Manifestations infirmières du 1er octobre : récapitulons….

Récapitulons ! Après quelques cafouillages sur les appels à manifestations pour le 1er octobre - notamment du côté des infirmiers libéraux sur les réseaux sociaux avec un RV prévu au même endroit que les IADE !- reprenons les mots d'ordre et les rendez-vous.

©Cyrienne Clerc. Lors de la manifestation des IADE en juin 2014

©Cyrienne Clerc.
Lors de la manifestation des IADE en juin 2014

Les IADE (et étudiants IADE)

Les infirmiers anesthésistes (lire notre article du 25 septembre et les revendications)  se donnent rendez-vous à 10 h sur le parvis de la gare Montparnasse et le défilé partira à 11 h en direction du ministère de la Santé.

Les infirmiers salariés du public et du privé

L'intersyndicale CGT-FO-Sud, le Syndicat National des Professionnels Infirmiers (SNPI) et la Coordination nationale infirmière appellent à une grève nationale. L'intersyndicale donne rendez-vous pour une mobilisation devant le Sénat à partir de 14h30. Le SNPI laisse ses militants libres de suivre la manifestation des IADE, de se retrouver plus tôt devant le siège de l'AP-HP (à 10 h) ou ensuite au Sénat.

L'intersyndicale réclame "le retrait du projet de loi Santé", "du Pacte de responsabilité", s'oppose "aux fermetures de lits et de services" et au plan d'austérité prévu pour les hôpitaux qui entraînerait "22 000 suppressions de postes". L'intersyndicale se prononce également "contre les regroupements forcés d’établissements au travers les Groupements Hospitaliers de Territoires (GHT), la remise en cause des jours RTT". Les syndicats s'opposent en outre au "gel de la valeur du point d’indice depuis 2010 et jusqu’en 2017 au moins".

"La situation est tellement intenable que même les représentants des établissements hospitaliers appellent à résister en s’opposant aux injonctions des ARS, qui visent à supprimer des milliers de lits", précise l'intersyndicale.

Côté SNPI, les revendications portent sur la "reconnaissance de la pénibilité par un départ anticipé en retraite (bonification d’un an tous les 10 ans, catégorie active)", une "revalorisation salariale conforme au niveau de responsabilité des professionnels infirmiers", un "élargissement de l’exclusivité d’exercice des IADE et IBODE", la "création d’une spécialisation en santé mentale après une formation en Master", la "reconnaissance en Master des formations IBODE, puériculture et cadre infirmier" et  "le retrait de l’article 51 de la loi Bachelot HPST avec ses transferts d’actes et la déqualification des soins".

Thierry Amouroux, secrétaire général du SNPI, constate que "si la moitié des professionnels infirmiers qui exercent dans le public ont obtenu une petite augmentation en juillet 2015 (entre 4 et 37 euros) ce n’est pas le cas de l’autre moitié (restée en catégorie B) dont les salaires baissent depuis 4 ans".

Le SNPI estime en outre "qu’il est aberrant que pour un même métier coexistent des âges de départ à la retraite différents". "La pénibilité de l’exercice est un fait objectif", précise-t-il alors "qu'une infirmière sur cinq part à la retraite avec un taux d’invalidité reconnu" et "qu'une infirmière a en moyenne 7 ans d’espérance de vie en moins par rapport à la moyenne des femmes en France."

Pour la Coordination nationale infirmière, les infirmiers subissent de plein fouet "les conséquences des 3 milliards d'économie demandés sur trois ans et les 22 000 suppressions de postes" ainsi que "l'aggravation des conditions de travail et les remises en cause des accords relatifs aux 35 heures, des avancements d'échelons et des promotions de grades". Le syndicat CNI "dénonce et s'oppose toujours à la création de Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT) qui prévoit le regroupement de centres hospitaliers publics, avec un projet médical commun et la mutualisation des moyens" (article 27 du projet de loi santé).

La CNI réclame donc "le respect des protocoles locaux sur les 35h, l'arrêt des suppressions de postes et de lits dans les hôpitaux, la suppression de l'article 27 du projet de loi, relatif à la mise en place de GHT, l'attribution de moyens financiers et contraignants pour l'application de l'article 28 relatif au DPC (Développement Professionnel Continu) et la reconnaissance de l'expertise paramédicale en toute autonomie, à travers un master en pratiques avancées (article 30)".

Les IDE salariés de l'AP-HP

Les syndicats de salariés de l'AP-HP qui cumulent les revendications contre la loi Santé, contre la fermeture des lits, pour le rétablissement de la pénibilité... mais aussi contre le projet Hirsch se donnent rendez-vous à 10 h devant le siège, avenue Victoria. 

Les manifestants devraient ensuite défiler et rejoindre leurs collègues venus de toute la France au Sénat.

Les infirmièr(e)s libéraux

Tout d'abord, du fait des revendications différentes entre les infirmiers libéraux et salariés, aucun syndicat représentatif des infirmières libérales - du moins selon nos informations - n'appelle aux différentes manifestations parisiennes. Cependant le rapport de la Cour des Comptes sur les dépenses en soins infirmiers fait le plein d'opposants et mobilise.

Ainsi Convergence infirmière appelle à une manifestation des IDEL contre le projet de loi de Modernisation de la Santé et contre le rapport de la Cour des Comptes avec des rassemblement à devant l’ARS de Marseille de 14 h à 18 h et à la même heure, à Nice, devant la Préfecture des Alpes Maritimes.

Sur les groupes facebook des Infin'Idels et de La grève, c'est maintenant, des appels à manifester à Paris - à 10 h, gare Montparnasse comme les IADE -  et en province "sur les routes de France et les autoroutes", aux "péages avec barrières ouvertes (...) puis départ des péages ou des bretelles d'autoroute" en direction les grandes Cpam des grandes villes". D'autres sites comme Marisol m'a tuer appellent à une manifestation à Lyon.

Cyrienne Clerc

 

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Réactions

9 réponses pour “Manifestations infirmières du 1er octobre : récapitulons….”

  1. oni-non-merci dit :

    Quand l’Ordre sera définitivement installé, IL SERA TROP TARD POUR PLEURER. Et certains d’entre nous connaissent le travail de sape et de m.rd. qu’ils ont déjà commencé à faire depuis leur création. Un jour viendra où chacun d’entre eux ( les zordinés ), répondront de leurs malversations devant la Justice

  2. solange granier dit :

    Comme d’habitude rien ne change : chacun pour soi et Dieu pour tous. Comment voulez vous être crédibles quand, une fois arrivées au ministère, en désordre, on vous répondra :”quand vous serez d’accord entre vous, on vous écoutera !”
    Les IADE refusent de défiler avec les syndicats qui refusent de défiler avec les IDEL qui refusent de … Y a que monsieur Amouroux, président de l’ordre departemental infirmier parisien et secrétaire général du snpi (un peu schizo comme cumul des responsabilités, non ?) qui laisse “ses troupes” libres de défiler où elles le veulent, meilleur moyen de ne pas avoir à les comptabiliser sur les doigts d’une seule main !

  3. En ordre dispersés car Ordres des débats différents.

  4. mimih34 dit :

    oui même chez les libèrales ça bouge et sur toute la France du coup il y a une action sur Montpellier!!! si quelqu’un est intéressé!! la gréve c’est maintenant sur facebook et s’inscrire sur sa région!! voilà

  5. Niko Bro dit :

    Donc, si je lie bien, les infirmières manifestent simultanément… En ordre dispersé ?

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