Ces infirmières ont choisi l’Ehpad

Les EHPAD (établissements pour personnes âgées dépendantes) attirent peu les infirmiers et infirmières. Ils souffrent d'une mauvaise image, malgré les changements opérés depuis dix ans. Rencontre avec des soignants passionnés, mais souvent débordés.

Infirmière depuis 10 ans, Sabrina travaille en Ehpad depuis trois ans après un début de carrière à l'hôpital puis en libérale.

Infirmière depuis 10 ans, Sabrina travaille en Ehpad depuis trois ans après un début de carrière à l'hôpital puis en tant qu'infirmière libérale. © Céline Diais

Infirmière expérimentée, Sabrina exerce depuis trois ans à l'Ehpad des Champs-Manceaux, à Rennes. A l'origine de ce choix, une opportunité plutôt qu'une réelle volonté.

« Je quittais mon activité en libérale, je cherchais un emploi salarié », explique-t-elle. Mais elle ne regrette pas. « J'ai l'impression d'exercer mon métier dans toutes ses dimensions avec des soins très intéressants, tout en continuant à apprendre ».

Du nursing, la maison de retraite ? « Depuis qu'on est passé aux Ehpad, ce n'est plus du tout ça. Les patients sont âgés, donc polypathologiques. Il y a tellement de soins différents que j'ai parfois l'impression d'être de retour en médecine – sauf qu'on y est une infirmière pour vingt patients, contre une pour quarante en Ehpad. Mon expérience en libérale me sert beaucoup ».

Les maladies les plus fréquentes ? Diabète, maladies cardio-vasculaires, ulcères, Alzheimer... Près de la moitié des 80 résidents de cet Ehpad situé en quartier populaire sont en effet dépendants psychiques.

Soins et écoute

En ce jeudi matin, Sabrina alterne entre pansements, traitements... et écoute. L'une de ses patientes, très âgée mais lucide, s'inquiète de sa dernière chute. « J'ai perdu la tête pendant une semaine. Je ne retenais rien, je n'y voyais plus... J'espère que ça ne va pas revenir ? », se soucie-t-elle. Tout en changeant son pansement, Sabrina rassure et questionne. « Vous ne trouvez pas que votre déambulateur roule trop vite ? ». « Ah si... », réalise la vieille dame, « je marchais beaucoup avant mais maintenant je n'ose plus ».

Sabrina, qui a déjà pris rendez-vous avec un gériatre, va aussi contacter l'ergothérapeute. Le suivi médical étant assuré par les médecins libéraux – hors médecin coordonnateur – les infirmières des Ehpad sont un peu les chefs d'orchestre de la prise en charge des patients. Pour cette raison, Sabrina recommanderait le travail en Ehpad à une collègue mais pas forcément à une débutante.

Prendre soin des personnes âgées, une véritable vocation pour Cathy Peltier, infirmière clinicienne à l'Ehpad de Craon (Hôpital local du sud-ouest mayennais).

Prendre soin des personnes âgées, une véritable vocation pour Cathy Peltier, infirmière clinicienne à l'Ehpad de Craon (Hôpital local du sud-ouest mayennais). ©Céline Diais

« C'est bien d'avoir déjà trois ou quatre ans d'expérience. Il faut avoir un bon diagnostic infirmier et des prises de décision sûres ». Bien connaître les spécificités liées au grand âge est aussi essentiel. Comme une infection urinaire, par exemple, dont souffre sa patiente. « Cela peut entraîner des troubles du comportement, de l'équilibre et des pertes d'appétit chez la personne âgée ».

Des symptômes très surveillés en Ehpad, où l'objectif est de maintenir au mieux l'autonomie. « Permettre la verticalité vingt minutes par jour, c'est retarder la grabatisation et la dépendance », rappelle Maryline Brocas-Lidec, l'infirmière-cadre de l'Ehpad.

Une décennie de mutations

L'âge d'entrée en Ehpad ne cesse de reculer : 85 ans en moyenne en 2013, soit cinq ans de plus qu'il y a 25 ans[1]. Conséquence ? Une dépendance accrue et un niveau de polypathologies « proche de celui des unités de soins de longue durée, avec des besoins médicaux croissants », selon le cabinet de conseil KPMG.

L'autre changement de la dernière décennie ? L'individualisation de la prise en charge. « Avant, on s'attachait au bien-être du résident mais sans poser forcément des objectifs de soin. Aujourd'hui, c'est notre priorité, avec un réel projet autour de la personne », explique Maryline Brocas-Lidec.

Dans cet Ehpad géré par la ville de Rennes, cela se traduit par un projet de vie (animations, lien social...) et un projet de soin (prescription infirmière) basés sur le recueil d'histoire de vie du résident ainsi qu'une évaluation de ce dernier, réalisée par les infirmières, les aides-soignantes et l’ergothérapeute. Le tout étant soumis à la personne âgée pour accord. Pour Sabrina, « ce n'est plus le résident qui doit s'adapter à la collectivité, ça change tout ».

Moins de pénibilité

Ces infirmières ont choisi l'Ehpad

©Céline Diais

Aide-soignante à l'Ehpad de Craon, une commune rurale de Mayenne, Elisabeth Bouvier a démarré sa carrière dans les années 1980, dans ce que l'on appelait encore l'hospice. « Je trouvais le temps long ! Il y avait peu de toilettes mais beaucoup de ménage : le fumoir à nettoyer, le parquet à encaustiquer... ».

Un autre monde, comparé à aujourd'hui : « on a des lits à hauteur variable, des verticalisateurs, des guidons de transfert... », énumère l'aide-soignante, « mais ça ne fait pas tout, il faut quand même avoir de la résistance physique ».

« Il y a aussi la résistance psychologique : les résidents ne sont pas toujours agréables, surtout lorsqu'il y a démence », ajoute sa collègue Alexandra Charnier. A 33 ans, elle apprécie le travail en Ehpad, où elle a débuté.

L'individualisation de la prise en charge a aussi amélioré leurs conditions de travail en ehpad. L'Ehpad de Craon, géré par l'hôpital public local, a ainsi réparti ses 137 résidents par secteurs, avec des équipes fixes d'aides-soignantes.

Terminé la course pour réaliser toutes les toilettes de l'étage. « Ça peut être un moment difficile, on entre dans l'intimité des gens. Certains arrivent de chez eux et n'ont jamais eu d'aide extérieure. Cette organisation facilite l'adaptation et peut éviter les comportements agressifs chez les personnes désorientées », explique Alexandra.

Les aides-soignantes sont aussi référentes du projet de vie de la quinzaine de résidents de leur secteur. Conseilleraient-elles leur travail à de futures collègues ? « Oui, mais c'est une vocation : il faut aimer les personnes âgées ».

Construire du lien

Aujourd'hui infirmière-coordinatrice, Maryline Brocas-Lidec a longtemps travaillé à l'hôpital avant de commencer des remplacements en Ehpad en 2003. "Je n'en suis plus partie", sourit-elle.

©Céline Diais
Aujourd'hui infirmière-coordinatrice, Maryline Brocas-Lidec a longtemps travaillé à l'hôpital avant de commencer des remplacements en Ehpad en 2003. "Je n'en suis plus partie", sourit-elle.

La vocation, Cathy Peltier l'a sans aucun doute. Cette infirmière travaille à Craon depuis 13 ans. Un choix réfléchi. « J'ai fait mon stage ici et je suis restée. Je n'étais pas forcément attirée par la technique pure et des services de pointe comme la chirurgie. C'est le lien au patient et le travail sur le long terme qui me plaisent ».

Comme Sabrina, elle apprécie la polyvalence du métier. « On peut passer de la cardio à la neuro, c'est très varié. Il faut connaître un peu de tout, être bien organisée et autonome car on n'a pas de médecin sur place. Et le week-end, comme nous ne sommes que deux infirmières, il faut de bonnes baskets ! ».

Malgré un planning chargé, Cathy met un point d'honneur à prendre le temps de discuter avec chaque patient. « On traite la pathologie mais aussi la personne », martèle l'infirmière clinicienne. Dans une chambre, elle discute chandeleur avec une patiente atteinte d'Alzheimer, dans une autre, elle convainc une dame âgée d'aller manger, tout en refaisant des pansements.

« Ce temps, je le prends, quitte à être speed après. C'est un moment que les patients nous donnent. Ils déchargent leurs émotions et nous, on y apprend beaucoup de choses que l'on peut transmettre à l'équipe pluridisciplinaire ».

Effectifs restreints

Si les infirmières d'Ehpad peuvent s'appuyer sur des partenaires (équipes mobiles de soins palliatifs, infirmières HAD, SOS médecins...), la gestion de ces nombreux intervenants est chronophage. Médecins traitants injoignables et spécialistes débordés sont leur quotidien. Une charge de travail aussi lourde du côté des infirmières-cadre, qui doivent gérer plannings, management, relations avec les familles... Le mot qui revient le plus souvent ? « La course ».

La cause, ce sont les ratios – trop faibles – d'effectifs en Ehpad, fixés par les pouvoirs publics selon le nombre de patients et leur degré de dépendance. Cette dernière « augmente mais les moyens fixés par l'agence régionale de santé restent constants », déplore Marilyne Brocas-Lidec, à Rennes. Son Ehpad compte 4 infirmières et 16 aides-soignantes (dont 2 de nuit et un pool de 2 remplaçantes) pour 80 résidents.

« On est beaucoup à l'écoute de nos soignants avec le souci de développer leurs compétences par la formation, notamment à l’« humanitude »[2], et on adapte continuellement notre organisation aux besoins. Cela permet d'optimiser le temps, mais ça ne donne pas plus de bras », explique l'infirmière-coordinatrice. Mêmes solutions employées à l'Ehpad de Craon, qui bénéficie en outre d'une infirmière de nuit grâce à son lien avec l'hôpital, aux côtés de ses 6 infirmières et 48 aides-soignantes (dont 3 de nuit) pour 137 résidents.

Amélie Cano
Paru en 2015 dans le magazine ActuSoins n°16 (pour vous abonner : www.actusoins.com/magazine)

[1]          Source : Observatoire des Ehpad 2014, KPMG-FEHAP

[2]          Philosophie de soin dédiée aux personnes âgées

Un secteur qui recrute... un peu moins

Mais qui reste porteur ! Si la France compte 1,2 million de personnes âgées dépendantes aujourd'hui, elles devraient être 1,8 million en 2050. Mais la frénésie de recrutement des années 2000 s'est calmée. « Lorsque les maisons de retraite privées se sont médicalisées à cette époque, elles ont du recruter très intensivement. Cela a créé des pénuries », explique Florence Arnaiz-Maume, déléguée générale du Synerpa, syndicat des maisons de retraites privées.

Aujourd'hui, la situation est revenue à la normale mais le secteur reste créateur d'emplois. Le Synerpa assure réaliser 12 000 embauches par an en moyenne, dont 3 000 créations nettes de poste. « Il y a davantage de besoins en aides-soignantes qu'en infirmières », pointe Florence Arnaiz-Maume – un constat partagé par la FEHAP (privé non lucratif). Avec cependant des profils recherchés du côté des IDE.

« Nous apprécions les infirmières en fin de carrière car elles ont une grande expérience et de nombreuses compétences. Elles ont tout intérêt à venir en Ehpad : un poste d'infirmière coordinatrice, par exemple, est en haut de la hiérarchie, on n'y travaille pas de nuit et peu le week-end ». Le Synerpa avance aussi les efforts menés par les Ehpad privés pour se rendre attractifs : convention collective, réduction de la pénibilité, perspectives de carrière... « 80 % de nos salariés sont en CDI et à temps plein ».

Abonnez-vous à la newsletter des soignants :

Faire un don

Vous avez aimé cet article ? Faites un don pour nous aider à vous fournir du contenu de qualité !

faire un don

Réactions

122 réponses pour “Ces infirmières ont choisi l’Ehpad”

  1. Et oui infirmiere ce n’est pas qu’aux urgences et celles qui bossent ailleurs surtout en ehpad sont souvent mal jugées on croirait qu’on a pas le même diplôme. .. moi après presque 10 ans à lhosto j’ai choisi d’exercer dans un établissement scolaire alors le jugement négatif de ceux qui ne connaissent pas réellement le métier, je connais bien !!!! On me demande même si je sais piquer … pourtant même en lycée je pique, je fais des pansements et j’ai même eu une toilette complète au lit et oui !!!!! Et je n’ai plus un médecin derrière moi en permanence pour me conseiller et je suis bien obligée d’adopter le système D

  2. Ça fait plus de 3 ans que je suis en EHPAD et les soins techniques, il y en a beaucoup ! GPE, SNG, sonde urinaire, pansements simples/complexes etc. Et pour ceux qui pensent que quand il arrive un pépin on se contente d’hospitaliser, ça me fait doucement rire… Il fait diagnostiquer le bon problème (souvent le week end sans médecin, sinon c’est pas marrant ;-)) et appeler le CRAL et/ou le SAMU, et en attendant leur arrivée nous sommes seules pour intervenir et quand il s’agit d’un AVC ou d’une fausse route avec inhalation, on se retrouve très démunies ! Mais j’adore mon métier et mes résidents 🙂

  3. Severine Cao dit :

    nous 3 ides pour 172 residents sur 12h de travail dans 4 secteurs

  4. Moi je suis bien contente de mon orientation en gériatrie! Tu sais piquer une PA tu sais piquer tout le monde et au moins qd vient la fin tu sais qu’ils ont fait leur vie, ils ne laissent pas de petits derrière eux…

  5. J ai débuter en ehpad aussi par choix et c est sacrément formateur!!!! Quand tu arrive dans un ehpad de 90 résidents et que t es la seule ide ben ça t apprend à avoir une bonne organisation ! Et puis les relations ac les personnes âgées même si pas toujours facile sont tellement enrichissantes. Je regrette pas du tout ce choix.

  6. Moi, Après avoir été aide soignante en ehpad, suis diplômée IDE depuis fin 2010. Je bossait en SSR jusqu’en février 2016, Et suis en dispo pour faire de l’intérim. Et majoritairement, Je suis missionné pour de l’ehpad !!! Mais je me régale !! Alors oui, je dois faire avec le manque de moyens, de présence de médecin, travail en 12 h……. Mais je m’éclate !!! Et je regrette en aucun cas mon choix. De plus, étant seule, la plupart du temps, ça demande de la réactivité, de la débrouillardise et c’est hyper flippant par moment mais tellement stimulant et enrichissant. Et faut arrêter de croire que c’est tranquille, Et qu’il y a peu de soins !!! Mais je vais bosser avec la pêche, l’envie et j’y prends grave plaisir !!! Ils sont chouettes nos aïeuls !!!

  7. Travailler en EHPAD est un choix. Dix ans que je l’ai fait ….sans aucun regret !

  8. j’y suis depuis 34 ans et je ne regrette rien, que du bonheur à donner et à recevoir

  9. Maximousse1989 dit :

    Oh, et de toutes les critiques faites aux professionnel(le)s bossant en EHPAD/USLD/Gériatrie, la plus injuste est certainement celle qui veut que ce soit des services où on ne bosse pas.

    Je préfère en rire.

  10. Maximousse1989 dit :

    Bonjour,

    Infirmier diplômé depuis 1 an, je travaille en USLD et je me reconnais pas mal dans l’article et les débat qu’il suscite.

    Il faut vraiment arrêter de croire que la gériatrie est un domaine “inintéressant”, “facile” ou une “voie de garage”.

    Certains l’ont dit mieux que moi, les personnes âgées ont souvent des antécédents longs comme le bras, ce qui veut dire que même quand ils sont présentés comme “stables” , les patients / résidents peuvent décompenser de manière spectaculaire et qu’un problème en masque souvent un autre.

    En termes de réflexion et de diagnostic infirmier, j’ai énormément appris en une année et j’apprécie la réflexion pluridisciplinaire centrée sur des patients que l’on a le temps d’apprendre à connaître.

    Le soin relationnel est évidemment primordial, tout comme la place accordée au confort et à la dignité de la personne, d’où la nécessité d’une bonne coordination avec les AS, qui sont aux premières loges.

    En fait, mon seul regret est que la charge de travail est telle que je ne vois pas les patients autant que je le voudrais dans la journée, on apprend beaucoup à s’organiser et à s’entraider, mais même comme ça le manque de personnel n’est pas une légende.

    En ce qui concerne les gestes techniques, bah là aussi j’ai eu l’occasion de me perfectionner: S/C, IV, IM, bilans, sondages, pansements complexes, etc…

    Évidemment tous les patients ne nécessitent pas de soins techniques lourds, mais avec 45 personnes pour 1 infirmier(e) ça va vite.

    De plus, là encore, l’âge complique les choses, un simple bilan sanguin peut devenir une mission d’exploration en terre inconnue!

    Bref! J’adore la gériatrie, je pense y rester encore un peu avant d’aller voir ailleurs (médecine interne? Chir?) et j’y reviendrai certainement, peut-être en EHPAD cette fois.

  11. Je suis infirmière diplômée depuis le mois de novembre, mon premier poste ? Dans une ehpad de 75 résidents avec une unité protégée. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’avoir minimum 2 ans d’expérience. Il est vrai que j’ai eu un parcours de stage assez techniques et riches en apprentissage (urgences, chir, soins intensifs et un stage prépro en ehpad). Aujourd’hui, je pense bien m’en sortir dans mon poste.. j’ai su prendre en soins plusieurs urgences ( en week-end donc seule avec l’équipe AS) et d’autres cas moins grave mais qui nécessitait des prises de décisions importantes pour le projet de soins du résidents.
    Donc je suis pas forcément d’accord avec le fait qu’il faut absolument autant d’expériences.. au contraire c’est aussi très formateur pour les jeunes diplômés comme moi. Personnellement, ce poste en ehpad m’a permis de prendre confiance en moi et en mes compétences, ce qui n’est pas négligeable étant donné le chômage que notre profession connaît aujourd’hui.

  12. L’ehpad,j’ai commencé par ça, seule pour 96, puis seule pour 106 avec un trajet en voiture pour rejoindre la deuxième structure en milieu de tournée, et enfin seule pour 86. Cela dit en ehpad, le lien IDE AS se doit d’être très fort et de qualité. C’est vrai que l’ide d’ehpad, se doit d’être plus solide qu’une ide en service, car pas de médecin sous la main, souvent pas d’autre collègue en cas de galère, pas de pause non plus, pas toujours le matos. C’est un métier géniale, mais qui tend comme tout milieu de la santé à glisser vers l’horreur. On nous ramène des directueurs, pardon directeur commerciaux, qui sont choisit pour faire du chiffre, qui n’entendent pas que oui une AS pour 10 toilettes c’est jouable… Mais pas quand les 10 patients sont très grabataires ou déments violents! qui font rentrer de nouveaux résidents l’après midi, dans la chambre d’une résidente qu’on à connue pendant 5 ans morte le matin même. Qui nous supprime les poudres hyperprot. remplacé ou non par de la sous marque ou des crêmes, que nos personnes agées ne mangeront pas. Qui ne nous paye plus les heures sup, ne peuvent pas non plus nous les rendre car autoremplacement oblige on ne remplace plus les soignants absent. qui vont donné raison à une famille qui rapporte que sa mère se plaint de ne pas être lavée le matin sans tenir compte des pages de relèves, où les soignants on relaté les pleurs les cris, les coups que la même résidente leur porte tout les jours lors qu’avec douceur elle réessaie inlassablement de lui proposer ce soin. BREF…. magnifique métier dans les livres, à l’école, dans nos cœurs de soignant, parce que nos résidents c’est notre raison de nous lever le matin, mais quel gâchis et qu’elle sacerdoce à vivre au quotidien à cause de nos dirigeant et de lévolution de notre société.

  13. Bientot 8 ans en EHPAD, là où j’ai commencé d’ailleurs et j’en suis fière!!!

  14. Merci pour cet article ! J’en ai marre d’entendre qu’il ne faut pas aller en EHPAD car on fait plus rien !!!! Mais au contraire à mon avis , je viens d’EHPAD je suis en 2ieme année et espère y retourner s’il y a une place j’aime ce milieu.

  15. t’arrives dans l’ephad hé ben bonne chance pour donner les ttt aux résidents attablés avec le plan!!!!

  16. Un choix oui, et je suis tellement épanouie que je ne regrette pas un instant, je ne me vois pas du tout ailleurs qu avec les personnes âgées

  17. Inès A-n dit :

    Charlotte Moquillon Sandrine Maret Audrey Buczinski article intéressant et valorisant pour les ide en ehpad pr une fois

  18. Il y a pas longtemps j’ai été hospitalisé, “ah vous êtes infirmière! ah en EHPAD… suivi de rire et de ah ben vous devez pas être trop fatiguée…bref l’EHPAD c’est encore péjoratif, c’est la pauvre fille qui a trouvé que ça…et ben non, si on y travaille c’est qu’on la choisi, on gére l’urgence, des polypathologies, le handicap mental, les démences, on subi la violence quelque fois, le relationnel est hyper important… moi pas un matin je vais bosser à reculons, j’aime profondement mes PA et je suis plus que fière de travailler en EHPAD 😉

  19. Peter Chus tout à fait d’accord
    Et je parle en connaissance de cause, à domicile c’est pareil

  20. Seb Gonzy dit :

    Être IDE en ehpad n’est pas un sous métier au contraire. Quand je vois le mépris de certaines collègues je me dis que ces dernières n’y ont jamais travaillé. Ce sont des patients poly pathologiques et être IDE en ehpad nécessite un sens certain de l’organisation, une polyvalence dans les soins, savoir encadrer les autres professionnels et faire de l’administratif.

  21. Chris Loret dit :

    Pour info, kiki, moi aussi j’ai bossé 18 ans comme aide soignante en ehpad et ensuite comme ide sur mon 1 er poste après l’ifsi. Il y a sans doute des dysfonctionnement dans ton ehpad mais faut pas généraliser et le rôle infirmier n’est pour rien sur le fait que ton établissements n’a pas de budget pour embaucher des ide la nuit ni pour autre chose, c’est 2 choses différentes et les ide font ce qu’elles peuvent avec les petits moyens. Tu as sans doute une vision assez restreinte de ce type de structure. Travailler auprès des personnes âgées, prendre soin d’eux c’est non seulement une richesse au point de vue humain mais aussi professionnel par la diversité des pathologies que l’on doit traiter

  22. Mxlle Lucie dit :

    J’ai commencé nouvelle diplômée en Ehpad et je suis toujours en Ehpad et sa me dérange pas du tout et mon travail est toujours une passion

  23. C’est pour ça qu’on a que des vieilles IDE au boulot

  24. Léa Bcf dit :

    Audrey Tdi, Angelik Bellot,Melina Be pas besoin d’années d’expériences jeunes diplômées on gère ahah

  25. Peter Chus dit :

    je ne comprends pas que les représentations n’évoluent pas davantage au sujet du rôle de l’IDE en EHPAD et que les jeunes diplômés y exercent souvent par dépit. Leur rôle est capital, ils sont très autonomes et leurs responsabilités bien supérieures à celles d’un IDE exerçant à l’Hôpital puisqu’ils seuls, sans médecin ni plateau technique sous la main. Par ailleurs, ils ont souvent un bien meilleur raisonnement clinique.

  26. Pas forcément! Quand tu sors de l’école c’est tout frais!

  27. Le métier d’un autre est tjrs plus beau voire plus simple …

  28. le monde hospitalier est un cercle vicieux que ce soit en ephad ou hôpitaux.mauvaise ambiance entre collègue,manque de matériel,manque de temps avec les personnes âgées.la pressions en permanence.Ceci pour certains établissement d’autres l’ambiance est top,tout est aux normes les patients et la famille du patients son content sa c’est agréable a entendre.

  29. Chris Loret dit :

    Kiki, j’ai débuté en ehpad et c’était très dur Parce-qu’il faut un certain bagage et des compétences pour y travailler. Je ne regrette pas car j’ai énormément appris, c’est un secteur très formateur, on y prend en charge plusieurs pathologies et il faut être calés en diagnostic infirmier. Je le conseille à toutes débutantes qui ont le désir de devenir de bonnes infirmières . J’ai fais de la réa et c’est moins complexe que l’ehpad, en ehpad tu es confrontée à ta propre observation et ton analyse la responsabilité est grande. Et c’est très valorisant, tu n’es pas là bonne a tout faire des médecins. J’ai fais différents services très technique y compris le carcérale et je songe à retourner en ehpad. Tes réflexions manquent de maturité, excuses ma franchise, mais visiblement tu ne sais pas de quoi tu parles. En dehors du fait d’aimer les personnes âgées comme tout patient, on les accompagne dans des projets et de maintien de l’autonomie. Toutes les disciplines sont réunies en ehpad. Bien sûr, on risque pas de se balader dans les couloirs avec un stheto autour du cou en se tenant droits comme dans les films qui attirent certains esi dans ce métier. Mais la dimension infirmière prend toute son importance dans dans les actes qu’on y accompli en alliant savoir être et savoir faire associé à une solide compétence

    • Tout à fait d’accord. Je suis IDE de nuit en USLD, diplômée depuis juillet 2015, ancienne AS. Quand on m’a proposé le poste ça m’a un peu fait peur. Seule pour 126 patients, qui plus est jeune diplômée, ça met une sacrée pression face aux responsabilités qui en découlent. Et bien grâce à ce poste et à une équipe d’AS très professionnelles, j’ai acquis une certaine confiance en moi qui me faisait auparavant défaut face aux lourdes responsabilités. Et même si face à une urgence j’ai toujours une belle montée d’adrénaline (les médecins n’étant joignables que par téléphone ) je gère les situations sans aucune difficulté. Pour moi c’est très gratifiant et pour rien au monde je ne laisserai ma place. Alors oui j’avoue qu’on ne serait pas trop de 2 IDE la nuit (ça arrive parfois) mais j’aime mon travail et je m’y épanouis. Il n’en faut pas moins pour exercer auprès des personnes âgées ?

  30. Loo Vlt dit :

    Catarina Gonçalves Cunha JuLy Kremer

  31. Morgan Casta dit :

    J’y suis allé pendant 2 mois et 1/2 pour mon deuxième stage en première année. J’étais venu avec pleins de stéréotypes etc… Finalement il m’a beaucoup appris dans le cœur de métier et m’a permis de progresser dans le diagnostic IDE. C’était assez dur physiquement et mentalement mais ça énormément apporté. Seul bémol, les infirmières étaient géniales mais ne savent pas réellement encadrer. Nous sommes acteur de la formation certes mais en première année il faut mieux structurer et organiser l’encadrement. Sinon c’était cool l’EHPAD 🙂

  32. Sabine Remy dit :

    pauvre kiki ….25 ans de carriere dans divers domaines ,chir ,cardio dialyse ,bloc ,endoscopie ,libérale ….et je peux te dire que tout ça ,ça a été de la rigolade a coté de l’ehpad et ça fait dix ans que j’y suis ,quand aux nuit j’en ai aussi fait 5 ans alors ne parle pas de ce que tu ignores et apprends et reviens dans 20 ans avec ton vécu et là peut etre que ton jugement hatif sera autre ……..

    • Kiki Coeur dit :

      Pr te répondre ma pauvre Sabine,ji taff depuis 33 ans ,nuit depuis 3 ans alors 🙂 🙂 🙂 bonne soirée

    • Chris Loret dit :

      Kiki si tu es restée au même endroit tout ce temps ça explique sans doute ton point de vue. Il faut bouger, moi les 4 ehpad où j’ai bossé, on faisait les bilans sanguins nous même., on posait des perf iv et sc, on avait gpe, insuline, oxygène et des gros pst post chir et des surveillance importantes, bilan nutrition, prévention déshydratation et j’ai même fait mon premier gaz du sang en ehpad, et chambre implantable, et j’en passe… J’en ai pas fait ailleurs. Je suis capable de faire une prise de sang sur une toute petite veine, j’ai appris tout ça en ehpad et quand je suis arrivée en toxico, des collègues m’appelaient pour des bilans sur des toxicomanes qu’ils pouvaient pas piquer. J’ai énormément appris en ehpad, je pense que c’est ton établissement le problème. Réduire ça au pipi caca c’est un peu juste, pour tes collègues ide et aussi pour les aides soignantes qui y travaillent et collaborent avec nous, car elles bossent et y mettent leur énergies pour qu’on travaille tous en harmonie. Tes réflexions sont devalorisantes pour les as, le nursing fait parti du soin et le respect de la dignité des PA aussi. Si tu as cette vision négative, quel genre de soin tu peux leur apporter ? Pourquoi tu restes en ehpad ?

  33. J’ai fait 2 ans de long sejour quand j’ai debute et je peux dire que c tres formateur contrairement a ce que bcp de personnes pensent … et j’en suis sortie TRES organisée maintenant je suis en chirurgie et je peux dire que grace au long sejour j’avais bcp de bagages en arrivant j’ai été moi meme etonnée …

  34. Moi j’ai débuté il y a bientôt 11 ans en EPHAD et j’y suis tjs en tant IDE… et contrairement à certains jugements une IDE apprend bcp en EPHAD toutes les maladies y sont. Le seul inconvénient est qu’on est seule pas de médecins sur place… donc bcp plus de responsabilité. Donc non il n’y a pas que Pipi Caca médocs. Il faut être fière de nos PA et du métier qu’on fait.

  35. Ju Lie dit :

    Amandine Benjamin Lefevre Boudjema , Honorine Deresmes !

  36. T-l Cris dit :

    Une petite nuance a apporter aux USLD …dommage que l’article n’en fasse pas une apparté

  37. Mehdi Amir dit :

    j’ai eu mon 1er poste en EHPAD et jen suis parti. le contact avec les personnes agees je le retrouve aussi à lhosto et j’apprends davantage

  38. Kiki Coeur dit :

    Pr une fin de carrière OK mais pr une IDE débutante pffff ,3ans pr gérer ttt ,petits bobos,kel tristesse

  39. Ah c’est sur c’est pas la réa mais c’est quand même difficile!

  40. Il faut aimer cette génération, elle nous transmet tant, attend nos sourires, bonjours, nos attentions…facile de s’occuper d’eux

  41. J’ai débuté en EHPAD et j’y suis toujours… j’y ai appris tellement…

  42. Od Rey DC dit :

    Après 7 ans en HAD, j ai choisi l EHPAD et je ne regrette rien !!!!! Je m y suis épanouie. …..

  43. Nadia Asc dit :

    Personnellement je félicite les infirmières qui travaillent dans ce type de structures… Ou l’on voit comment la société gère sa population âgée… Les effectifs soignants sont trop peu pour être totalement efficaces…

Il faut être connecté pour écrire un commentaire Se connecter

retour haut de page
257 rq / 2,573 sec