Une étude montre le sur-risque d’infection à Sars-CoV2 parmi les personnels de santé pendant la première vague

Selon une étude comparative, menée par des équipes du service des urgences de l'hôpital Pitié Salpétrière (AP-HP), de l'Inserm et de Sorbonne Université lors de la première vague de l'épidémie, l'incidence de l'infection à Sars-CoV-2 chez les personnels de santé a été plus élevée que dans la population générale pendant cette période. 

Une étude montre le sur-risque d'infection à Sars-CoV2 parmi les personnels de santé pendant la première vague

© tadamichi / ShutterStock

Cette étude, qui a fait l'objet d'une publication dans la revue Scientific Reports le 4 mai 2022, visait à documenter les infections au Sars-CoV2 parmi le personnel médical des services d'urgence, de réanimation, de maladies infectieuses et de virologie pendant l'épidémie de 2020 dans les hôpitaux AP-HP Pitié-Salpétrière, Tenon, Saint-Antoine, Trousseau et Bichat-Claude Bernard, et d'en identifier les facteurs de risque. 

1062 personnels de santé répartis sur les cinq hôpitaux participants ont été inclus et suivis entre mars 2020 et septembre 2020. 

Une sérologie Sars-CoV-2 était réalisée à l'inclusion, au bout d'un mois et au bout de trois mois, éventuellement complétée par une RT-PCR en cas de symptômes évocateurs. Un auto-questionnaire hebdomadaire devait être rempli par chaque agent. 

L'incidence de l'infection à Sars-CoV-2 était de 5,9% à l'inclusion et de 13,7% au bout d'un mois, "ce qui témoigne de la précocité de la contamination", indique un communiqué de l'AP-HP. Elle était de 14,6% au bout de trois mois. 

Comparé à la population générale de 20 à 59 ans, la séroprévalence à un mois était plus élevée chez les personnels de santé : 13,3% versus 6,4% selon l'étude. 


Par ailleurs, le faut d'exercer dans un service de soins critiques, un service d'urgence ou de maladies infectieuses était associé à un risque significativement plus élevé d'infection. 

L'âge, le sexe, la catégorie professionnelle, le nombre d'année d'expérience dans le métier ou le service n'apparaissent pas comme des facteurs de risque, de même que le niveau d'application des mesures de protection individuelles. 

Rédaction ActuSoins

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