Le nombre d’infarctus du myocarde et de décès d’origine coronaire a baissé de 5% à 6% par an ces dernières années en France, selon une étude diffusée mardi, qui suggère plusieurs explications pour ce recul également observé dans d’autres pays d’Europe de l’Ouest.

Les taux d’infarctus et de décès par accident coronaire ont baissé en moyenne de 5% chez les hommes et de 6% chez les femmes, selon l’étude portant sur des hommes et femmes de 35 à 74 ans vivant dans trois grandes villes : Toulouse (avec le reste de la Haute-Garonne) Strasbourg (avec le Bas-Rhin) et Lille.
Le nombre d’infarctus a diminué en moyenne de 19% pour les hommes et les femmes, entre les périodes 2000/2003 et 2004/2007, avec des baisses plus accentuées à Strasbourg (-22% pour les hommes et -23% pour les femmes) et Toulouse (-20% et -19%) par rapport à Lille (-15% et -14%).
L’analyse par tranches d’âge montre chez les femmes que la baisse se concentre sur les 55/64 ans (-23%) et les 65/74 ans (-25%) tandis que les taux sont identiques d’une période à l’autre pour les 35 à 54 ans, ce qui peut s’expliquer par un tabagisme encore élevé chez les femmes plus jeunes.
L’étude conduite par des laboratoires universitaires et par l’Inserm, souligne que l’évolution récente des facteurs de risque avec la baisse de la prévalence de l’hypertension artérielle, de l’hypercholestérolémie, du tabagisme et la stabilité de l’obésité peuvent expliquer en partie la baisse.
Les spécialistes font état d’une baisse continue ces dernières décennies dans la plupart des pays d’Europe de l’Ouest.
Une précédente étude européenne, publiée en 2008 par la revue European Heart Journal, montrait déjà une chute de 50% de la mortalité par infarctus entre 1995 et 2005 en France. Les cancers devancent désormais en France les maladies de l’appareil circulatoire comme première cause générale de décès (chiffres Insee de 2008), même si chez les femmes la mortalité cardiovasculaire prédomine.
Une question de dénomination…
Le terme d’infarctus tombe progressivement en désuétude dans le vocabulaire professionnnel. On lui préfère désormais l’acronyme SCA, pour Syndrome Coronarien Aigu, associé à l’aspect du segment ST de l’ECG. On parlera ainsi de SCA ST+ ou de SCA non ST+.
Pour l’institut national de veille sanitaire, ce changement de dénomination a un impact non négligeable sur le suivi épidémiologique de cet ensemble de pathologies.
Rédaction ActuSoins, avec AFP
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