Des syndicalistes squattent le siège de l’AP-HP depuis 24 heures

Cela fait maintenant 24 heures que les élus du personnel CGT, SUD, FO et les responsables syndicaux CFE-CGC, CFTC et UNSA ont envahi le siège de l'AP-HP, dénonçant l'accord minoritaire signé par la direction générale avec la CFDT sur la réforme du temps de travail.  Ils réclament en moratoire. 

Des syndicalistes squattent le siège de l'AP-HP depuis 24 heures

©DR

Ils seraient exactement 43 représentants syndicaux à squatter les locaux depuis 24 heures. "A l'entrée, le directeur du siège veille à ce que personne ne nous rejoigne. Les badges des représentants syndicaux sont invalidés, plus personne ne peut passer" explique Thierry Amouroux, secrétaire général du SNPI-CFE-CGC, contacté par ActuSoins par téléphone alors qu'il est lui-même toujours sur place.

Si les personnels ont décidé d'occuper les lieux, c'est parce qu'ils réclament depuis plusieurs semaines un moratoire sur la réforme du temps de travail, initiée par Martin Hirsch, directeur général de l'AP-HP, et validée par un seul syndicat (la CFDT). Cet accord prévoit le maintien de l'organisation du temps de travail en 7h36 (qui ouvre droit à 18 jours de RTT), avec l'introduction d'une plage horaire de 7h30 (avec 15 jours de RTT) pour les nouveaux arrivants. L'accord supprime les organisations des temps de travail en 7h50.

Avec une mise en application prévue pour janvier, l'accord provoque la colère des autres syndicats, d'autant que l'Etat d'Urgence les empêche de s'y opposer en manifestant.

"Puisque l'on ne peut pas manifester à l'extérieur, on a envahi l'intérieur. Cela montre que nous ne sommes pas totalement muselés" explique Thierry Amouroux pour justifier l'envahissement des locaux.

Début d'accord

Les représentants syndicaux, qui squattent les 3 salles de réunions du siège de l'AP-HP ont - après 24 heures de présence - un début d'espoir. "Le DRH est venu nous rencontrer 3 fois depuis hier. On a obtenu que les instances  qui sont indispensables pour valider juridiquement le projet Hirsch soient reportées de 2 mois, afin de laisser passer l'Etat d'Urgence. Mais nous exigeons que cet accord soit écrit et que sur le terrain les plannings ne soient pas déjà établis en fonction de la réforme de Hirsch.  Il ne faut donc pas que le discours entendu ici soit à l'opposé des actions de terrain. Les plannings de janvier, février ne doivent donc pas être prévus en 7h30" explique Thierry Amouroux.

Et de conclure : " 2 heures ou 2 semaines, on restera ici le temps qu'il faut, mais on repartira avec un engament écrit de l'AP-HP".

Rédaction ActuSoins

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Réactions

5 réponses pour “Des syndicalistes squattent le siège de l’AP-HP depuis 24 heures”

  1. Pourquoi tout ça ne passe jamais au journal Tv ?!…..

  2. Ange Toinel dit :

    Action déterminée des syndicats représentatifs du personnel engagé !

  3. Gwen Naelle dit :

    Paris sert d exemple, ensuite ça se passera au niveau national. Bon courage à eux, j espère pour tous les CH publics de France qu ils lâcheront rien!

  4. J’ai toujours pensé que c’est à l’intérieur des murs des institutions qu’il faut rencontrer, alerter, convaincre les usagers. L’Etat se fout royalement des mouvements de grève dans ce secteur où nous avons l’obligation de continuité des soins. “Réquisition d’office” des lieux en réponse à la “réquisition d’office” des personnels!

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