Cachez cette mort que je ne saurais voir

Comment meurt-on en France ? Plutôt mal selon l'Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS). Dans un rapport publié, en janvier dernier, intitulé "la mort à l'hôpital", elle révèle en effet un bon nombre de dysfonctionnements dans le système de prise en charge de la mort.

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Réactions

7 réponses pour “Cachez cette mort que je ne saurais voir”

  1. chouette dit :

    le rapport de l’IGAS a t il été écrit avant ou après celui de nos “cousins” nord américains?
    des lits de palliatifs dans chaque unité de soins est une illusion.
    tant qu’ils ne sont pas différenciés les prises en charge ne le sont pas non plus et les formations ne sont pas adaptées tant pour les docs que pour les soignants.
    et avec la loi HPST ces patients ne sont pas les biens venus dans les établissements de courts séjours (vive la T2A) donc ils seront mis/placés en USP, SSR ou je ne sais quoi où le personnel est peut être mieux formés mais pas plus nombreux, à moins que l’établissement ne se soit entendu avec une association de bénévoles pour pallier à un certains nombres de manques.

  2. Tahaj dit :

    Bonjour, je viens de découvrir le site qui m’a l’air prometteur.
    Infirmière roulante dans un CHU, j’ai eu l’occasion de rencontrer des cas différents de prise en charge de patient en fin de vie. On commence à peine à s’en préoccuper et cela va prendre du temps.
    Les lits dit palliatifs sont là. Mais tant que le personnel paramédical ET médical n’est pas formé, les textes ne seront que pour contenter les législateurs.
    Pour vous donner un exemple en service de médecine, alors que je demandais si le patient en souffrance physique visible de tous pouvait bénéficier d’un antalgique adapté en continu, un médecin m’a répondu :” Nous ne faisons pas d’euthanasie ici”. Morphine = Euthanasie ? C’est quoi cette analogie venant d’un médecin ?
    J’ai fait un remplacement de trois mois dans le service de Soins Palliatifs Régional constitué de 5 lits pour toute une région.Quand mes proches et amis ont été au courant, ils m’ont demandé: ” ça va ? pas de trop de mort ?c’est la fin pour tous? non ?”. Soins palliatifs = mouroir = mort pour la population voir même les autres soignants ( “vous devez faire que du relationnel” bah non!).
    La prise en soin est super mais malgré les grands textes et les grandes réunions avec beaucoup de désaccord, le médecin reste le dernier décideur.
    Alors oui c’est choquant en 2010 en France de voir des gens mourir sur des brancards mais les choses évoluent à leur rythme soit mais elles évoluent.

  3. scalpel dit :

    Merci pour cette véritable introduction à cette composante ‘délaissée) de santé publique, qu’hélas, nous rencontrons tous un jour où l’autre. Et ce sujet appartient à l’ensemble des citoyens.
    Point qu’il faudra surveiller: quelles suites pour les propositions de l’IGAS et quels outils/moyens pour réaliser ces nouvelles missions… ?

  4. Béren dit :

    Un article qui exprime bien le rejet de notre société sur un sujet qui gène tant. La mort fait partie de la vie et de tels articles aideront certainement à obtenir une meilleure considération pour nos derniers instants. Merci.

  5. Léon dit :

    Article très intéressant. J’y découvre des précisions sur les problèmes, presque techniques, que pose la gestion de la mort dans notre société. Ce titre aussi est bien choisi, d’emblée il ouvre la question sur un tabou. La raison scientifique est encore creusée de nombreuses ornières.

  6. tao dit :

    Les chiffres cités ci-dessus ne me surprennent guère. La mort est tabou même à l’ hôpital ! Il devrait y avoir dans chaque service de soins quelques lits réservés pour les soins palliatifs. Il va de soit qu’ il s’ agit de former efficacement les équipes médicale et paramédicale pour une prise en charge adaptée.
    Une citation dit : ” Nous mourons par manque d’amour, par une absence, par le désespoir. Ce qui nous retiens à la terre, c’est l’amour, c’est la vie. La mort a été construite avec le sentiment de refoulement dans l’homme. Nous avons fabriqué la mort.” A méditer…

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