A l’hôpital des grands brûlés

Depuis trois ans, le Centre de Traitement des Brûlés de St Louis accueille des patients qui ont subi explosions, incendies ou accidents domestiques. Dénués de peau, la chair à vif, ils sont traités dans des conditions ultra aseptisées, et pris en charge par une équipe de choc. Un reportage publié dans ActuSoins Magazine.


©Natacha Soury Romuald, Karine et Charles : l’anesthésiste, l'aide soignante et l'infirmier, côte à côte, débutent le changement de pansements.

©Natacha Soury
Romuald, Karine et Charles : l’anesthésiste, l'aide soignante et l'infirmier, côte à côte, débutent le changement de pansements.

Deux yeux effrayés émergent des pansements, zieutent dans toute la pièce, à la recherche d’on ne sait quoi. Bientôt, ils se referment, endormis par l’anesthésie. Pratiquement seule surface du corps de cette patiente à ne pas être brûlée, ses prunelles forment son unique porte ouverte sur le monde.

La vie de cette agricultrice a été bouleversée, quand il y a un mois, elle a subi l’explosion du système de chauffage au gaz qui servait à ses bêtes. Gravement atteinte, elle a été emmenée d’urgence ici, à l’hôpital Saint Louis, au Centre de Traitement des Brûlés (CTB).

Depuis, elle est sous sédatifs et antalgiques, sous haute surveillance dans une salle réservée aux très grands brûlés, avec un dispositif spécifique pour éviter toute contamination bactérienne. Sans peau, les patients sont en danger de mort, soumis à tous les risques pathogènes.

Sur les murs de la chambrée, des dessins de sa fille, « Maman, je t’aime. » La patiente est partie pour rester de longs mois, avec, à la clé, l’espoir d’un retour à la vie « normale ». C’est en tout cas l’objectif des dizaines de médecins, d’infirmières, d’aides-soignantes, de kinésithérapeutes, de psychologues... qui composent cette équipe polyvalente.

Un centre unique, un travail d’équipe

©Natacha Soury Romuald, l’anesthésiste, veille en permanence sur les réactions de la patiente. L’œil rivé aux machines il surveille ses constantes et sait interpréter le ressenti d'une douleur éventuelle.

©Natacha Soury
Romuald, l’anesthésiste, veille en permanence sur les réactions de la patiente. L’œil rivé aux machines il surveille ses constantes et sait interpréter le ressenti d'une douleur éventuelle.

Quand le professeur Maurice Mimoun, chirurgien expérimenté, suggère de moderniser le centre des brûlés de Saint Antoine, l’AP-HP lui propose de s’installer à Saint Louis, puisque l’hôpital comptait déjà une unité dermatologique. En juin 2012, le CTB, né du regroupement de compétences de Saint-Antoine et Saint-Joseph ouvre ainsi ses portes, pensé par le médecin et son équipe dans les moindres détails.

« Le traitement des brûlés pose énormément de problèmes car il comporte le pronostic vital, mais aussi le pronostic fonctionnel et esthétique », explique-t-il.

Ce lieu unique en France, co-dirigé par Maurice Mimoun en chirurgie et Alexandre Mebazaa en réanimation comporte trois unités, des patients les moins brûlés aux situations les plus critiques. Dans l’unité 1, celle des plus grands brûlés, il a conceptualisé des chambres qui se transforment en bloc opératoire ou en balnéothérapie, sans avoir à déplacer le patient. Ce dernier peut recevoir tous les soins et faire tous les examens sans être déplacé. C’est le concept du « presque tout dans la chambre ».

« On sait que les transports sont délétères pour certains patients », rappelle le chirurgien. Ultra-moderne, le CTB est aussi totalement informatisé. Dans les salles de réunions, les médecins peuvent d’un clic avoir accès aux dernières photos de la patiente et évaluer sa cicatrisation.

Le centre a aussi été conçu pour ne « pas devenir une forteresse, où les gens de l’extérieur ne veulent pas voir et où les gens dedans font leur devoir, coupés du monde », précise le chirurgien. Espaces tout en transparence, les salles des très grands brûlés comportent de grandes baies vitrées.

« C’est mieux pour le patient, mais aussi pour les personnels, estime ainsi le professeur. Cela peut servir à voir si le malade s’agite. Et comme dans les restaurants, on a réalisé que les gens travaillaient mieux dans des cuisines à vue, sans compter la reconnaissance de leur travail, qui devient concret aux yeux des autres. »

©Natacha Soury Zineb surélève la jambe de la patiente afin que Karine, aide-soignante, puisse enlever la totalité du "voile de mariée". L'équipe optera par la suite pour la pause de tulle gras.

©Natacha Soury
Zineb surélève la jambe de la patiente afin que Karine, aide-soignante, puisse enlever la totalité du "voile de mariée". L'équipe optera par la suite pour la pause de tulle gras.

Le chirurgien souligne le caractère éminemment collectif du travail au CTB. « Dans ce service, personne ne ferait rien sans les autres, affirme-t-il. La modernité du centre fait 50 % de sa réussite. Le reste provient de ce travail d’équipe. »

Et d’insister sur le rôle indispensable des infirmiers : « en matière de brûlure, l’infirmier est fondamental : il doit être compétent en anesthésie-réanimation et en chirurgie plastique et pansement ».

Cette polyvalence est l’une des qualités essentielles pour exercer dans ce service. « Nous avons des opérations programmées, mais tout peut changer du jour au lendemain, en fonction de l’état du patient », souligne Sophie Semal, cadre de santé, arrivée en 2012.

A ses yeux, pour travailler dans ce service, l’écoute, la maîtrise de la technicité, la capacité à maintenir à flot ses connaissances, et une grande capacité d’adaptation aux matériels qui changent, aux bonnes pratiques qui progressent et à la législation qui évolue, sont indispensables. Ainsi qu’une bonne résistance à la fatigue.

Des conditions de travail difficiles

« Nous évoluons dans des conditions pas naturelles, contraignantes, lâche le professeur Mimoun. Surtout en ce qui concerne l’asepsie et l’hygiène. » Et d’évoquer les dispositifs mis en place : les machineries installées au troisième étage, qui, en cas de panne de la ventilation ou autre, sont accessibles aux réparateurs sans qu’ils aient à rentrer dans les chambres.

©Natacha Soury Les broches ont remplacé depuis peu les atèles qui, en contact permanent avec la peau, rendait la cicatrisation plus difficile. Les broches empêchent également les mains de se recroqueviller. Ce qui facilitera, par la suite, la mise en place de sa rééducation.

©Natacha Soury
Les broches ont remplacé depuis peu les atèles qui, en contact permanent avec la peau, rendait la cicatrisation plus difficile. Les broches empêchent également les mains de se recroqueviller. Ce qui facilitera, par la suite, la mise en place de sa rééducation.

Pour les personnels soignants, les contraintes sont encore plus fortes. Ils doivent s’adapter à la présence de deux sas : un sas d’entrée, et un sas de décontamination. Dans les sas, la pression est négative, ce qui créée un mur invisible qui empêche les germes de rentrer ou de sortir. Les ouvertures se font au pied, toujours.

Quand la chambre se transforme en bloc opératoire, le lit est nettoyé dans le sas de décontamination. A la fin de chaque hospitalisation, un bionettoyage intervient impérativement. Un moment durant lequel les portes sont hermétiquement fermées, sous peine de gazage mortel.

A l’intérieur des chambres, la température est chaude, entre 30 et 38 degrés, afin d’éviter le risque d’hypothermie chez le patient, et le taux d’humidité élevé, pour parer à la déshydratation.

A l’intérieur de cette atmosphère presque tropicale, les soins prennent aussi beaucoup de temps. L’agricultrice doit se faire changer les pansements tous les deux jours, et à chaque fois, le soin dure environ 2h30.

Les infirmiers et aides-soignants, qui travaillent en binôme, ne chôment pas : ils doivent retirer les anciens pansements, vérifier la cicatrisation des plaies, la bonne prise ou non des greffes, assurer le nettoyage du corps comme du lit, réaliser le retournement du corps pour n’oublier aucun centimètre carré de peau, faire les prélèvements et installer de nouveaux pansements, après avoir recouvert le corps de crème. Les actes de soin sont tous réalisés avec une grande minutie.

Deux heures et demi de concentration

Charles, infirmier au CTB depuis deux ans et demi, a supervisé les opérations. Les médecins sont passés vérifier l’état de la peau. Ils demandent des prélèvements mycologiques car ils soupçonnent un champignon dans l’une de des plaies. Le chirurgien prend des photos sur sa tablette afin de comparer l’évolution des cicatrisations. « Je pense que le tissu de mariée ne lui convient pas », lui glisse Charles. Cela provoque des saignements car la peau à peine reconstituée est arrachée quand les pansements sont retirés. Ils décident finalement de changer de méthode.

Charles est très attaché à son métier, même s’il reconnaît que le quotidien n’est pas simple. « Si je devais décrire ce métier, je dirais “intense”. Pendant les pansements, on s’investit à fond. Physiquement, on est fatigué mais on doit rester concentré », explique l’infirmier. Sophie Semal raconte : « Les infirmiers doivent apprendre à s’hydrater. Dans leurs premiers temps, ils sont plusieurs à avoir fait des crises de coliques néphrétiques », met-elle en garde. Des gestes de prévention vite adoptés.

©Natacha Soury Bouger un patient est toujours délicat car il faut veiller au moindre signe de souffrance.

©Natacha Soury
Bouger un patient est toujours délicat car il faut veiller au moindre signe de souffrance.

Emotionnellement aussi, les personnels sont très sollicités. Delphine, 21 ans, est une jeune infirmière arrivée il y a huit mois. C’est son premier poste. « J’avais passé trois mois au CHU de Nantes en réa, et le travail sur la brûlure m’avait vraiment plu pendant mes études. Mais j’ai postulé sans savoir exactement à quoi m’attendre », se souvient-elle.

Après son intégration de quatre semaines, sous surveillance d’une infirmière référente, elle est lâchée dans le grand bain. « Le premier jour, j’ai commencé à 7h30 et je n’ai pu déjeuner qu’à 17h30. Je me suis dit : “ Dans quoi tu t’es lancée ? ”, plaisante-t-elle. Ici, même au milieu d’un pansement, il peut se passer n’importe quoi»

Ainsi, dans la chambre 11, le patient de 81 ans, désature. Arrivé il y a cinq jours, il présente des brûlures importantes, et souffre de problèmes respiratoires graves dus à une infection des poumons. Quelques jours après, il décèdera, son état de santé général se dégradant quotidiennement.

« Mais ici, on ne lâche rien, confie Delphine. On tente tout pour sauver les patients» Dans ses tout débuts, elle se rappelle avoir été déstabilisée par l’accueil de la famille d’un jeune de 25 ans : « Ils étaient paniqués. C’est dur de gérer une famille en état de choc» De trouver les mots justes, de répondre à des interrogations comme « Quand va-t-il sortir ? ». Car, dans ce centre, ces questions n’ont jamais de réponse simple, tant de facteurs entrant en jeu.

Seule certitude : « un infirmier passé par le CTB sait absolument tout faire en partant », affirme le professeur Mimoun. Conscients de cette opportunité, les infirmiers du service expriment leur fierté à faire partie de cette équipe de choc. Mais ils ne restent pourtant pas de longues années : travailler en 12h devient compliqué pour les parents, et confie Sophie Semal, après les soubresauts de l’adrénaline, certains préfèrent le libéral.

Delphine Bauer/ Youpress

Article publié dans le magazine ActuSoins n° 18. Pour vous abonner, c'est ICI.

 

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Réactions

248 réponses pour “A l’hôpital des grands brûlés”

  1. “Certains préfèrent le libéral ” c’est vrai c’est plus confortable ah! Ça me fait toujours marrer d’entendre ça..venez venez et vous en reviendrez vite du fameux libéral c’est pas la colonie de vacances croyez moi

  2. Amelie Plmk dit :

    Ooooooh le service de mes dreams !!!!! Jennifer Jean Marie

  3. Sof Garnier dit :

    super boulot que j’ai connu en tant qu’élève pr mon mémoire, à Cochin & Percy il y a + de 20 ans! Eprouvant ms passionnant ! Et – + modestement – cet été en tant que patiente pr une brûlure au pied. Bravo & Merci aux professionnels!

  4. Maxime Ogier dit :

    J ai adoré mon passage en réa grand brûlés de st denis à la réunion en 2008. Super équipe et un chef de service exceptionnel . Parmis mes grands souvenirs de soignants

  5. Jennifer Blanchet c’est ouf comme service !

  6. Lucie Deschombeck Céline Descos Estelle Bouvry Coline Gay-perret Elise Bailly Gwén Tiss

  7. Merci Aline Taillez encore la semaine j en pouvais plus Dominique te remplace!

  8. Julien Decourcelle & Florent Reschly j’ai tout de suite pensé à vous en lisant cet article. En souvenir du bonhomme de neige 🙂

  9. Audrey Vergoten jai trouvé un service où tu n’aurais jamais froid!!!

  10. Ça rappelle des souvenirs… stage chez les grands brûlés à La Conception à Marseille. Inoubliable.

  11. Mathilde Auffret on pourrait faire partie de cette équipe de choc ! ☺

  12. Chapeau pour ce combat de tous les instants! ❤️

  13. G connu en tant que stagiaire. …c un truc de fou. ..

  14. Elodie Téo Louka c’est ce que je te disais.

  15. Océane Brizard ce qui m’attends bientôt !

  16. Bonjour
    Nouveau groupe pour discuter entre personnes travaillant dans le secteur médical et paramédical
    Si vous le souhaitez rejoignez nous

    Nom du groupe : Forum Médical

    https://www.facebook.com/groups/865800710231415/

  17. Ahhhh les burns quel service
    Vous me manquez

  18. Moi c est la prise en charge de plaie de brûlure et il va paraître en septembre

  19. L’hôpital d’instruction des armées de Percy embauche pour la reconstruction de son centre !
    Vous êtes les bienvenue ! Chaleur ! Humidité ! Challenge ! Sourire ! Pas la mer mais c’est tout comme !

  20. Lionel Menu, l’article dont je t’ai parlé ☺

  21. des professionnels formidables, extrêmement motivés et compétents mais malheureusement des conditions de travail trop difficiles. J’invite l’administration à se pencher sur ce problème en liaison avec l’équipe. Quant aux rémunérations des paramédicaux, c’est proprement scandaleux !

  22. Ha ha ça me rappelle ma journée d hier! Bravo aux collègues qui st ts les jours là bas!!!

  23. Je salue mes collègues infirmiers pour leur courage et leur professionnalisme. Je n’ai qu’une seule chose à dire chapeau bas!

  24. Corentin Soufflet j’aurais adoré découvrir ça

  25. M. Mimoun , soyez correct , vous savez bien que le CTB de l’HIA PERCY à CLAMART a une renommée mondiale …..et que ça fait 25ans qu’on travaille de la sorte à Percy!!!!! Chut, un peu de modestie !!!!

  26. 4 ans passé dans le STB Percy de Clamart laisse une incroyable experience avec une équipe formidable!

  27. Quel courage il faut pour travailler dans ces services de grands brûlés, quand je pense que des infirmiers ières se plaignent parce qu’ils ont 3 pansements d’escarres et 4 injections a faire dans leur temps de travail. Ils devraient faire un stage dans un service de grands brulés cela leur ferait voir ce que c’est que d’être débordé de travail. Le personnel qui travaille auprès de ces personnes brulées mérite une grande reconnaissance, pour le travail qu’il effectue, leur moral qui est mit a rude épreuve et le soutien qu’il apporte aux malades et a leur famille. Pour ma part je leur dit un grand bravo et je leur souhaite beaucoup de courage pour leur engagement. Merci pour tout ce que vous faites.

    • De nos jours il n y a aucune ide qui réalise 3 pst et 4 injections dans la journée !!!!

    • Si j’ai donné des chiffres qui vous semble légers c’était tout simplement pour faire savoir que le travail infirmier n’est pas le même dans tous les services. Le service dont il est question dans l’article et qui concerne les grands brûlés démontre que les soins a donner sont certainement les plus difficiles physiquement et moralement.

    • alors je dirai respect a ces ide là mais aussi a tout les autres.car il n est pas facile de travailler avec l humain et de devoir parfois toucher un corps sans vie. chaque ide a sa specialité et la chance de pouvoir choisir le service qu elle desire.auccune ide ou autre paramed ne peut etre considerer comme meilleure il n y a pas un service qui est l elite de la medecine!!! a bon entendeur

    • Ce que je dis dans mes commentaires je l’ai vécu je sais donc ce que je dis. Trouvez vous qu’ide a autant de soins a pratiquer en maternité que dans un service de grands brûlés, les soins et les conditions pour les pratiquer ne sont en rien les mêmes. voilà je terminerai mes commentaires la dessus je reconnais que le travail en milieu hospitalier n’est pas facile surtout par le manque de personnel , mais certains ont la chance d’avoir un travail mons pénible.

    • Je crois bien qu’il faut savoir comparer avec ce qui est comparable…

    • On choisit pas toujours le service dans lequel on travaille en tant qu’infirmière…

    • RK Mat dit :

      Nadine Spiquel vous allez vous faire des amis dans les maternité. Quelle vision du travail de vos confrères! J’imagine même pas votre image de la psy……

    • Il y a longtemps que j’ai fini ma carrière je l’ai faite en gériatrie et pour la maternité j’ai fais un stage lorsque j’étais a l’école il y avait tellement de travail dans le service que j’ai été évalué pour ma note de stage sur le lavage de mains j’ai quand même eu 19/20 la prof m’a dit” je ne peux pas vous mettre un 20 je pars sur le fait que sur un soin vous auriez fait une erreur”. Quand a la gériatrie je l’ai choisi parce que j’aime les personnes âgées même si ce n’était pas toujours facile mais j’ai passé aussi de très bons moments auprès de ces personnes et je vous rassure je n’ai jamais été violente comme on peut le voir des fois dans des reportages sur des maisons de retraites ce que nous n’étions pas nous étions un service de personnes âgées malades souvent en fin de vie et je le répète j’ai aimé le travail dans ce service même si j’y ai laissé ma santé je suis partiellement handicapée a cause de mon choix de service mais je ne le regrette pas. Quand a la psy la gériatrie n’en n’est pas loin des fois par certains malades, mais c’est des services ou je ne sais pas si j’aurais pu y travailler un stage m’a suffit. Maintenant pensez de moi ce que vous voulez moi j’ai la conscience tranquille ce n’est certainement pas le cas de toutes les ide.

    • RK Mat dit :

      Je ne pense rien de vous et votre carrière soignante est tout à votre honneur. Vos écrits ne sont peut être pas le reflet de ce que vous êtes. Infirmier est un métier difficile peu importe le service. Le travail y sera simplement différent mais aussi éprouvant. Bonne journée à vous.

    • Que vous êtes dur avec vos consœurs madame Spiquel.
      Certes le travail dans ces services est très dur. Mais il,me semble que dans ce métier il y a très peu de service simple, et sans travail. 3 pansements d’escarres et 4 injections dans la journée, personnellement, je n’ai ni vécu, ni vu cela ailleurs.
      Merci de respecter tout le monde, si cela n’est pas exactement le reflet de votre pensée, attention à vos écrits car ils sont blessants et offensants, pour information je travaille en unité neuro-vasculaire.

    • Merci Carina! Belles paroles ! Ce n’est pas parce que nous sommes en gériatrie, en maternité, en chirurgie, aux urg que nous se subissons pas une charge de travail nous dépassant parfois: manque de personnel, manque de moyen, restriction budgétaire!!! Je suis infirmière et je suis fière d’être en médecine !!!!

    • Et tu as quoi être fière. C’est un très beau métier, toujours imprévisible et souvent nous sommes surmenées !
      Je suis en service neuro-vasculaire conventionnelle et soins intensifs neuro-vasculaire. Et que ce soit d’un côté ou de l’autre j’ai du travail tout le temps. D’un côté je gère l’urgence, de l’autre le patient grabataire, et le surnombre de patients et travail par infirmière et aides soignantes. Nous sommes finalement rarement en effectif normal, alors quand je lis des choses pareilles ça me révolte. Comment peut-on en étant infirmière dénigrer ses consœurs ? Ce n’est pas un travail ou l’on se tourne les pouces!n

    • Alors pour tous ceux qui depuis quelques jours repondent a tort et en travers sur ce que j’ai écris dans mon premier message sachez que les 4 injections et les 3 pansements d’escarres ou inversement je l’ai vécu. Maintenant je ne critique pas le métier des IDE je dis simplement que la charge de travail n’est pas la même dans les services. Tous ces commentaires sont partis de l’article qui concerne le travail dans un service de grands brûlés, reconnaissez que ce personnel soignant travaille dans des conditions très difficiles et qu’il faut être fort mentalement pour éffectuer les soins sur des grands brûlés et physiquement il faut être fort aussi car pour toucher aux plaies de ces malheureux il faut avoir une tenue qui vous couvre de la tête aux pieds, il faut travailler dans des chambres stériles ou la température est difficilement tenables. Et maintenant prenons les soins a faire en maternité une femme qui accouche sans problème ne nécessitera aucun soin infirmier une simple surveillance tension, température, son bébé si besoin est pris en charge par les puéricultrices. Les soins “importants” seront ceux sur des mamans qui ont subi une épisiotomie, ou une maman qui a accouché par césarienne. Voilà ce que je voulais expliquer la différence de travail d’un service a un autre. Maintenant si vous qui n’avez rien compris a mes propos , vous ne voyez pas la différence de la charge de travail d’un service a un autre, alors je suis désolée pour vous. A bon entendeur salut !

    • Tlait OO dit :

      Bye bye le relationnel 🙁 même plus considérer comme un soin

  28. Probablement un des secteurs les plus difficile….. Respect!

  29. Nous sommes heureux que le sujet soit un peu médiatisé ! Et un immense merci à tout le personnel de tous les CTB pour leurs soins mais aussi leur aide psychologique. Sans vous nous ne serions pas là. L’équipe Burns and Smiles

  30. Laurent Gaudens, tu as peut-etre deja vu cet article?

  31. Oui il n’y a qu’un mot à écrire à formuler à dire RESPECT à ce personnel soignant qui se dévoue corps et âme pour tous ces grands brûlés. Mais je n’oublie pas le personnel soignant des autres secteurs que de courage de patience d’écoute de dévouement pour tous les malades admis en milieu hospitalier.

  32. Lieu unique en France!?!?!? Ca va les chevilles MR Mimoun….

  33. J’aurai bien aimé bosser dans ce service la

  34. bochud1 dit :

    Bonjour,
    Je suis BABA OWOWA. Marabout tradi-praticien de Afrique de l’ouest (NORD-BENIN)
    Je suis un guérisseur ayant des dons de voyance et travaillant avec des génies.
    Je soigne et je guéri toutes les maladies, 38 ans d’expérience.
    Si vous avez des problèmes dans tout domaine. SANTÉ, AMOUR, ARGENT, RICHESSE , PROSPÉRITÉ, GUÉRISON, STÉRILITÉ, IMPUISSANCE SEXUELLE, ÉJACULATION PRÉCOCE , RETOUR DE L’ÊTRE AIMÉ , SIDA , CANCER , AFFAIRES, PROTECTION, LITIGE DOMANIAL, JUSTICE, TRAVAIL.
    Si vous pensez que vos problèmes sont impossibles à résoudre.
    Si vous êtes désespérés, découragés.
    Venez vers moi vous aurez satisfaction. Tél : +229 65 19 03 23

  35. Edouard Dlb dit :

    Si un CTB recrute… je suis IDE et j’ai fait un stage pendant ma formation au CTB du CHRU de Lille !.. 🙂

  36. Des équipes exceptionnelles,dotées d’un grand professionnalisme et d’une grande humanité…Bravo!!!

  37. Morgane, c’est un article pour toi ça; )

  38. Laura je ne voulais pas me taguer moi meme … Mamaaaaannnn

  39. Bravo au personnel soignant qui exerce dans ces conditions difficiles.

  40. Lolie Kuchta dit :

    Le service où je rêve de retourner travailler

  41. Alice Pissadou c vraiment bien expliquer et telemt fière de notre métier et de cette spécificité mm si c pa souvent facile

  42. Gui Yaume dit :

    Pourquoi toujours st louis… Ok Pr Mimoune, service récent… Mais il existe 16STB en France (service de traitement de la brûlure)… Et autant d’équipes exceptionnelles, de conditions difficiles etc… Variez messieurs les journalistes, soyez hors des modes!

  43. Charlotte Gayat ça me plairai grave ça aussi

  44. Sacré métier,il faut vraiment l’aimer pour supporter

  45. Pour avoir eu l’occasion de participer à des “bains” de brûlés, je confirme qu’il faut avoir une sacrée condition physique pour supporter de telles températures avec tout le matériel de protection! Chapeau à ceux qui le font quotidiennement.

  46. Un service dans lequel j’aimerai beaucoup travailler!! Un jour peut être!!

  47. un un grand respect pour toutes les personnes soignantes!

  48. Fanny Gomez dit :

    Admiration, respect. !! Bravo a vous tous !!

  49. Alexandra GP dit :

    Grande admiration pour ces collègues. Personnellement je ne supporte pas les brûlures donc j’ai un grand respect pour ceux et celles qui arrivent à s’occuper de ces patients si délicats. Bravo à tous

  50. Nanou Nad dit :

    Chapeau aux collègues qui exercent dans ces services de grands brûlés. Personnellement je serai incapable de prendre en charge ces malades. Je bosse pourtant en Rea adultes… je vois de “tout”, mais les brûlés, je peux pas !

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