Une nouvelle présidente à la Fnesi : « Je veux qu’on soit des étudiants comme les autres »

Ce week-end, la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (Fnesi) a élu un nouveau bureau. À sa tête, Bleunn Laot, future étudiante en pratique avancée à Marseille. Elle dessine pour ActuSoins ses projets pour les prochains mois.

Bleuenn Laot présidente de la fnesi

Bleuenn Laot. © Fnesi

ActuSoins. Quel a été votre parcours d’étudiante en soins infirmiers ?

Bleuenn Laot. J’ai fait mon Ifsi au CHU de Brest, et j’ai été diplômée en juillet dernier. Je suis maintenant inscrite en master menant au diplôme d'Etat en pratique avancée à Marseille, mais je vais faire une année de césure pour me consacrer à la Fnesi à temps plein.

D’où vous vient cet engagement ?

Je suis très intéressée par la défense des droits des étudiants. Je trouve qu’il y a certaines injustices, et j’ai envie qu’on évolue dans les meilleures conditions pour réussir nos études.

C’est pour cela que je me suis engagée, d’abord au niveau local : j’ai été élue de ma promotion à l’Ifsi. J’ai alors découvert la Fnesi, qui aide les élus de promotion à mieux jouer leur rôle. Et quand l’année dernière, l’ancien président de la Fnesi Félix Ledoux m’a proposé de devenir vice-présidente en charge de la formation, j’ai accepté. En cours de mandat, je suis également devenue vice-présidente chargée de la défense des droits.


Quand vous parlez de défense des droits, contre quoi entendez-vous les défendre ?

Je veux qu’on soit des étudiants comme les autres. Nous n’avons toujours pas le droit de vote à l’université. Même si cela devrait changer prochainement, pour l’instant, nous ne pouvons donc pas faire entendre notre voix. Et il y a aussi la question de l’accès aux services : les étudiants des Ifsi délocalisés, par exemple, ne peuvent pas accéder aux repas au tarif du Crous [Centre régional des œuvres universitaires et scolaires, ndlr], ils ne bénéficient pas des mêmes prestations de santé…

Quels seront vos principaux chantiers en tant que présidente de la Fnesi ?

L’un des principaux points du projet de notre bureau est de trouver des solutions pour qu'on puisse continuer à avoir une vie étudiante pendant la crise.

Nous voulons proposer des projets de tutorat, d’innovation sociale… Nous voulons par exemple maintenir des événements comme la semaine du bien-être de la Fnesi, au besoin de manière dématérialisée.

Mais nous voulons aussi continuer à nous battre pour l’accès aux services, pour les droits des étudiants, et pour la formation. Notre référentiel de formation date de 2009, et nous voudrions sur ce mandat organiser des États généraux pour travailler sur son actualisation. Nous avons également l’intention de travailler sur des sujets plus transversaux, comme la santé publique ou l’écologie.

Que comptez-vous faire pour que la voix de la Fnesi soit mieux entendue cette année ?

La Fnesi est reconnue, mais nous voulons qu’elle soit mieux connue. C’est pourquoi en plus de moi, nous avons au sein du bureau trois permanents qui interrompent leurs études pendant un an, et qui ont des postes liés aux priorités du mandat.

Thomas Hostettler, secrétaire général en charge des relations presse, devra relayer la parole de la Fnesi, afin qu’on parle encore davantage de nous.

Anne-Laure Syrieix, en charge de l’enseignement supérieur et des politiques jeunesse, m’aidera à assurer le portage politique de nos propositions en s’investissant auprès d’un maximum d’acteurs.

Enfin, Aurélien Ivars sera en charge du réseau, ce qui nous permettra de garder en permanence le lien avec les réalités concrètes des étudiants.

Propos recueillis par Adrien Renaud

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