En guerre contre l’antibiorésistance

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La ministre de la Santé Marisol Touraine a annoncé la mise en place d’un groupe de travail spécial sur la préservation des antibiotiques, s’inscrivant dans le programme mondial One Health.

En guerre contre l'antibiorésistanceLa ministre a évoqué, pour ce groupe de travail, une « composition variée », avec des « personnalités issues d’horizons différents ». Ce groupe doit rendre ses propositions « pour changer de perspective » à l’été 2015.

Selon le rapport de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) de novembre 2014, la consommation d'antibiotiques a augmenté en France de 5,9 % depuis 2010 alors qu’elle baissait depuis les années 2000 (-10,7 % entre 2000 et 2013).

Le plan d’alerte sur les antibiotiques 2011-2016 fixait un objectif de réduction de 25 % de la consommation sur 5 ans. Un objectif qui sera difficile à atteindre.

« Les antibiotiques ne sont pas un médicament comme les autres. On a oublié les messages du passé - « les antibiotiques, c’est pas automatique » - et l’on se retrouve avec une montée en charge de la consommation. Et, à force d’en prendre lorsque l’on n’en a pas besoin pour une maladie, ils ne font plus effet pour une autre... », a-t-elle ajouté.

Une annonce effectuée par la ministre alors qu'elle visitait les locaux du laboratoire de chimie médicinale de Janssen France, au Val-de-Reuil, où le chercheur Jérôme Guillemont et son équipe ont mis au point un nouvel antibiotique contre la tuberculose multirésistante chez les adultes, à partir de la bédaquiline, une molécule au mécanisme d’action inédit .


Ce dernier a reçu le prix de l'inventeur européen 2014 pour le développement de ce nouvel antibiotique Sirturo, autorisé en Europe depuis le printemps pour lutter contre la tuberculose multirésistante. Dans le monde, 9 millions de personnes sont atteintes de tuberculose, 1,5 million en sont mortes et 500 000 nouveaux cas ont présenté en une année (2012) la forme la plus résistante.

Réflexions identiques en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis

« Ce n’est pas une menace lointaine, mais quelque chose qui se passe sous nos yeux. Si nous échouons, nous ferons face à un scénario où les antibiotiques n’auront plus d’effet, nous renvoyant au Moyen Age de la médecine », avait déclaré David Cameron, le premier ministre britannique, le 2 juillet.

Depuis septembre, une « task force » composée d’experts issus de la recherche académique, de la finance et de l’industrie réfléchit à de nouveaux business models.

Aux Etats-Unis, le président Barak Obama a signé, le 18 septembre, un visant à« renforcer les capacités nationales de surveillance et à étendre l’arsenal des outils de diagnostic, des antibiotiques et d’autres moyens disponibles pour combattre la résistance des bactéries ». Un plan d'action sur cinq ans devrait être proposé d’ici à février 2015. 

Selon la Maison Blanche, la résistance microbienne aux Etats-Unis a un coût direct de 20 milliards de dollars par an (,9 milliards d’euros) et de 35 milliards en perte de productivité. DAux Etats-Unis, 

Rédaction ActuSoins, avec  Le Quotidien du Médecin, Paris Normandie, Le Monde


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