Cicatrisation des ulcères et escarres : Pourquoi est-elle si difficile ? Les promesses d’un nouveau traitement français.

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De nombreux patients présenteront au cours de leur vie un ulcère ou une escarre, pour lesquels la voie vers la guérison est souvent difficile. Malgré de nombreux traitements disponibles, les soins restent inconfortables pour le patient, avec parfois une efficacité limitée. La recherche scientifique a permis de mieux comprendre le processus de cicatrisation et d’espérer une amélioration de la prise en charge. Le laboratoire Naturveda qui étudie depuis plusieurs années les plaies chroniques a publié en 2014 ses premiers résultats sur les métalloprotéases (MMP), protéines impliquées dans la dégradation de la matrice extracellulaire (MEC). 8 ans après, le laboratoire lance en pharmacie un pansement liquide utilisant une nouvelle technologie à base de polymères. À cette occasion, 2000 produits sont offerts aux infirmier(e)s.

Interview du Dr Shrivastava participant au développement du pansement liquide Antiscar :

Pourquoi une plaie chronique est si difficile à cicatriser ?

Le processus de cicatrisation est un mécanisme complexe qui implique de nombreuses cellules, des facteurs de croissance et de multiples protéines. Au cours de ce processus, les cellules vont se régénérer et se multiplier sur un support : la MEC.

Cet article est une publi-information de Naturveda

antiscar Cicatrisation des ulcères et escarres

Parmi les protéines retrouvées au sein de la plaie, les MMP vont dégrader les débris et les impuretés. Physiologiquement, il existe un équilibre naturel entre les MMP et leurs inhibiteurs (TIMPs).

Pour des raisons inconnues, dans les escarres ou les ulcères, cet équilibre est rompu. Les MMP sont exagérément libérées au sein de la plaie et se mettent à détruire la MEC.

Sans cette matrice, les cellules ne peuvent plus se multiplier et se régénérer. La cicatrisation est donc considérablement ralentie et difficile.

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Quel traitement serait idéal ?

Un traitement idéal devrait pouvoir nettoyer la plaie et limiter la concentration de MMP pour permettre à la MEC de se régénérer. Il est aussi nécessaire d’avoir une action antiseptique, antibactérienne, hydratante sans s’opposer à l’oxygénation.

Quels ont été les objectifs de vos recherches ?

Le premier objectif a été de déterminer quelles étaient les MMP impliquées dans la dégradation de la MEC. Il en existe plus d’une vingtaine et seulement 3 participent à cette dégradation.

Une fois identifiées, nous avons utilisé des polymères naturels pour bloquer spécifiquement ces MMP. Les polymères sont de grosses molécules inertes issues des plantes qui peuvent établir des liaisons. Nous en avons testé plusieurs dizaines pour finalement en retenir 2, capables de se lier aux MMP cibles.

Comment avez-vous développé votre pansement liquide Antiscar ?

L’étape d’identification des polymères ciblant les MMP réalisée, il fallait ensuite développer un produit susceptible de répondre à tous les points du traitement idéal.

Nous avons inclus les polymères dans un glycérol filmogène, c’est-à-dire capable de créer un film protecteur stable. Le glycérol possède une action osmotique très importante, jusqu’à 7 fois celle de l’eau de mer. Son application attire immédiatement les contaminants et permet de nettoyer la plaie. Comme le glycérol a été rendu filmogène, il reste efficace jusqu’à 6 heures après application.

Aussi, le glycérol a un effet protecteur pour les cellules, il est non irritant et permet le passage de l’oxygène. C’est pour cette raison qu’il est l’unique substance qui permet de transporter les organes lors de transplantations.

Puis nous avons ajouté du miel, son action cicatrisante a plusieurs fois été démontrée. Les polymères + le glycérol filmogène + le miel permettent ensemble de répondre aux besoins d’une cicatrisation optimale.

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Quels ont été les principaux résultats cliniques ?

Nous avons testé Antiscar lors d’une étude clinique contre placebo, randomisée en double aveugle. Le placebo était un glycérol avec du miel. L’étude, réalisée chez 101 patients atteints d’escarres ou d’ulcères, a montré des résultats significatifs dès 7 jours.

En 21 jours, la surface des plaies avait diminué de 67%. Les scores de douleur et d’humidité de la plaie ont également été nettement améliorés.

Pourquoi faites-vous aujourd’hui appel aux infirmier(e)s ?

Nous travaillons avec eux depuis le début du développement d’Antiscar. Ils sont les premiers confrontés aux plaies chroniques. Nous les invitons à tester Antiscar et nous faire leurs retours. Pour cela, nous mettons 2000 produits à leur disposition. En parallèle, nous débutons progressivement l’implantation des pharmacies en France.

Accès études cliniques et demande de produits tests sur https://naturveda.fr/espace-pro/

Tester Antiscar

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