Attractivité : vers un plan de communication sur les métiers du soin

Le ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran, a annoncé le lancement d'un plan de communication sur les métiers du soin. 

Capture d'écran, retransmission des Universités d'hiver de la Fnehad (You tube)

"Face aux tensions que l'on rencontre actuellement, je lancerai une campagne de communication sur les métiers du soin en début d'année pour sensibiliser les jeunes et encourager les candidatures les plus pertinentes sur ParcourSup", a annoncé Olivier Véran lors des Universités d'hiver de l'hospitalisation à domicile, organisées par la Fnehad.

"Par ailleurs, je souhaite également accélérer les formations en alternance dans le secteur sanitaire", a-t-il indiqué. "Une aide-soignante doit pouvoir devenir infirmière sans reprendre trois ans de formation en institut. Il nous faut un modèle plus souple où l'on maintient au maximum les personnes en établissement avec l'acquisition de connaissances et compétences complémentaires". 

Tensions hospitalières

Ces annonces interviennent alors que le système de santé subit de fortes tensions actuellement : fermetures de lit liées au manque de personnel, conditions de travail difficiles, absentéisme, etc. 

"Nous avons agi, et fortement [avec l'investissement du Ségur en faveur de l'hôpital, ndlr], mais nous devons avoir la lucidité collective de reconnaître que nous recueillerons les fruits demain et qu'aujourd'hui, nous devons tenir", a estimé le ministre.  


"La situation de l'hôpital est tendue", avec "des difficultés en matière de ressources humaines" et "une fatigue grandissante des personnels soignants".

"Je le sais, je ne l'esquive pas, je ne l'élude pas, il faut regarder les choses en face. Et d'ailleurs, si je vous disais que 'tout va bien', personne ne me croirait. Mais c'est parce que nous partageons ce discours de lucidité avec vous que nous ne disons pas non plus 'tout va mal'", a-t-il considéré. 

"C'est collectivement que nous tiendrons dans les semaines qui arrivent, avec une situation sanitaire où la 5e vague épidémique nous mobilise davantage chaque jour et où les virus hivernaux n'ont évidemment pas disparu". 

"La crise que nous vivons depuis près de deux ans a mis en évidence de nombreuses innovations organisationnelles grâce à la mobilisation et à l'engagement de l'ensemble des professionnels de santé, qui font preuve d'un engagement et d'une abnégation sans pareil", a-t-il relevé. 

De nombreux syndicats et collectifs ont appelé à une mobilisation nationale, demain, pour défendre l'hôpital public, rappelle-t-on. 

Rédaction ActuSoins


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Réactions

3 réponses pour “Attractivité : vers un plan de communication sur les métiers du soin”

  1. pomaou dit :

    Deval ne leur jetez pas la pierre et ne faites pas de généralités avec « beaucoup d’ESI » ou « certains infirmiers » , d’autant que vos 3 dernières lignes contredisent tout le reste.
    N ’oubliez pas de rappeler au passage comment sont accueillis les étudiants sur les terrains de stage et considérés comme de la main d’œuvre gratuite par leurs pairs, eux même broyés par les lacunes du systeme de santé actuel. Le probleme étant existant dans beaucoup de professions y compris medicales et n’a jamais aidé au transmissions d’un savoir aux jeunes générations. Je vous invite à lire les dernières études sur le sujet. La responsabilité est collective. Faudra bien que nos gouvernants finissent par comprendre les réelles raisons de la désaffection du métier de soignants, compter sur l’extrême dévotion (que l’institution qualifie hypocritement de « professionnalisme ») des soignants quels qu’ils soient à la limite du bénévolat juste parce qu’ils ont un statut de soignants ne fait plus vendre depuis des années et le covid n’y a rien changé. Poperiser une profession encore moins

  2. DeVal dit :

    @ Valérie :

    La proposition de M. VERAN est la preuve que beaucoup d’ESI qui vont en IFSI font de telles études pour finir IDEL ou fuire l’hôpital. Beaucoup d’ESI :
    – poursuivent leurs études
    – font tous pour avoir 2 ans d’activité et faire IDEL.
    – se spécialisent dans des fonctions hors hopital (santé sécurité au travail, ETP etc)
    – ne sont pas aptes à faire des soins infirmiers ! Suffit d’aller faire un tour dans les services et vous savez que c’est vrai, ce n’est pas diffamant, et c’est normal, comment former un ESI à distance ????

    Cela devait arriver tôt ou tard. Certains infirmiers sont responsables de cette situation, je pense à certains cadres qui ont tout fait pour déléguer des tâches (de plus en plus de manière illégale) à des aides-soignants et même ASH.

    D’un côté, hausse des compétences réelle des AS/AP (distribution de médicaments dans beaucoup d’EHPAD sans IDE en soutien, bas de contention, prise de glycémie dans les EHPAD, pommade etc), de l’autre des ESI/IDE qui fuient les lieux de soins.

    Cette situation révèle une véritable pénurie d’IDE en service. Alors on draine les professionnels les plus aptes à combler cette pénurie : Les AS & AP expérimentés ! c’est entièrement logique ce qui se passe.

    Néanmoins, je déplore totalement cette situation, il aurait fallu favoriser l’intégration des AS/AP à la fonction IDE :
    – En augmentant les financements à la formation pro (pendant 3 ans) avec maintien de salaire pendant 3 ans
    – En sélectionnant en priorité dans les IFSI des AS/AP et en supprimant la sélection par PARCOURSUP et remise immédiate du concours pour tous et toutes !

    Les infirmiers doivent également faire leur examen de conscience, quelque part, vous avez scié la branche sur laquelle vous étiez toutes assises, je suis désolé de vous dire cela. On ne peut pas s’étonner de cette situation, c’est la suite logique malheureusement.

    Sur le reste je suis d’accord avec vous, quand on voit les conditions de travail, la maltraitance institutionnelle, ça donne tout sauf envie d’aller bosser en tant que soignant en France !

  3. Valerie dit :

    Parce que vous pensez monsieur Veran qu’une aide soignante qui vient de vivre 2 ans de pandémie a réellement envie de faire une formation au rabais d infirmière ? Et pourquoi pas faire la même chose pour réduire les déserts médicaux en formant des infirmières à devenir médecin généraliste. Revenez un peu dans les services cela fait trop longtemps que vous en êtes parti !!

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