Polyconsommation médicamenteuse des personnes âgés : un problème de santé publique

Plus de 90% des personnes âgées de plus 80 ans consomment en moyenne dix par jour, alors que rien, médicalement, ne le justifie, selon les résultats d'une étude de l'hôpital Européen Georges Pompidou, révèle Libération mardi.

médicaments infirmièreCette étude sur "la consommation médicamenteuse des sujets âgés en France en 2011", sera présentée, dans quelques jours, lors du congrès de la Société française de gériatrie, précise le quotidien.

"Le nombre moyen de médicaments est de dix, le nombre de classes thérapeutiques en moyenne est de cinq", explique à Libération le professeur Olivier Saint-Jean, chef de service à l'hôpital européen Georges-Pompidou, à Paris, qui a coordonné ce travail.

"Or, insiste-t-il, au-delà de trois à quatre molécules prises ensemble, on ne sait plus trop leur métabolisme. Et, surtout, à partir de cinq médicaments, le risque d'accident médicamenteux augmente considérablement."

Cette étude repose sur une analyse quantitative et qualitative des médicaments remboursés en 2011 par l'assurance-maladie en fonction de l'âge, précise le journal. Celle-ci se fonde ainsi sur un échantillon de 594.317 personnes, représentatif à 97% de la population française (âge, sexe, morbidité). Sont collectés tous les médicaments prescrits et remboursés par l'assurance-maladie française.

 "La consommation, c'est finalement un peu n'importe quoi, elle est liée aux modes et aux influences des uns et des autres", note Olivier Saint-Jean.

"Grossièrement, nous assistons à un doublement de la consommation par rapport aux années 90, conclut Olivier Saint-Jean. Et c'est difficile à combattre tant les causes sont multiples."

Rédaction ActuSoins, avec AFP

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Réactions

4 réponses pour “Polyconsommation médicamenteuse des personnes âgés : un problème de santé publique”

  1. cath dit :

    De très nombreuses personnes âgées se retrouvent avec des TT lourds sans être demandeuses de médicaments- ni, souvent, de conseils hygiéno-diététiques..-, peut-être par le simple fait qu’il semble aisé de prescrire mais si difficile de “déprescrire”.. C’est devenu culturel, les prescriptions s’accumulent sans que ça choque le prescripteur..

  2. Effectivement , pas nouveau, mais qui accepte une ordo sans médicaments …avec des conseils hygiéno-diététique ?

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