Cinq professionnels de santé agressés au centre hospitalier sud-francilien

Un homme, qui s'est enfui de l'unité psychiatrique du centre hospitalier sud-francilien (CHSF) armé de deux couteaux, a été tué par balle par la police mardi 20 octobre à Corbeil-Essonnes après avoir agressé une policière et cinq professionnels de santé.

©CHSF

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Actualisation (APM) : Le patient avait "frappé de plusieurs coups de poing un personnel soignant", selon le directeur du CHSF, Thierry Schmidt, cité par Le Parisien sur son site internet. "Il en a agressé deux autres à l'aide de couteaux et fourchettes qu'il a pu trouver dans la salle des repas dressée à cette heure".

L'homme, âgé de 30 ans, a alors poursuivi deux autres infirmiers. Il s'est engouffré derrière eux quand ils sortaient de l'unité pour tenter de lui échapper, puis s'est retrouvé face aux patrouilles de police, relate le quotidien.

Cité par Le Parisien, le procureur de la République d'Evry, Eric Lallement, a indiqué que le patient avait déjà commis un meurtre au couteau en 2009 "en pleine rue". "Les faits s'étaient déroulés à Bagneux (Hauts-de-Seine)", a-t-il rappelé, ajoutant que le patient "avait été immédiatement interné en unité pour malades difficiles" (UMD).

Vers midi, le commissariat de Corbeil avait été alerté par le CHSF qu'un patient, âgé de 30 ans, suivi pour des soins psychiatriques s'était enfui après avoir violenté plusieurs membres du personnel, dont une aide-soignante "blessée au visage".

Selon les informations du ministère de la santé, il s'agirait de cinq professionnels de santé dont cette aide-soignante.

Marisol Touraine exprime, dans un communiqué "tout son soutien à ces professionnels et à leurs proches, qu’elle sait choqués par cette grave agression" et remercie "les professionnels hospitaliers pour leur engagement sans faille, chaque jour, au service des patients, dans des conditions parfois très difficiles".

Intervention policière

Les fonctionnaires de police se sont retrouvés face à cet homme armé de deux couteaux en pleine rue près du centre hospitalier, et ont tenté de l'interpeller "en usant notamment de bombes lacrymogènes", selon une source policière.

Un premier policier a reçu un coup de couteau à une main, le blessant légèrement "au pouce", selon cette source, puis le forcené "s'est jeté" sur une gardienne de la paix "en exhibant l'arme ensanglantée". Cette dernière a alors répliqué en tirant "au niveau du tronc". Les secours ont tenté de le ranimer sur place pendant près de deux heures, avant que le décès ne soit constaté peu avant 14 h 30.

Cellule médico-psychologique au CHSF

Les membres du personnel soignant agressés "ont été admis aux urgences du centre hospitalier où ils sont pris en charge tant sur le plan physique que psychologique", a indiqué dans un communiqué le CHSF, le plus important centre de soins du sud de la région parisienne. "Une cellule médico-psychologique a été activée à la demande de la direction", ajoute le texte.

Manuel Valls s'est rendu sur place en fin d'après-midi pour y rencontrer notamment le personnel de l'hôpital. Le Premier ministre s'est d'abord rendu au centre hospitalier sud-francilien, où a été suivi cet homme, âgé de 30 ans, et où ont été violentés plusieurs membres du personnel. Il s'est ensuite rendu au chevet d'une aide-soignante, plus sérieusement blessée.

Rédaction ActuSoins, avec AFP

Réaction de l'Ordre infirmier

« Dans ce grand centre hospitalier, le plus important d’Essonne, les soignants travaillent à flux tendus avec une charge de patients qui va en augmentant et qui rend les conditions de travail de plus en plus difficiles. Cette situation reste préoccupante pour l’ordre dont l’une des missions est d’œuvrer pour une plus grande sécurité des soins et pour la protection des infirmiers dans l’exercice de leur profession. » souligne Jean-François Haned, Président du Conseil Départemental de l’Ordre des Infirmiers de l’Essonne.

L’Ordre infirmier qui a mis en place un site internet pour déclarer les agressions (www.alerte.cnoi.fr) interpelle par ailleurs les autorités sur cette violence dont les soignants sont victimes au quotidien et ce, pour accomplir leur travail. Cette situation ne doit pas durer, et doit servir à souligner la nécessité de mettre en place de véritables axes de prévention. En 2014, 74 déclarations ont été recensées par l’Observatoire des Violences envers les Infirmiers, dont 4 menaces avec arme.

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Réactions

22 réponses pour “Cinq professionnels de santé agressés au centre hospitalier sud-francilien”

  1. leilou dit :

    nous ne sommes pas cadres à air France on peut donc faire plus que d’arracher un bout de blouse. On peut nous foutre sur la goule, nous tuer faire tout ce qu’on veut, là les gens ne risquent rien

    Honte au gouvernement

  2. l’ordre infirmier “dénonce” mais ne fait pas grand chose à grand coup d’argent public

  3. Le monde est de plus en plus fou mais que se passe t-il sur cette planète ????

  4. Oui c facile les commentaires par ces gens de l état mais quelles sont les actions ??? Résultats ??

  5. les cours d’auto défense devrait être dans les formations obligatoires apparement

  6. Oui dure journée… merci à actu soins de penser à nous!

  7. Laetitia Gies qu’est ce qu’il ce passe chez toi

  8. Mehdi Amir dit :

    Ça fera un taré de moins aucune perte!

  9. Eulalie Dezothez ! Moi je dis ça je dis rien mdr

  10. IS SE dit :

    OK et la suite judiciaire ? Non responsable ?!

  11. On remercie le personnel hospitalier et blablabla… Mais quelles sont les axes de prévention de cette violence quotidienne dans les services hospitaliers et extra- hospitaliers?

  12. Si je puis me permettre, ActuSoins a fait quelques fautes d’orthographe ….

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