La fédération étudiante infirmière dénonce un “secret d’Etat” sur les financements des formations

Cinq associations d'étudiants des formations sanitaires et sociales (FSS) dénoncent "un véritable 'secret d'Etat' sur les fléchages financiers des dotations de l'Etat, des fonds régionaux et mêmes des frais d'inscriptions", dans un document diffusé le 29 octobre.

La fédération étudiante infirmière dénonce un "secret d'Etat" sur les financements des formationsCe document est signé par les fédérations des étudiants en kinésithérapie (Fnek), en soins infirmiers (Fnesi), en maïeutique (Anesf), en psychomotricité (Anep) et en ergothérapie (Unaee).

Elles revendiquent notamment "une meilleure transparence du fléchage financier du budget alloué aux FSS".

"Alors qu'à l'université les étudiants peuvent influer sur les budgets de leurs formations, ceux des formations sanitaires et sociales n'ont aucun accès à ces données", regrettent-elles, ajoutant que cette situation les prive "d'agir directement sur les priorités budgétaires et pédagogiques de leurs instituts".

Elles font valoir "de nombreuses difficultés liées au versement des indemnités de stage et de transport", telles que des "retards de versement de plus de six mois", des "inégalités de traitement" ou même des indemnités non versées.

Opposant leur situation aux "étudiants universitaires", qui bénéficient de "services nationaux et équitables", elles déplorent également qu'aucune réévaluation des montants et conditions d'attribution des bourses n'ait été imposée aux régions depuis 10 ans.

Des bourses à géométrie variable selon les régions

Elles comparent les soutiens financiers reçus par trois étudiants-types selon la région. Parmi ces profils-types, elles notent le cas d'une étudiante qui recevrait annuellement 2 820 euros d'aide si elle étudiait en Rhône-Alpes, 3 916 euros en Auvergne et 4 496 euros si elle dépendait du régime national universitaire.

Pour remédier à cette situation, les associations d'étudiants demandent un "réinvestissement de l'Etat vers les régions", une "harmonisation nationale annuelle" des bourses avec l'université et le transfert de cette compétence au Centre national des oeuvres universitaires et scolaires (Cnous)

"La multiplicité des statuts est également source d'inégalités et d'incohérence sur les droits des étudiants", notamment en matière de formation continue, défendent les cinq fédérations, qui prônent la création d'un statut unique d'étudiant.

Les associations épinglent par ailleurs des conditions d'études qui "se dégradent d'année en année: nombre insuffisant de formateurs et d'enseignants, salles de travaux pratiques inadaptées voire inexistantes"... "Or, à ce jour, aucun inventaire précis ne permet de définir les capacités pédagogiques des instituts de formation, ni leur capacité à répondre à l'augmentation des quotas ces dernières années".

Les fédérations étudiantes se déclarent également "inquiètes" quant à la réforme territoriale, qui doit conduire à la fusion de régions ayant "des systèmes d'aides sociales radicalement différents".

Rédaction ActuSoins, avec AMP

 

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