et d'éducation à la santé sur des thèmes aussi larges que les addictions, la sexualité, le secourisme, l'hygiène de vie...

"La psychologie représente la majeure partie du travail. Si on ne sait pas écouter, il ne faut pas faire ce métier. Ce n'est pas technique comme à l'hôpital",sourit Roselyne Bogard, infirmière scolaire, ancienne infirmière en gériatrie et IEN épanouie depuis dix ans. Passer une matinée dans son infirmerie, au lycée professionnel Coëtlogon à Rennes, en donne rapidement la preuve. Et permet d'appréhender la complexité de ce métier.

Infirmière scolaire : Ecoute et polyvalence

Roselyne Bogard infirmière scolaire

La "bobologie" est aussi au programme de ses journées. "Les yeux qui grattent" peuvent être l'occasion d'un échange, un vecteur de communication avec certains élèves. © Natacha Soury

Les cours viennent de débuter, mais Roselyne Bogard est déjà au travail depuis 7 h 30 du matin. Avec un millier d'élèves, dont des internes et des apprentis, son établissement est l'un des plus gros de Bretagne. Deux infirmières scolaires s'y relaient au quotidien, l'infirmerie – obligatoire en lycée professionnel - étant ouverte de 7 h 30 à 21 h. La majorité des élèves sont boursiers, certains vivent même dans une extrême pauvreté.

Malgré ce contexte social, « nous retrouvons ici les mêmes pathologies qu'à domicile », détaille l'infirmière scolaire. « Cela va de l'absence de petit-déjeuner jusqu'au plus grave : la tentative de suicide. Entre les deux, on a les douleurs abdominales, les maux de gorge, les céphalées... ». Un jeune homme entre justement pour une gencive inflammatoire. En lui administrant un bain de bouche, elle l'interroge : a-t-il eu des soins dentaires récemment ? « Non », répond le lycéen. Mais en appelant sa mère, Roselyne Bogard apprend qu'il est bien suivi par un praticien : il a raté son dernier rendez-vous… Patiente, l'infirmière scolaire lui rappelle l'importance de suivre un traitement à son terme.

Infirmière scolaire : La contraception et l'éducation à la sexualité sont une des composantes importante du travail des infirmières en lycée

La contraception et l'éducation à la sexualité sont une des composantes importante du travail des infirmières en lycée. © Natacha Soury

Arrive ensuite une élève, venue négocier le prêt du fauteuil roulant du lycée pour son amie en béquilles. Puis un jeune homme pour des douleurs oculaires. A peine est-il sorti que l'un de ses trois téléphones sonne : un médecin psychiatre appelle car son jeune patient, élève au lycée, ne s'est pas présenté à son rendez-vous. « C'est une situation complexe d'un élève avec des problèmes psychiatriques lourds », nous explique Roselyne Bogard, l'air soucieux. Après plusieurs coups de fil, elle arrive à démêler la situation et à retrouver le jeune homme.

Infirmière scolaire : Un relais vers l'extérieur

 Aspect souvent méconnu du travail d'infirmière scolaire, celle-ci est un lien entre l'établissement, les familles et le monde médical extérieur. D'autant plus quand les jeunes sont dans des situations sociales difficiles. « Nous avons des élèves éloignés du soin. Il nous arrive souvent de prendre leur rendez-vous chez l'ophtalmologue »,illustre Roselyne Bogard, qui travaille en étroite collaboration avec l'assistante sociale du lycée. Elle connaît sur le bout des doigts le tissu associatif et médical local. Autant de contacts dont elle fait bénéficier ses élèves, que ce soit pour du soin individuel ou des actions de prévention.

reportage infirmiere scolaire, lycee professionnel Coetlogon, Rennes, FranceL'infirmière scolaire doit d'ailleurs passer dans les classes ce matin pour les informer sur le don du sang qui se tiendra au lycée. Mais une jeune élève, arrivée à la récréation, va changer ses plans. Venue pour un retard de règles, elle découvre qu'elle est enceinte. Stoïque, elle encaisse la nouvelle. Pleine de tact, l'infirmière scolaire l'interroge sur sa relation amoureuse, la contraception… L'adolescente veut avorter, mais sans en parler à sa mère. « Nous accompagnons les jeunes filles vers l'IVG sans contacter les parents car nous sommes soumises au secret professionnel. Nous respectons un protocole,tout en invitant la jeune à en parler à sa famille. Parfois, quand les parents l'apprennent ensuite, ça se passe mal », explique Roselyne Bogard.

L'infirmière scolaire se démène pour caler les rendez-vous de la jeune fille. Car jongler entre l'emploi du temps scolaire, les horaires du centre d'IVG et du planning familial, le tout pour une élève mineure et sans autorisation parentale n'est pas simple. Mais l'infirmière scolaire trouve des solutions. La jeune élève repart, un peu rassurée. Roselyne Bogard la reverra pour s'assurer de son suivi.

Puberté et contraception

Michel Daudibon, infirmier, supervise un groupe de dix élèves, lors d'une formation aux gestes qui sauvent

Michel Daudibon, infirmier, supervise un groupe de dix élèves, lors d'une formation aux gestes qui sauvent. Ici, savoir disposer des électrodes pour mettre en place un défibrillateur. © Natacha Soury.

L'éducation à la sexualité est un axe essentiel du travail des infirmières scolaires, surtout en lycée. Elles peuvent prescrire des contraceptifs d'urgence depuis 2001 et renouveler les ordonnances de moins d'un an de contraceptifs oraux depuis 2012. A Bolbec, en Normandie, Dominique Saint-Martin compte cinq élèves enceintes cette année. "C'est la première fois depuis 2003. Cela m'interroge", s'inquiète-t-elle. Cette infirmière scolaire a pourtant mis en place un dispositif de prévention salué par ses pairs dans son lycée professionnel(lire l'encadré).

"Le problème reste le préservatif : il est encore peu ou mal utilisé", explique-t-elle. L'infirmière scolaire évoque le manque d'information des garçons, le rôle des familles... "Certaines jeunes filles font aussi le choix d'insertion sociale par la grossesse", note-t-elle. L'éducation à la sexualité débute dès le collège.

Michel Daudibon, infirmier scolaire au collège Anne de Bretagne, dans le centre-ville de Rennes, organise ainsi des rencontres avec les élèves de 5eautour de la puberté et de l'adolescence. "Nous parlons des changements physiques, des règles, de la rébellion, de la vie affective....", explique-t-il. Un atelier en lien avec les cours de biologie sur la reproduction et la contraception en classe de 4e. Mais difficile d'en faire davantage car l'infirmier doit aussi se mobiliser sur le tabagisme, le harcèlement scolaire, le secourisme, etc.

Nous le rencontrons d'ailleurs lors d'un atelier sur les gestes qui sauvent. Les mains sur un mannequin, il apprend le massage cardiaque au petit groupe de collégiens. "Il ne faut pas décoller les mains du thorax, sinon on risque de casser des côtes", explique-t-il à un élève. En deux heures, les jeunes ont appris les positions de sécurité, les pansements, le défibrillateur.... "C'est bien de savoir tout ça. Je pense que je serai capable d'aider en cas d'urgence même si ça fait un peu peur quand on voit les cas en vrai", estime Klervi, douze ans, à la fin de la séance.

Pour organiser cet atelier, Michel Daudibon a du s'arranger avec les professeurs pour dégager des heures. Si les actions de prévention font partie intégrante des missions des infirmiers scolaires, comme l'a rappelé la circulaire de novembre 2015 du ministère de l'Education nationale, aucune heure n'est prévue dans l'emploi du temps des élèves. A charge pour les soignants d'être imaginatifs pour monter ces temps éducatifs.

Dépistages obligatoires

Infirmière scolaire : Ici, le bouche à bouche lors d'une initiation au massage cardiaque externe

Ici, le bouche à bouche lors d'une initiation au massage cardiaque externe. © Natacha Soury

Les infirmiers scolaires en poste en collège exercent également dans les écoles de leur secteur. A Rennes, Michel Daudibon partage donc à égalité sa semaine entre ses 800 collégiens et sept écoles primaires et maternelles. "Je peux voir, sur autorisation parentale, les élèves que les enseignants me signalent pour des problèmes de vue, d'audition, etc.", détaille l'infirmier. De septembre à janvier, il réalise les visites médicales des élèves de six ans. Une tâche normalement dévolue, depuis novembre 2015, aux médecins scolaires. Mais ces derniers étant en nombre insuffisant, les IEN héritent souvent de ces visites au grand dam des syndicats.

Les infirmières scolaires sont responsables, en revanche, de la visite médicale obligatoire des collégiens de douze ans. Au programme : analyse des antécédents médicaux, vérification des vaccinations, dépistage des troubles auditifs et visuels...Elles doivent également coordonner les visites à la médecine du travail des élèves en lycée professionnel. Enfin, elles mettent en oeuvre le parcours d'accompagnement individualisé des jeunes handicapés, en lien avec le médecin et l'équipe éducative.

Infirmière scolaire : Chaque participant a à sa disposition un mannequin et un défibrillateur factice afin de pouvoir apprendre à utiliser l'appareil en complément du massage cardiaque externe

Chaque participant a à sa disposition un mannequin et un défibrillateur factice afin de pouvoir apprendre à utiliser l'appareil en complément du massage cardiaque externe. © Natacha Soury

Si ces tâches paraissent nombreuses, une grande partie de leurs 44 heures de travail hebdomadaires reste marquée par les passages à l'infirmerie. "Certains viennent pour ne pas aller en cours. On les repère parfois dès la rentrée !",sourit Roselyne Bogard. Comment discerner, au milieu de ces plaintes somatiques légères, la visite bénigne du mal-être ? "La récurrence des passages à l'infirmerie est un signe. Les maux de tête ou de ventre à répétition peuvent signifier quelque chose. Nous devons évaluer le degré de souffrance", indique l'infirmière scolaire.

Mais son métier offre aussi de beaux moments. "Je me souviens de cette élève arrivée en seconde mal dans sa peau. Je l'ai vu grandir, s'épanouir, gagner en maturité... Ce n'est que du bonheur", se félicite-t-elle. Son moment favori ? Les goûters qu'elle organise, l'hiver, pour les lycéens internes.

Parmi les infirmiers interrogés pour cet article, aucun ne regrette de s'être orienté vers le milieu scolaire après, souvent, plusieurs années en hôpital. "Notre rôle est de faire réfléchir l'élève, de lui faire prendre conscience de ce qui est bon pour lui. Et de lui donner les clés pour qu'il fasse des choix pour sa vie future", estime Dominique Saint-Martin.

Amélie Cano

Actusoins magazine pour infirmier infirmière hospitalière et libéraleCet article est paru dans le numéro 26 ActuSoins magazine 
(Sept/Oct/Nov 2017).

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Une infirmière scolaire mobilisée contre le harcèlement

Insultes, coups... Longtemps tabou, le harcèlement est aujourd'hui une des priorités des établissements scolaires. A Chelles, en Seine-et-Marne, le lycée professionnel Louis-Lumière a mis en place depuis 2013 un dispositif original : des lycéens ambassadeurs. Cette dizaine d'élèves de classes de première intervient auprès de ses camarades de seconde pour les sensibiliser aux méfaits du harcèlement. Une formation par les pairs qui "fonctionne bien",se félicite Michelle Lorenzi. Cette infirmière scolaire, référente de ce protocole dans son lycée, a monté ce projet avec l'une des équipes mobiles de sécurité de son académie.

Infirmière scolaire : Médiation et soin

"Les ambassadeurs reçoivent une formation en début d'année. Avec la documentaliste et l'assistante sociale, on définit ce qu'est le harcèlement, où cela peut se passer au lycée, etc.", explique-t-elle. Armés d'un PowerPoint et de vidéos, ils échangent ensuite avec les élèves dans les classes. En parallèle, Michelle Lorenzi prend en charge les victimes de harcèlement. "Lors d'un entretien avec la victime, j'essaye de savoir ce qu'elle souhaite. Je reçois ensuite les témoins et l'agresseur", raconte-t-elle. Une évaluation qui peut ensuite conduire jusqu'au conseil de discipline. "Mais une médiation est souvent suffisante", tempère l'infirmière scolaire. "Quand on met des mots sur une situation, l'agresseur prend en général conscience que ce qu'il croyait être une plaisanterie est en fait une agression".

 Une initiative originale d'éducation à la sexualité

Infirmière scolaire au lycée professionnel Pierre et Marie Curie à Bolbec (Seine-Maritime), Dominique Saint-Martin a mis en place depuis 2005 un parcours complet d'éducation à la sexualité. Le principe ? Cinq ateliers thématiques auxquels les lycéens assistent au fur et à mesure de leur scolarité. Ceux-ci abordent la vie affective, la grossesse, la contraception, la loi, les IST-Sida, Internet... Leur originalité ? Des formats ludiques et de nombreux acteurs. L'atelier "Un bébé si je veux", par exemple, fait intervenir le planning familial de Bolbec et un jeu de cartes créé par des lycéens.

Pour aborder la sexualité et la loi, l'infirmière scolaire fait appel à l'assistante sociale du lycée et au théâtre interactif d'une troupe de comédiens. En cette rentrée, Dominique Saint-Martin va travailler sur l'image de la femme dans les médias, en lien avec des professeurs de français et d'histoire-géographie. Des actions pédagogiques d'importance : 80 % des élèves de son lycée sont des filles.

Devenir infirmière scolaire

Roselyne Bogard, infirmière scolaire, nous ouvre l'une de ses armoires à pharmacie. Etant dans un établissement où certains élèves travaillent sur des machines d'imprimerie, elle doit pouvoir parer à une des nombreuses éventualités médicales. Elle a en charge 1050 élèves dont 120 internes. © Natacha Soury

Le concours :Accès unique au métier d'infirmier de l'Education nationale (IEN), il est organisé tous les ans à l'échelle académique. Ouvert aux titulaires du diplôme d'Etat d'infirmier, il comprend une épreuve écrite d'admissibilité et un oral d'admission. La session 2017 proposait 246 postes. Une fois admis, les lauréats deviennent stagiaires durant un an. "Mais la formation est disparate selon les académies", regrette Patricia Adam, secrétaire générale adjointe du syndicat SNIES. L'attribution des postes est réalisée en fonction du classement au concours. Le refus de son affectation fait perdre le bénéfice de celui-ci.

 La rémunération: Elle dépend de la grille indiciaire des fonctionnaires d'Etat. La carrière des IEN "évolue plus lentement que dans la fonction publique hospitalière", indique Patricia Adam. Une différence qui devrait disparaître en 2022. Les débutantes en sortie d'IFSI démarrent à 1747 euros bruts (échelon 1). Les IEN peuvent bénéficier de primes (les "NBI") lorsqu'elles exercent dans des zones sensibles, des établissements d'accueil d'élèves handicapés ou en tant que conseillère technique au rectorat. Un logement de fonction est fourni à celles travaillant de nuit en internat.

 Pour en savoir plus : consulter le site internet de l'Education nationale.

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Réactions

22 réponses pour “Infirmière scolaire : des blouses blanches auprès des scolaires”

  1. Anonyme dit :

    C’est vraiment pour toi ma Karine Montaut-coet!!!

  2. Anonyme dit :

    Il faudrait surtout mieux les former
    Je suis IDE en pédopsychiatre et j’ai peu de collègues de l’educ nat qui utilisent nos compétences pour les mettre en commun

  3. Anonyme dit :

    Il faudrait leur donner les moyens d assurer ces missions.

  4. Anonyme dit :

    J’ai du voir 2 fois dans ma vie une infirmière scolaire puisqu’elle était affectée à 4 ou 5 collèges différents. Elle avait le temps de rien malheureusement.. au moindre problème elle appelait les parents. J’ai fini ma scolarité avec une petite trousse à pharmacie et des médocs dans mon sac au cas où

  5. Anonyme dit :

    Merci de vous intéresser à nous. C’est la 1ere fois que je vois un article sur les IEN depuis le début de ma carrière (soit plus de 20 ans), même lorsque j étais azl hôpital. Par contre, il y a de petites erreurs. L infirmière n a pas à coordonner la scolarité des élèves handicapés, même si souvent elles le font sinon ces mêmes élèves sont mis sur la touche. A la place de la collègue, je ne me serais pas laissée prendre en photo devant ma pharmacie, elle devrait comprendre pourquoi.
    Il y a encore du boulot à faire pour notre reconnaissance, sur le plan des salaires d abord. Ensuite, revoir la liste des médicaments que nous sommes autorisées à donner. Tout le monde peut avoir ce qu’il veut en pharmacie et nous, professionnelles, sommes ultra limitée.
    Elle ne prescrit pas non plus la contraception d urgence. Elle la donne mais ce n est pas une prescription. Je joue sur les mots mais ce n’est pas sans raison.
    Je suis seule pour près de 2000 élèves, avec internat, lycée général et lycée professionnel + des collégiens et des étudiants (cette collègue a énormément de chance à 2 pour 1000 élèves !!!) . Et seule face aux corps professoral qui veut tout tout de suite, comme toutes mes collègues. Il y a une me connaissance énorme de notre boulot ce qui fait que nous sommes très souvent jugées. Nous passons pour des feignasses toujours absentes. J invite ces mêmes profs, ces mêmes élèves, ces mêmes parents, à faire une de nos semaines, dans les mêmes conditions de travail. Je pense que pas mal des infirmières sco se retrouveront dans ce que je dis.
    Mais heureusement, il y a des profs sympas, des élèves plus qu attanchants et des parents contents de nous.
    Mon plaisir, c’est de voir mes élèves, au bout des 2 ou 3 ans, avoir leur bac et se dire qu on les a aidé à atteindre ce but (même un tout petit peu).
    Mais malgré les difficultés et la petite paye, je ne regrette pas.

  6. Anonyme dit :

    Tout comme les médecins scolaires elles sont trop peu nombreuses !

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