Médecin devenu patient, il témoigne de son horrible séjour à l’hôpital public

Charles Cousina est médecin généraliste à Lyon. Suite à un AVC, il a été hospitalisé et a pu obsever le fonctionnement de l'hôpital public. Une expérience "de l'autre côté du brancard" qu'il raconte dans cette lettre de soutien à ses confrères hospitaliers.


hopital_publicVivre pour le soin, et aussi pour les autres

Chers frères d’armes du public,

Je suis votre mouvement en réponse aux économies programmées sur le personnel soignant avec beaucoup d’attention et de solidarité.

Pour ma part, j’ai quitté l’hôpital public du fait de sa sur-administration, de l’exploitation non reconnue de l’interne que j’étais et du temps médical qui diminuait chaque année au profit de l’étude des statistiques d’activité et durée de séjour, de la mise en place de protocoles dictés par les tutelles et de l’informatisation qui, en plus d’être chronophage, virtualise la relation soignant-patient. J’espérais à ce moment-là trouver dans l’ambulatoire le moyen d’exercer honorablement.

Mais voilà, j’ai été victime, il y a quelques mois, à trente et quelques années, d’un accident vasculaire cérébral, à la suite d’une énième semaine de 80 heures de travail et 50 heures de sommeil (et un peu de tabac…).
Cela m’a permis de voir à nouveau l’hôpital public de l’intérieur et surtout de l’autre côté de la barrière du brancard… Je ne peux résister à l’énumération des dysfonctionnements criants que j’ai pu y observer dont certains seraient drôles s’ils n’étaient pas dramatiques :
– j’ai dû patienter 5 minutes qui m’ont paru une éternité en bas de mon immeuble sans que l’on sache où m’emmener, pour que l’on vérifie dans le camion mon identité et des symptômes que ma femme avait déjà porté à la connaissance du régulateur, elle qui avait réalisé la prouesse de me comprendre malgré ma dysarthrie, puis encore 10 minutes à faire ouvrir la porte d’entrée de la radiologie. Dans ces conditions, toute perte de temps est une perte de chance, mais je me suis quand même retrouvé dans une IRM dans les 30 minutes suivant mon appel, prêt à être thrombolysé;

– j’ai vu 4 médecins différents en 4 jours pour un temps cumulé de 20 minutes dont 10 minutes le seul jour de ma sortie. Connaissant l’appétence des assureurs privés pour mes données médicales, j’ai quand même trouvé le moyen de passer 5 minutes à demander à « mon » médecin, devant l’interne, de mentir dans le CRH qu’il rédigerait pour ne pas m’handicaper dans le futur, notamment pour souscrire un prêt ou négocier le contrat de prévoyance que je m’apprêtais à signer. Il a refusé pour être conforme à la déontologie et je ne peux qu’être respectueux tant il a fait preuve de probité, même si cela ne joue pas en ma faveur au premier abord;

– les seuls contacts que j’ai noués, les seuls soignants à avoir pris le temps de m’écouter, ou au choix, de subir mes affres, ont été les infirmiers, les aides-soignants, et les agents de service hospitalier ces derniers trouvant toujours le mot pour rire, et je les remercie d’avoir épongé mes angoisses du moment ;

– les prescriptions étaient tellement protocolisées, non modifiables informatiquement que j’ai eu droit aux HBPM, dextros/4h, TA/2h, réveil en pleine nuit pour surveillance des pupilles alors que mon état ne relevait pas d’une telle prise en charge, simplement au prétexte qu’il fallait justifier que je reste aux soins intensifs car il n’y avait plus de place en service classique, ce qui a généré un surcoût pour la société qu’un minimum de souplesse aurait suffi à solutionner.

– alors que je devais passer une Echographie Trans-Oesophagienne, et connaissant mon stress face à ce type d’examen, j’ai demandé à bénéficier d’une Anesthésie Générale, ce qui m’a été refusé au prétexte que cela rallongerait la durée de mon séjour. Ne voulant pas coûter cher à la Sécurité Sociale et ne souhaitant pas particulièrement rester plus longtemps, il m’a fallu acquiescer, mais je me souviendrais longtemps de ce viol oesophagien réalisé de force avec 5 personnes pour me tenir qui m’a occasionné 1 vomissement toutes les 5 secondes pendant les 15 minutes d’examen. Je remercie néanmoins la cadre du service qui a tout fait pour obtenir le rendez-vous le plus rapidement possible, et l’interne de cardiologie dont j’ai broyé les mains et sans qui j’aurais probablement arraché la sonde.

– je suis sorti avec un RDV d’Holter-ECG à faire 3 mois plus tard, avec l’angoisse de méconnaître un trouble du rythme pendant ce temps-là, RDV que j’ai obtenu en 48h au cabinet cardiologique voisin du mien, sans avoir utilisé aucun passe-droit.

– Enfin, n’y voyez aucune rancune envers les équipes soignantes qui sont autant victimes du système Hirsch que je le fus : j’ai ainsi vu des collègues épuisés, courir dans tous les sens, impuissants face à des protocoles auxquels ils n’adhèrent même plus, désabusés par leur façon de travailler, avec une rotation telle qu’il leur était impossible de suivre un patient du début à la fin de son hospitalisation. Certains ne comprenaient peut-être même pas pourquoi je râlais, tellement conditionnés qu’ils sont à travailler de la sorte, qu’ils finissent par trouver cette façon de travailler normale.

Tout cela nuit naturellement à la qualité des soins, à une relation soignant-malade de confiance et apaisée. Mon histoire ne se serait pas bien terminée, sans séquelles, j’aurais sûrement porté plainte pour négligence et maltraitance de l’Etat envers nous, patients et soignants. Heureusement chaque soignant, des pompiers en pré-hospitaliser à l’équipe des urgences neuro-vasculaires, stressée par mon cas dès 6h du matin et qui m’a administré de quoi éviter une récidive fatale, en passant par l’équipe des soins intensifs, m’a toujours supporté malgré mon sale caractère clairement affiché contre cette bureaucratisation omniprésente. Je n’hésiterais pourtant pas si cela pouvait servir la cause et éviter que cela se reproduise pour d’autres.

Au-delà de ces observations acerbes, j’ai toujours une haute estime du service public, et malgré ce que l’Etat tente de faire penser des libéraux et nous impose comme contraintes administratives, les Français savent ce que nous leur garantissons, par la personnalisation de nos soins à chaque patient, et l’indépendance de nos prescriptions vis-à-vis des assureurs, des ARS et autres directeurs de CPAM. Ces 3 entités administrativo-financières se verront bientôt renforcées avec la Loi Santé, ce qui ne manquera pas de détruire nos dernières valeurs de soignants en appliquant au privé les recettes qui font que vous êtes dans la rue aujourd’hui.

Je suis également très atteint par la fermeture de la maternité de l’hôpital de Dourdan, même si je ne fus que standardiste l’été du baccalauréat. J’ai en outre assisté au déménagement du pavillon S de l’hôpital Edouard Herriot de Lyon dans l’hôpital Femme-Mère-Enfant de Bron lorsque j’étais interne. Et j’ai pu constater les nombreux effets délétères des fermetures-regroupements-fusions qui se font toujours à personnel soignant constant alors que l’activité augmente mécaniquement. Et c’est sans compter la perte de chance potentielle que cela occasionne pour le malade qui doit parcourir des distances toujours plus importantes pour se soigner.

En somme, les problématiques du libéral et du public sont les mêmes, nos ennemis sont les mêmes : l’austérité, la bureaucratisation, la financiarisation et la standardisation des soins via notamment l’informatisation. C’est pourquoi je souhaiterais voir converger le mouvement des soignants du public et du privé. Enfin.

Car il est temps, nous n’avons que trop laissé l’Etat nous séparer alors que nous faisons le même métier et que nous le faisons consciencieusement, souvent au détriment de nos vies personnelles. Je ne doute pas des réticences de certains syndicats de libéraux ou du public à s’unir. Mais je crois qu’il est temps désormais de regarder l’intérêt supérieur du patient, car être soignant, c’est être plus qu’un simple travailleur. Nos patients ont besoin d’avoir des êtres humains qui les soignent, pas des machines chronométrées à la tâche et taylorisées faisant les mêmes gestes, les mêmes paroles quelle que soit la pathologie du malade.

Je suis un des cadres de l’UFML, nous défendons la liberté de soigner pour tous, nous défendons la qualité des soins indépendamment des revenus, nous défendons l’éthique de nos pratiques. Cela a bien sûr un coût que l’Etat rogne sans cesse jusqu’au point de mettre en péril nos malades. C’est inacceptable.

Mon engagement ne date pas de cet accident, mais de la naissance de mes 2 petites filles voici 2 ans. Il est de mon devoir de père, il est de notre responsabilité de laisser à nos enfants un système de santé plus humain, plus respectueux, plus empathique.

Seul un grand mouvement unitaire public-privé permettra une prise de conscience et la réforme salvatrice qui s’en suivra.

J’espère que cette lettre, lancée telle une bouteille à la mer, trouvera un certain écho dans votre âme de soignant et vous donnera la force de vous investir pour ne plus accepter de soigner avec les maigres moyens du bord alloués par l’Etat. Je vous remercie de m’avoir lu.

Charles Cousina, médecin généraliste à Lyon.

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Réactions

73 réponses pour “Médecin devenu patient, il témoigne de son horrible séjour à l’hôpital public”

  1. J’ai un énorme souvenir de la salpêtrière ma fille restant dans un coma durant près d’un mois ils ont tout fait pour la sauver en vous passant les details. Par contre la clinique ou elle a été pour la reeduc il fallut se battre avec le medecin jamais présent car il était seul. Je n’avais jamais vu un endroit comme celui ci.

  2. Il y a bcp de personnes qui parlent seulement pour critique en plus un médecin, peut être il était hospitalisé en Psychiatrie car seulement les malades en psiquiatrie parlent ainsi. .il ne connaît pas certaine clinique où les soins ; l’ attention, l’écoute, hygiène et sur tout les repas ont bcp à désirer.

  3. Il ne connaît rien ; dans une clinique les ne sont pas terribles en plus tes repas sont de “mauvaise qualité dans l’hôpital où je travail : les soins sont de .très bonne qualité et le repas aussi.

  4. je suis également passer par là encore maintenant! mais de moins en moins à Marseille. je préfère de loin bastia, calvi où autres mais plus petit, le service est tout autres et beaucoup mieux soigner!

  5. Infirmiere en pediatrie … je me suis retrouvée a devoir erre suivi pour ma fille pdt ma grossesse et apres… le personnel etait deborde et jai compris ce que sa faisait de pas avoir de reponses… quand jai repris le boulot jai voulu changer etre presente au max pour mes.patients… resultat burn out en quatre mois tellement ma charge de travail.psychologique est importante et avec aucun soutien de mes.pairs… jai prefere.change de boulot

  6. Ce médecin ne précise pas qu’il est délégué syndical pour l’UFML dans le 69, cela tempère son témoignage à charge.

  7. Merci à vous tous d’avoir lu et reçu cette lettre comme je l’espérais.
    J’ai beaucoup hésité à l’envoyer par peur de la réaction primaire qui laisse penser que je pourrais cracher dans la soupe.
    Parmi les soignants, j’ai été plutôt déçu par mes confrères que par les para-médicaux d’ailleurs…
    Ne laissez pas le champ libre à l’administration qui vérole les relations entre collègues comme celles entre soignants et patients.
    L’association dont je m’occupe, l’UFML, prépare un grand mouvement pour la rentrée, avec des associations de patients, et de soignants!! En attendant rejoignez-nous sur le site, sur la page FB ou sur Twitter et ne vous laissez plus faire, il en va de la santé de nos patients comme de nos familles.

    https://www.facebook.com/groups/ufml.groupe/?ref=ts&fref=ts

  8. vous rigolez ou quoi …. ils savent comment ca se passe … ils veulent pas qu’on se plaignent et la qu’il passe de l’autre côté il se plaint … he oui il voudrait etre privilégié hein ! allez allez ! comme on fait son lit on se couche

  9. La santé se gère aujourd’hui de manière comptable or la quantité n’est pas la qualité …

  10. Vos pairs ne vont pas etre contents????et pourtant oui comme tous pourquoi seriez vous mieux soigne égalité
    Nous on a eu notre part ….””’

  11. Manou Mms dit :

    Le PMSI NE REFLETE ABSOLUMENT PAS LA CHARGE DE TRAVAIL QUAND A LA T2A ELLE NE PREND ABSOLUMENT PAS EN COMPTE LES IMPREVUS.ET AUTRES ALEAS CONSECUTIFS A CERTAINES PATHOLOGIES ET INTERVENTIONS.
    DE PLUS SI IL Y AVAIT DES EPHAD ACCESSIBLES FINANCIEREMENT AUX RETRAITES AUTRES QUE CEUX TOUCHANT 2000E ET PLUS .LES HOPITAUX ET CLINIQUES SERRAIENT ENFIN DESENGORGES

  12. Hakama Amma dit :

    Mumu j’ai été hospit y a pas longtemps et c’est une horreur ça fait peur! Imagine ceux qui ne sont pas du métier!

    • C’est vrai que j’ai perdu ma mère à cause de l’incompétence de plusieurs médecins. Mais ya pire ailleurs !c’est tellement dur de lire toutes ces horreurs alors qu’on bosse comme des dingues pour un salaire de misère
      Je suis écoeurée de voir ce que pensent les gens. Déçue surtout

      • Linda68 dit :

        Parce que ces sujets qui nous touchent nous poussent parfois à ne voir que le côté négatif, nous enflamment, nous rendent militants…. et nous font oublier qu’il y a aussi des choses qui fonctionnent bien, des soignants humains tout en restant efficaces….
        J’ai été aide-soignante pendant 6 ans, je suis actuellement étudiante infirmière (j’attaque ma 3ème années en septembre) et j’ai été moi même patiente ou accompagnatrice lors de longs parcours de soins… dans ces différents moments, offrant différents points de vue, j’ai effectivement vu des disfonctionnements, des gens pas corrects, des soignants calamiteux, inhumains, des encadrants (en stage) maltraitants envers les étudiants…
        Mais j’ai aussi croisé des gens formidables, des soignants motivés, impliqués, avec de vraies valeurs… Des gens qui vous soignent et y mettent tous leur coeur, et que je n’oublierai jamais…. Des professionnels qui vous donnent même en vue de faire ce métiers là, ou chaque jour, avec ne serait-ce qu’un sourire et une écoute on peut faire du bien à quelqu’un. Des soignants qui vous encadrent avec bienveillance, avec le plaisir de transmettre leurs savoirs et leurs valeurs…
        Non je ne suis pas un bisounours… je suis venue dans ce milieu sur le tard (27 ans) après une reconversion professionnelle totale et voulue… J’ai eu un parcours de vie difficile et chaotique… Je suis consciente des dysfonctionnements, des problèmes, des difficultés… mais je suis consciente aussi des forces et richesses de notre métier de soignants, et des personnes remarquables qu’on y rencontre.
        Je choisi peut-être de voir le verre à moitié plein moi aussi…. mais je choisi surtout de me poser des modèles positifs et de refuser le nivellement par le bas et par le «si je suis comme ça c’est à cause des conditions de travail qu’on m’impose». Non, on n’est jamais obligé de parler aux patients/étudiants/collègues comme à de la merde, non, on n’est jamais obligé de faire une toilette à une vieille dame sans un mot ou un sourire………..

  13. Qu’il aille se faire soigner dans un pays vraiment pauvre et il verra ce qu’est une vraie misère médicale. Faut arrêter de se plaindre.

  14. Actuellement en fin d’études d’infirmières, j’étais auparavant aide-soignante depuis 10 ans. Je suis lasser du côté patient en 2009 ou j’ai été hospitaliser pour un hématome sous-dural. Voici mon histoire en bref:
    Je me suis présentée 3 jours de suite aux urgences publiques à Marseille pour des symptômes (céphalées,hyperthermie et vomissement). La 1ère fois, j’avais une lettre de mon médecin. On m’a examiner et on m’a fait sortir avec une ordo d’antalgique. La 2ème fois, on m’a donner le bénéfice du doute, en voyant que “la jeune fille chiante (j’avais 25ans), revenait et que ce n’était peu être pas des migraines liées aux hormones! Ponction lombaire pour écarter une méningite et sortie ac une ordi. La 3 eme fois, en voyant ma colère et mon désarroi en les suppliant de le faire passer au moins un scan, on m’a enfin entendu et apres les examens complémentaire le diagnostique tombe: hématome sous-durable opérée des le lendemain.
    L’intervention s’est bien passée sauf que 2 jrs apres, complications ac hémorragie ménagée et reprise au bloc en urgence. 3 jours de réa (dont je ne me souviens pas), puis retour en neuro. A mon réveil dans la chambre je constate que je ne vois plus rien! Le neuro vient me voire et me consacre 3 min. Il me dis que cest une réaction normal et que la vue va revenir et me laisse en pleurs! Alitée et perfusée de tout les coté, et trop faible pour faire quoi que ce soit en plus de la cat de rester aliter stricte, une nuit je donne pour danser le bassin pour uriner. Jai du attendre sans faire ma marseillaise, une bonne heure a svt que le l’AS me mette le bassin. Déjà assez humiliant pour moi, je donne à niveau pour qu’elle me l’enlève car j’étais dans un état tel que je n’arrivais pas à l’enlever toute seule. Au bout de 3/4 dh, ne la vouant toujours pas la, j’essaie de l’enlever car il me faisait vraiment mal au dos. Puis comme j’avais pas de force, je l’ai renversée sur moi. L’as arrive enfin et m’enfiler comme un bb. Moi en pleure ne sachant quoi dire. Et me dit qu’elle a pas le temps de me nettoyer tout de suite et qu’elle repassera apres! Donc jai patienter encore 1h dans mon urine, tremper et frigorifier! Elle vient enfin et me “nettoie”, et me dis qu’elle en a ras le bol car des patients comme moi, elle en 20!
    Voila les faits marquants de mon séjour à l’hôpital. J’ai eu malgré tout une bonne prise en charge chirurgical et médical, l’un des 3 neuro qui me suivait etait à l’écoute, prenait le temps de me réconforter malgré je le sais bien le manque de temps. Mais le manque de personnel, les restrictions budgétaire ect font que les soignants sont épuisés et en deviennent maltraitant! (Bon il y a aussi la méchanceté de certains, comme cette AS et on se demande pourquoi il travaille ici si c’est pour traiter les gens ainsi!).
    On a même pas chercher la cause de mon hématome qui n’était pas d’origine traumatique. Le dernier jour avant ma sortie, on a annuler un examen pour que je libère un lit! On m’a dit aussi que j’exagèrais sur mes séquelles notamment la perte de vision. Je voyais quasi rien, que des ombres. Je ne reconnaissais pas les gens de ma famille qui venait me voir. On m’a fait juste passer un champs visuel qui etait “normal” pour eux! On m’a fait sortir sans rééducation, sans suivi mis à part un scan de contrôle tout les 3 mois alors que j’étais aphasique, mal voyante et avais une mobilité réduite! Pdt mon séjour, on ne m’a même pas fait voir un psy , ou simple psychologue malgré mon état dépressif: je pleurais sans arrêt, je ne voulais plus rien avaler car j’étais aveugle! Tout ça pour pas que je reste et prenne un lit plus longtemps!
    Dieu merci, j’ai pu récupérer rapidement grâce à l’aide de ma famille mais a cause de cette mauvaise prise en chance post op, je garde des légères séquelles, pour eux, mais pour moi, c’est un handicap invisible. Jai des difficultés de concentration, lors d’une conversation il m’arrive souvent de chercher mes mots, et jai une diminution du champ visuel ainsi d’une perte de 2/10 de l’acuité visuelle. En faisant une rééducation apres ma sortie avec un neuropsychologue et un orthoptiste j’aurais sûrement pas ou casi peu de sequelleS! J’aurai du faire la rééducation apres ma sortie, chose que je n’ai su qu’après 1an lorsque j’ai vu un nvo neuro car j’avais déménager et changer de ville

  15. Zen Angel dit :

    Il faudrait que les gens qui sont a la direction soient eux aussi hospitalisés pour voir ce que c est !!!

  16. On devrait tous aller dans la rue.. Soignants comme patients ! !!!

  17. Vous voulez qu’on parle des personnes âgées en institution ?

    • Oh ca oui cest encore un autre débat qui mériterait des pages et des pages! Payer 2000€ à 6000€ / Mois pour être traiter comme un chien! Lever a 7h, petit déjeuner avaler en 5 min, toilette faite en 10 min et mis sur un fauteuil pdt pls h! Ou encore souper à 18h et couche a 19h! Sans parler des maltraitances en tout genre tout au long de la journée! Quelle honte!

  18. ça serait surtout aux politiciens de passer de l’autre coté de la barrière ……….peut-être que les lois , les décrets seraient autres…………………..

  19. Quelle misère ! Et notre chère ministre qui continue à se pavaner et à mener une politique, humainement et médicalement mortifère des soins. Je partage entièrement l’avis de Chantal Lefèvre. J’ajoute que tous les usagers doivent faire remonter leurs doléances à leur ARS. Le silence en blouses blanches , la résignation, l’acceptation au nom de la continuité des soins, de cette galère dans laquelle patients et professionnels finiront par y laisser leur peau sont inacceptables.

  20. Sylvie Botta dit :

    je ne suis pas médecin mais je partage tout à fait votre point de vue!C’est ma maman qui a été victime d’un AVC et si nous avions laissé faire elle serai allée en palliatif et ne serait plus là!

  21. Bio graphie de Jean Kersvasdoué. Nommé directeur des hôpitaux (ce poste est équivalent aujourd’hui à celui de Directeur de l’Hospitalisation et de l’Organisation des Soins, l’une des principales directions du Ministère de la santé) par François Mitterrand en 1983, Jean de Kervasdoué met en œuvre rapidement une réforme du mode de financement des hôpitaux publics. Auparavant, le budget des établissements hospitaliers était calculé sur la base d’un prix de journée : chaque journée passée par un malade dans un hôpital était facturée selon un tarif national à l’Assurance Maladie. Jean de Kervasdoué supprime ce mode de financement et impose le budget global. À partir de 1983, à chaque établissement est attribué un budget annuel, augmenté chaque année selon un indice de revalorisation. Parallèlement à cette réforme du financement, Jean de Kervasdoué introduit à l’hôpital le Programme de médicalisation des systèmes d’information, ou PMSI. Il s’agit d’un cadre de recueil et d’analyse précis des actes réalisés par les hôpitaux. Ce système, introduit en 1983 ne sera généralisé qu’à partir de 1995.

    C’est à partir de la mise en œuvre du PMSI que la tarification à l’activité va être développée, la T2A étant l’actuel mode de financement des hôpitaux. Après avoir quitté la fonction publique, à la fin des années 1980, Jean de Kervasdoué fonde la société SANESCO, cabinet de conseil spécialisé dans le domaine de la santé. Il quitte cette société au milieu des années 1990, et devient professeur au CNAM. Jean de Kervasdoué a publié de nombreux articles et ouvrages, certains pointus et universitaires (série des Carnets de santé de la France, La santé mentale en France), d’autres à caractère grand public (les Prêcheurs de l’apocalypse, Très cher santé…).

    • Manou Mms dit :

      Le PMSI NE REFLETE ABSOLUMENT PAS LA CHARGE DE TRAVAIL QUAND A LA T2A ELLE NE PREND ABSOLUMENT PAS EN COMPTE LES IMPREVUS.ET AUTRES ALEAS CONSECUTIFS A CERTAINES PATHOLOGIES ET INTERVENTIONS.
      DE PLUS SI IL Y AVAIT DES EPHAD ACCESSIBLES FINANCIEREMENT AUX RETRAITES AUTRES QUE CEUX TOUCHANT 2000E ET PLUS .LES HOPITAUX ET CLINIQUES SERRAIENT ENFIN DESENGORGES

    • Prises de position de Jean de Kersvadoué.

      Économiste spécialiste des hôpitaux, il est très critique du système de santé français, dénonçant le peu d’attention accordée au malade et la trop grande intervention de l’État3. Il plaide par exemple pour une plus grande autonomie des hôpitaux et dénonce les acteurs des hôpitaux, qui, selon lui, « confondent service du public et service public, voire défense du statut public »4. Il dénonce la centralisation excessive du système de santé et prêche pour l’autonomie complète des établissements hospitaliers5.

      Il est très critique envers les média et le manque de professionnalisme de certains journalistes6 et est opposé à l’inscription, sous sa forme actuelle, du principe de précaution dans la Constitution du 4 octobre 1958, écrivant ainsi : « La faille la plus profonde de ce principe de précaution, son péché originel est un péché d’orgueil. Il laisse croire que l’on pourrait se prémunir de tout car l’on pourrait toujours déceler la cause d’une catastrophe potentielle »7.

      Il appelle de ses vœux un débat scientifique et non politique concernant les questions d’environnement, dénonçant ceux qu’il appelle les « prophètes de l’apocalypse » et qui jouent selon lui sur les peurs environnementales de la société pour imposer leurs vues sans qu’elles soient justifiées scientifiquement2. En particulier, dans Les prêcheurs de l’apocalypse, pour en finir avec les délires écologiques et sanitaires, il dénonce les « supercheries » et « mensonges » de certains acteurs de l’écologie8. Jean de Kervasdoué considère que le réchauffement climatique touchera en premier les habitants des pays pauvres9. Il considère que les seules possibilités réelles de développement durable passent par l’énergie nucléaire ; en particulier, il écrit que cette énergie est pour l’espèce humaine des millions de fois moins mortelle, moins polluante, et moins dangereuse que le charbon10. Il se prononce également pour le développement des OGM, affirme l’inefficacité de l’homéopathie, proclame l’innocuité du Wi-Fi et soutient que les antennes relais sont sans effets sur la santé humaine.

      Il est membre du Comité des Experts de la Fondation d’entreprise Alcen pour la connaissance des énergies.

      Conflits d’intérêt[modifier | modifier le code]

      Jean de Kervasdoué fait partie du comité scientifique et de parrainage de l’association AFIS, l’Association française pour l’information scientifique, à qui son ouvrage La peur est au-dessus de nos moyens est dédié. Or cette association est liée aux industries de biotechnologie résolument pro-OGM,11, comme l’AFBV, Association Française des Biotechnologies Végétales, que Kervasdoué a co-fondé avec, entre autres, son actuel président Marc Fellous, également fortement lié à l’industrie pharmaceutique12.

    • Ici, il ne s’agit pas d’ analyser le P.M.S.I. mais des soins prodigués dans les différents hôpitaux. Un problème factuel, le manque de personnel, en l’occurrence… !!! réponse à Manou.

  22. Pourtant, j’ai été soigné dans diverses régions !!! La problématique est toujours la même: Performance, au détriment de la qualité des soins. Si vous lisez voici un témoignage non des moindres par Jean Kersvasdoué ” L’hôpital vu du lit ” par Jean de Kersvasdoué.

    • Description
      résumé

      Résumé de “Hopital Vu Du Lit (L’)”

      Directeur des Hôpitaux au ministère de la Santé de 1981 à 1986, spécialiste internationalement reconnu de la gestion des services de santé, Jean de Kervasdoué croyait tout connaître de l’Hôpital. Il avait visité des centaines d’établissements au cours de sa carrière, en connaissait personnellement les principaux responsables, avait directement participé à leur gestion, à leur organisation, à leur réforme.

      Pourtant, il manquait une dimension à son regard, celle que confère la position allongée et l’absolue dépendance de celui qui souffre. Un inavouable accident de patin à roulettes sur un trottoir parisien, aux conséquences redoutables, lui fournit l’occasion de vivre cette expérience initiatique.
      Certes, il ne découvre rien qu’il ne sache déjà. Les dysfonctionnements, le manque de personnel, l’absence de coordination entre les services, la déresponsabilisation des agents, le gâchis financier, la disparition de la
      Compassion à l’égard du patient, l’inhumanité des usines à soigner sont des réalités décrites dans de nombreux rapports administratifs. C’est toujours autre chose de les vivre concrètement, d’en subir les conséquences dans sa chair.
      Avec un humour volontiers provocateur, Jean de Kervasdoué livre le récit personnel de cette expérience, qu’il complète d’une analyse critique (et auto-critique) d’un quart de siècle de réformes hospitalières.

    • En espérant que Magali Massé lira cet ouvrage !!!

    • VI Vou dit :

      Merci pour cette référence . Je vais lire ce livre .

    • Prises de position de Jean de Kersvadoué.

      Économiste spécialiste des hôpitaux, il est très critique du système de santé français, dénonçant le peu d’attention accordée au malade et la trop grande intervention de l’État3. Il plaide par exemple pour une plus grande autonomie des hôpitaux et dénonce les acteurs des hôpitaux, qui, selon lui, « confondent service du public et service public, voire défense du statut public »4. Il dénonce la centralisation excessive du système de santé et prêche pour l’autonomie complète des établissements hospitaliers5.

      Il est très critique envers les média et le manque de professionnalisme de certains journalistes6 et est opposé à l’inscription, sous sa forme actuelle, du principe de précaution dans la Constitution du 4 octobre 1958, écrivant ainsi : « La faille la plus profonde de ce principe de précaution, son péché originel est un péché d’orgueil. Il laisse croire que l’on pourrait se prémunir de tout car l’on pourrait toujours déceler la cause d’une catastrophe potentielle »7.

      Il appelle de ses vœux un débat scientifique et non politique concernant les questions d’environnement, dénonçant ceux qu’il appelle les « prophètes de l’apocalypse » et qui jouent selon lui sur les peurs environnementales de la société pour imposer leurs vues sans qu’elles soient justifiées scientifiquement2. En particulier, dans Les prêcheurs de l’apocalypse, pour en finir avec les délires écologiques et sanitaires, il dénonce les « supercheries » et « mensonges » de certains acteurs de l’écologie8. Jean de Kervasdoué considère que le réchauffement climatique touchera en premier les habitants des pays pauvres9. Il considère que les seules possibilités réelles de développement durable passent par l’énergie nucléaire ; en particulier, il écrit que cette énergie est pour l’espèce humaine des millions de fois moins mortelle, moins polluante, et moins dangereuse que le charbon10. Il se prononce également pour le développement des OGM, affirme l’inefficacité de l’homéopathie, proclame l’innocuité du Wi-Fi et soutient que les antennes relais sont sans effets sur la santé humaine.

      Il est membre du Comité des Experts de la Fondation d’entreprise Alcen pour la connaissance des énergies.

      Conflits d’intérêt[modifier | modifier le code]

      Jean de Kervasdoué fait partie du comité scientifique et de parrainage de l’association AFIS, l’Association française pour l’information scientifique, à qui son ouvrage La peur est au-dessus de nos moyens est dédié. Or cette association est liée aux industries de biotechnologie résolument pro-OGM,11, comme l’AFBV, Association Française des Biotechnologies Végétales, que Kervasdoué a co-fondé avec, entre autres, son actuel président Marc Fellous, également fortement lié à l’industrie pharmaceutique12.

    • Ici, il ne s’agit pas d’ analyser le P.M.S.I. mais des soins prodigués dans les différents hôpitaux. Un problème factuel, le manque de personnel, en l’occurrence… !!! réponse à Manou.

  23. Je suis infirmier j’ai soigne un médecin et il m’a dit que être patient ce n’est pas évident et que si il retravailllait il serait différent

    • Dommage qu’ils ne se rendent compte des choses qu’en passant de l’autre côté. ….tellement plus simple de faire l’autruche ! !!! C’est désolant notre métier actuellement. Et on conserve cependant notre professionnalisme. ….même si on s’épuise déplus en plus !

    • J’ai été patiente a mon tour, et quand on est soignent on ne s’en rend pas compte autant. Il faut vraiment passer par là pour comprendre et voir surtout les choses différemment. Ca m’a vraiment ouvert les yeux sur certaines de mes pratiques soignantes que sur le coup on ne voit pas forcément comme maltraitantes.

  24. Enfin un témoignage de poids parmi tant d’autres !

  25. tout soignant médecin, y compris ,devrait passer de l’autre côté de la barrière, un jour…..la vue que nous portons sur notre métier serait alors complètement différent …mais surtout il faudrait que nos “décideurs ” soient OBLIGES de se faire soigner en hospitalisation publique et non dans des cliniques “haut de gamme ” ….alors on pourrait ,peut être , être compris ……

  26. Moi mon père est a l hosto depuis 4 mois et je confirme l enfer

  27. Aur Sis dit :

    merci ENFIN de dévoiler la face cachée du monde dit médical et public

  28. Infirmière, cadre et malade, je suis soignée à l’Hôpital et tout se passe très bien. Le personnel médical et paramédical sont attentifs et consciencieux.
    Mieux vaut voir le verre à moitié plein qu’à moitié vide ….

  29. Bravo pour cette article qui décris exactement la vérité….

  30. Momo Acinom dit :

    je met 1000000 like sur cette hystoire.moi meme j ai subi une malaise avec perte de connaissance hier..depuis 8 ans que je suis en France j ai pas ete dans le statut de patient.je suis infirmiere et je vous dit pas que ca passe de l autre barriere mais qq part avec un trou qu il fait le sauter avant.arrivee a l hopital 9 hr du soir et vu 3medecins q il fallait rencontrer a chaque tour ce que c est arrive on dirait q il font pas des transmissions..non non mon cas c etait pas urgent.je suis partie a 3hr du matin en taxi car j avais pas le droit a l ambulance vu que je ss partie sous decharge.et q le taxi coute moins cher.voila .je prefere mourir a la maison que d aller a l hopital.non merci.je me rend compte que dans les cliniques prive le patient est mieux traite et

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