
Pour devenir infirmier militaire, il existe deux filières de recrutement. Tout d’abord, le service de santé des armées embauche des infirmiers déjà titulaires du Diplôme d’Etat (DE), mais les candidats doivent néanmoins passer une visite médicale.
Ils bénéficient ensuite d’une formation initiale afin de s’adapter à l’institution militaire et sont soumis à une période probatoire de six mois. Pour exercer au sein des forces armées, l’infirmier doit s’engager pour une période minimum de trois à cinq ans.
Par ailleurs, toute personne titulaire d’un baccalauréat peut décider de s’engager dans l’armée et se former au métier d’infirmier au sein de l’Ecole du personnel paramédical des armées (EPPA). Mais le candidat doit tout d’abord choisir son armée d’appartenance – air, terre, marine. Ensuite, pour intégrer l’EPPA, il est soumis aux mêmes épreuves d’admissibilité que les candidats qui passent, dans le civil, le concours des Ifsi.
S’il est reçu au concours, il suit dans un premier temps une formation de six à huit mois à l’école des sous officiers de son armée d’appartenance, avant d’intégrer l’EPPA. La formation au DE est strictement identique à celle des Ifsi ; le diplôme délivré par l’armée est donc valable dans le civil.
Cependant, l’étudiant reçoit une formation institutionnelle et militaire complémentaire, adaptée à la pratique en milieu militaire notamment sur l’organisation et le soutien des forces. « Nous suivons également des modules de médecine de catastrophe sur la prise en charge des blessés de guerre », souligne Franck Dousset, infirmier de bloc opératoire à l’hôpital d’instruction des armées Bégin, à Saint-Mandé. « L’objectif de ces enseignements est de développer l’adaptation du candidat à son futur métier militaire », rapporte Corinne Armero, directrice des études de l’EPPA à Toulon.
Les étudiants infirmiers de l’EPPA ne paient pas leur formation et sont rémunérés pendant toute la durée de leurs études. En contrepartie, ils doivent s’engager pour le double de la durée de leurs études, soit six ans.
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Infirmier infirmière militaire : des lieux d’exercice variés
Les infirmiers déjà titulaires d’un DE qui s’engagent dans l’armée travaillent au sein de l’un des neuf hôpitaux militaires répartis sur l’ensemble du territoire, et soignent aussi bien des militaires que des civils. Alors que les infirmiers militaires issus de l’EPPA exercent au sein d’un Centre médical des armées (CMA). « Nous faisons beaucoup de médecine du travail afin de contrôler l’aptitude à l’emploi des militaires », raconte Jean-François Bariou, infirmier au CMA de Lanvéoc-Poulmic (Finistère). Parmi les autres activités : les soins courants, la médecine préventive et l’éducation sanitaire, qui contribuent au maintien de la capacité opérationnelle de chaque combattant.
Enfin, les infirmiers hospitaliers tout comme les infirmiers des CMA peuvent partir en opérations extérieures. L’hospitalier est envoyé dans un hôpital militaire, comme celui de Kaboul ou le centre médico-chirurgical français au Tchad. Quant aux infirmiers des CMA, ils sont projetés au sein d’un poste médical. En opération extérieure, l’infirmier militaire se retrouve en zone de conflit et fait avant tout du soutien aux forces.
“Notre rôle secondaire est l’assistance à la population, notamment pour faciliter l’intégration de l’élément français sur le territoire », explique Franck Dousset. Ils effectuent aussi des missions techniques de soins, de prévention et d’éducation à la santé des militaires afin de veiller à ce que ces derniers prennent par exemple leur traitement prophylactique contre le paludisme.
Infirmier infirmière militaire : évolution de carrière
Si le contexte d’emploi des deux types d’infirmiers militaires sont différents, ils sont cependant titulaires d’un statut commun à l’ensemble des professions paramédicales : Militaires infirmiers et techniciens des hôpitaux des armées (MITHA). Ce statut est donné d’office aux infirmiers recrutés sur titre alors que les étudiants de l’EPPA l’acquièrent une fois titulaires de leur diplôme. Ce statut est adossé à celui de la fonction publique hospitalière et leur permet de bénéficier des mêmes échelons tarifaires. Ils sont alors infirmiers assimilés sous-officiers ou officiers pour les cadres de santé.
Les infirmiers militaires ont également des possibilités d’évolution de carrière. Après un temps d’expérience suffisant, ils peuvent prétendre à des formations spécialisantes pour devenir infirmier anesthésiste, de bloc opératoire ou faire l’école des cadres.
Laure Martin









Bonjour à tous, je suis actuellement OSC bientot un an de service (contrat initial de 4 ans), et je me demandais si j’avais la possibilité de passer ce concours et sous quelles conditions? Merci par avance de vos réponses?
Bonjour,
à mon avis poser la question sur Actusoins Experts est la meilleure option pour avoir des réponses… d’experts ou de professionnels aguerris !
Bonne chance
merci beaucoup pour tout ces renseigenements j’espère pouvoir prendre contact. c’est vraiment très complet tout vos renseignement
Salut mac97000, merci d’avoir répondu.
Cependant je pense que tu as raison car beaucoup de monde chez moi me dise que le CIRFA raconte pas mal de chalala juste pour recruter sans se préoccupé vraiment de la vie réelle passée au sein de l’armée. Comment pense tu que je peux obtenir de plus amples informations pour que je puisse valider ou non mon choix début octobre.
Merci et bnne journée
Je ne partage pas du tout cet avis …
L’article est très généraliste au contraire et ne retrace que ce qui peut être lu un peu partout quand le sujet est évoqué …
Pour avoir été infirmier militaire pendant 5 ans, je peux vous garantir qu’il contient nombres d’erreurs qui ne permettent absolument pas de se faire une idée fiable de la réalité.
Bonjour,
DE civil en 1998, j’ai souscrit un contrat de 5 ans dans l’armée de terre.
Après une formation initiale de plusieurs mois à l’ENSOA, j’ai intégré un régiment ou mon rôle était autant celui d’un sergent (contraintes et obligations militaires) que celui d’un infirmier (astreintes, services … etc …).
Si mes 5 ans ont constitués mes meilleurs souvenirs professionnels, ils reflètent aussi ce que j’ai connu de pire (supérieur frustré et n’hésitant pas à s’adonner au harcèlement pour avoir gain de cause … les pires bassesses que l’Armée peut couvrir sous couvert du grade d’incompétent possédant de l’ancienneté …).
J’encourage vivement les futures recrues à ne pas faire les mêmes erreurs que moi:
– comparer les différentes Armée (Terre, Air, Marine) avant de s’engager
– Essayer d’obtenir de vrais renseignements preuves écrites à l’appui
– Ne pas faire confiance à des recruteurs qui pour la plupart ne connaissent rien au service de santé
– prendre des renseignements sur les côtés “militaires”
Loin de moi l’envie de décourager quiconque mais de bien s’engager en connaissance de cause vous en prendrez pour 5 ans incompressible!!!
Si le bilan de mes 5 ans reste globalement positif, il n’aurait pas fallu grand chose pour que je vive 5 ans d’enfer et ca s’est joué à pas grand chose.
Une simple recherche sur google avec mon pseudo vous permettra facilement de trouver mes coordonnées si vous souhaitez que l’on évoque le sujet plus en profondeur.
Attention, je rappel que je ne suis pas passé par l’EPPA de Toulon, je ne peux donc pas émettre d’avis fondé sur cet établissement.
Je pense qu’il faut surtout différencier les deux activités infirmier et militaire.
L’infirmier est avant tout un “coupe chiasse” très péjoratif et très rabaissant dans 99% de son temps de service quand il revêt sa casquette de militaire.
Souvent “simple sergent” pendant ses premières années il est le larbin de tout le monde tant qu’il n’enfile pas sa casquette de “professionnel de la santé”.
Les inconvénients et les charges militaires sont donc très lourdes à porter.
C’est un choix qu’il faut faire et assumer…
L’infirmier qu’il soit DE ou qu’il passe par l’EPPA est très souvent un “direct”.
Comprendre qu’il n’est pas passez “par le rang” et donc sera souvent remis dans la case des “directs” à la première occasion …
Dans tous les cas, l’infirmier aura toujours tord dans sa composante militaire et aura rarement le dernier mot dans sa capacité technique (en fonction du niveau de débilité de ses collègues et supérieurs).
Il faut le savoir avant, c’est particulièrement indigeste une fois qu’on est dans le bain.
Votre capacité d’intégration et/ou de soumission devra être à toute épreuve.
Après ce tableau noir, je préfère rappeler que j’ai passer 5 années grandioses, années pendant lesquelles je n’ai pas toujours eu à traiter avec des supérieurs ou des collègues imbuvables.
Mes 2 dernières années ont été cauchemardesque (j’ai été jusqu’à envisager le dépôt de plainte et ou l’exécution de l’un de mes supérieur …).
Tout a basculé en quelques heures au moment de la “publication du tableau” de 2002, c’est dire si le côté militaire est dominant dans le déroulement de votre contrat.
Sans ce changement radical dans mes conditions de travail j’aurais certainement tout fait pour prolonger mon contrat.
Le climat de mes 2 dernières années aurait très bien pu être le climat de mes 5 ans de contrat et cela ne tient pas à grand chose.
Tout comme l’ambiance de travail peut être détestable dans une équipe de travail, il peut l’être dans l’armée.
Votre grade et votre situation militaire vous interdisant et vous enlevant toute capacité de défense face à des supérieurs haineux …
Je tiens à préciser que j’ai garder d’excellent contact avec certains anciens collègues (infirmiers, homme du rang, militaires …) et que si il fallait resigner, je serais certainement près à le faire mais en épluchant de très près certaines choses.
Après ce passage sur mon vécu, le plus important est de bien choisir son arme (terre, air, marine) de se renseigner sur tout les côtés négatifs les plus compromettant.
Tour de garde, astreinte, conditions de vie des directs, conditions de vie des sergents (ou grade équivalent) … partir du principe qu’il n’y aura aucune évolution de carrière pendant le premier contrat (suffit d’une personne pour bloquer le système).
Sachant que tout est différent d’une arme à une autre et d’un régiment à un autre, cela ne tient parfois pas à grand chose.
Une fois que l’on a fait le tableau le plus noir, on se demande si on sera capable d’accepter qu’un supérieur ou qu’un collègue plus ancien de quelques années nous pourrisse l’existence 24h/24, 7j/7 pendant des périodes pouvant aller jusqu’à 3 mois consécutifs.
Si on est capable de supporter en se disant que les 9 autres mois de l’année seront d’une douceur incomparable au vue de ces périodes noires, alors on doit être en mesure de s’engager pour 5 ans en espérant que tout se passera pour le mieux.
C’est sincèrement une expérience très enrichissante à vivre mais qui peuvent détruire une vie.
Même si je n’ai jamais fait de prison, je compare souvent mes années d’armée comme un séjour en quartier de haute sécurité ou vous perdez toute humanité et tout dignité. Heureusement pour moi ca c’est passé sur mes 2 dernières années et j’avais mes 3 premières pour me souvenir que ca ne pouvait pas toujours être aussi noir. Ainsi qu’une famille et de supers copains, parfois collègues pour me rappeler que le ciel noir n’était qu’au dessus de ma tête.
(un supérieur nouvellement arrivé m’a pris en grippe en 2002 … un collègue jouait dans son jeu pour se faire mousser autant que pour exister lui même. Quand l’un n’était pas la, le roulement de travail faisait que l’autre était présent …)
J’aimerais savoir pour l’année 2011 comment se passe les concours d’entrée à l’ENSOA et par la suite les concours d’entrée à Toulon pour le DE d’infirmière militaire.
Est ce que qqun peut me renseigner???
Merci
j’en connai un moi
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